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Swinging London 1. Dead End Street#1

30/08/2004 7684 visiteurs 7.8/10 (5 notes)

T he Beatles, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Otis Reding… autant de noms entourés de légendes, autant d'icônes d'une époque révolue : celle du Swinging London, capitale du rock et point de convergence de tous les mouvements les plus novateurs. S'y retrouve tout ce que la planète compte de plus révolutionnaire et d'avant-gardiste : c'est le règne de l'underground, de la contre-culture et de l'utopie dans laquelle se vautre la jeunesse hippie du monde entier. Mais derrière cette vitrine de paix et d'infinie liberté se cache un Woodstock désenchanté : c'est la loi du sexe et de la drogue, du business qui s'empare des idéaux pour en faire une industrie, des stars qui pètent les plombs et des poètes submergés par la fortune et noyés dans l'alcool.

Merveilleux paradoxe d'une époque qui aura marqué à jamais l'histoire de l'humanité pour lui rappeler ses rêves les plus fous mais aussi pour lui rappeler que le rêve doit forcément prendre fin, une fin brutale, sanglante, tragique. Qu'y a-t-il de plus cruel que de perdre ses illusions et ne trouver que la mort comme ultime remède ?

Finalement, cette époque est comme un morceau de rock : prenant, trépidant, tantôt calme tantôt frénétique, il vous emmène vers un autre monde et plus rien d'autre n'existe. Mais la musique finit par s'arrêter et c'est le difficile retour à une réalité bien morne. La chute peut être fatale.

Dead End Street nous replonge avec une force incroyable au cœur de cette époque ô combien tourmentée. Et si les nombreuses références y sont certainement pour beaucoup, c'est avant tout le dessin si particulier de Christian De Metter qui permet cet extraordinaire voyage dans le temps. Car c'est avec l'impression d'avoir fait un détour par le Londres des sixties que se termine la lecture de cet album. Le trait d'apparence grossière suggère les formes plus qu'il ne les dévoile et les couleurs psychédéliques créent une totale illusion. C'est sans doute ainsi que les esprits imbibés de drogue et d'alcool devaient voir le monde. Et quand les projecteurs s'éteignent, c'est pour laisser la place au noir, sans fin, dans lequel toute vie semble avoir déserté, brûlée par l'incandescence d'une vie faite d'excès.

De Metter parvient ici à dépeindre cette atmosphère à la fois sombre et enchantée, à montrer cette opposition entre l'onirisme de l'époque et la misère qui s'y cache. Il parvient à nous faire croire qu'un instant le temps a suspendu sa course pour s'accrocher aux notes d'une musique qui porte toute une génération vers un idéal inaccessible et que seul un retour à la raison peut sauver d'une mort annoncée.

Il est question ici d'une idole qui disparaît, d'une légende qui prend son envol, d'une mort bien douteuse, des vautours attirés par l'odeur de l'argent, d'une amitié plus forte que tout et d'une vérité qui voudrait tant éclater.

Soyez-en sûrs, l'ombre du grand Jim Morrison plane sur ces quelques instants de bonheur, et c'est par sa poésie qu'il nous faut conclure ces quelques lignes…

Kill, kill, kill, kill, kill, kill

This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end

It hurts to set you free
But you’ll never follow me
The end of laughter and soft lies
The end of nights we tried to die

This is the end

Par D. Wesel
Moyenne des chroniqueurs
7.8

Informations sur l'album

Swinging London
1. Dead End Street#1

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