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Black Jake

19/02/2009 6701 visiteurs 7.0/10 (3 notes)

J ake représente l’ordre et la loi. C’est en tout cas pour ça que l’Etat l'emploie. Parce qu’à force de côtoyer la lie des bas fonds de la Côte Ouest, voire de fricoter avec elle, la devise « protect and serve » passe désormais bien après ses intérêts personnels. Enfin, ça, c’est quand tout allait bien ou, tout du moins, pas si mal. Dans ce monde, à un moment ou à un autre, il semble bien que tout se paie…

Après Missing, publié au printemps 2007, voici donc le nouveau polar d’Arnaud Will Argunas Guillois et parler de continuité dans la veine et le style ne paraît pas exagéré. Comme dans son précédent album, l’auteur s’approprie des éléments ou des scènes incontournables du genre. Ainsi, à la séance d’interrogatoire du titre précédent succède l’inventaire de ce qui nourrit le quotidien d’un flic franc-tireur plus habitué à bafouer les règles qu’à se souvenir de ce qui constitue la morale la plus élémentaire. Pute camée à laquelle il accorde sa protection, collègue auquel il reste un soupçon d’intégrité, ex-femme irascible qui l’a quitté pour un type convenable – et riche -, fille qui refuse tout témoignage de complicité à son père, gangs ethniques, narines poudrées et substances injectées. Le compte est bon.

Pas question pour autant de céder à un jugement à l’emporte-pièce qui s’articulerait entre deux extrêmes du type, désabusé, «de toutes façons, tout a déjà été dit et montré », ou, réducteur, « c’est un patchwork au goût de déjà-vu ». Black Jake trouve sa place entre les deux et l’auteur creuse son sillon sur un terrain qu’il affectionne. L’ajustement des pièces relève du travail bien fait. Le lecteur est également entraîné sur deux pistes. L’une évitera le cliché tarte à la crème qui semble lui pendre au nez (quel lien cette ouaille peu respectable peut-elle avoir avec la religion ?), l’autre trouvera un éclairage peut-être pas si indispensable en toute fin d’histoire.

La continuité se traduit également sur deux autres plans. Tout d’abord, le désormais traditionnel petit carnet Bonus qui clôt le livre dans lequel, en plus de croquis, on trouve une liste de références musicales et cinématographiques (parmi lesquelles on retrouve évidemment quelques titres avec Harvey Jake Keitel). Et bien sûr le graphisme, nourri de cette multitude de traits qui rend la patte identifiable, découpage serré, efficacité dépouillée propre au story-board par instants, fort de regards pénétrants. Tranchant avec la noirceur des situations, la mise en couleur n’est pas moins dynamique que le dessin, souvent culottée dans ses choix, même si certains d’entre eux font que l’œil s’attarde sur certains détails, indépendamment de leur réelle importance (verts exagérément lumineux, langues parfois rougeoyantes). Détails futiles perdus au milieu de 150 pages.

Black Jake devrait contenter les amateurs de Missing et une chose est sûre : quand on ouvre un album de Will Argunas, on sait où on met les pieds. Ce qui est plus une qualité qu’un défaut, fort heureusement. Plus concis en terme de pagination et pour lequel il assurera aussi les couleurs, le prochain aura pour toile de fond des évènements survenus un certain mois de septembre et est annoncé pour… septembre prochain. Si l’intensité du récit est, de la première à la dernière page, à la hauteur de celle de l’ambiance qu’il réussit désormais à installer, ce sera un bouquin à ne pas manquer.

Par L. Cirade
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Black Jake

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