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Kaboul disco 2. Comment je ne suis pas devenu opiomane en Afghanistan

13/11/2008 11510 visiteurs 8.0/10 (3 notes)

"L'opium c'est mal". Voilà le thème de la nouvelle campagne de sensibilisation menée par l'agence Zendagui en Afghanistan. Après un bref passage en France, Nicolas Wild reprend du service en juin 2005 dans un pays qui l'attire comme un aimant. Pourtant, Kaboul n'a rien d'un lieu de villégiature. Les militaires sillonnent chaque quartier de la capitale, rappelant sans cesse que la guerre n'est pas qu'un lointain souvenir : des groupes de Talibans commencent à se reformer dans certaines régions et la démocratie naissante, renforcée par les premières élections législatives organisées en septembre 2005, demeure encore très fragile. Surtout, depuis 2004, l'Afghanistan est redevenu le plus important producteur de pavot au monde, utilisé notamment pour la fabrication de l'opium et de l'héroïne.

Qu'est-ce qui a alors pu pousser ce jeune auteur à prolonger son contrat ? Les amitiés tissées au sein d'une boîte de communication, devenue au fil du temps une véritable auberge espagnole ? Les beaux yeux de Laura qui ne le laissent pas indifférent ? La douce folie des trois responsables de l'agence ? L'attrait du danger présent à chaque coin de rue ? Les moments inoubliables passés à "La Joie", le restaurant réservé aux expatriés ? Ou bien le sentiment d'apporter sa pierre à l'édifice très précaire d'un pays en pleine phase de reconstruction ?

Dans Kaboul Disco, Nicolas Wild répond en partie à ces interrogations. Présenté sous forme de journal de bord, l'album retrace le quotidien des membres de Zendagui et, à travers eux, également de celui des habitants de Kaboul. Le récit aurait pu être ennuyeux voire rasoir - avec des Talibans, empêtré dans une approche trop didactique d'un pays en pleine mutation. Mais l'auteur a su, comme dans le premier tome, incorporer un humour salutaire qui transforme un simple documentaire en ouvrage, non seulement pédagogique, mais aussi sacrément distrayant. Les deux tomes, dénués d'artifice et de sensationnel, étonnent par leur simplicité. Une sobriété qui confère à Kaboul Disco une authenticité sans faille et la sensation très agréable d'avoir partagé, pendant 160 pages, la vie mouvementée de quelques ressortissants étrangers. Cette simplicité se retrouve dans le trait de Nicolas Wild et dans le choix du noir et blanc : peu de décors, sinon le minimum nécessaire à la compréhension, mais des dialogues souvent drôles et percutants. Quelques photos en couleur, présentées en fin d'album, finissent de convaincre le lecteur que le récit n'est pas issu de l'imagination débordante d'un auteur un peu déjanté mais tire son essence d'une expérience unique et terriblement enrichissante.

Il y a un peu de nostalgie quand on referme un ouvrage de ce calibre, un brin de spleen à l'idée de quitter de vieux potes, sans avoir l'assurance de les revoir un jour. Néanmoins, deux mots inscrits en dernière page permettront de patienter jusqu'au prochain départ, d'espérer être, une fois de plus, le témoin privilégié d'une aventure humaine extraordinaire racontée de fort belle manière : "à suivre...".

Par L. Gianati
Moyenne des chroniqueurs
8.0

Informations sur l'album

Kaboul Disco
2. Comment je ne suis pas devenu opiomane en Afghanistan

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