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Green Arrow : Année 1 La Genèse

29/09/2008 12488 visiteurs 6.0/10 (1 note)

M illiardaire frivole, accro à la bibine, aux femmes, aux bringues et à l’adrénaline, Oliver Queen ne sait que faire de sa peau, de son fric. Lors d’une escapade au bord d’un yacht, Ollie est trahi par celui qu’il croyait son ami. Laissé pour mort sur une île apparemment déserte et recouverte par la jungle, Queen, confronté à la faim, à des ennemis implacables, se bat pour survivre. Au cœur de cet environnement hostile, il se découvrira un don : le tir à l’arc…

Avec Green Arrow, l’univers DC s’est enrichi de l’un de ses héros les plus attachants. S’il ne possède pas de superpouvoirs, il peut, à l’instar de Batman, compter sur sa volonté et une extraordinaire ingéniosité. Mais c’est sa personnalité qui séduit le plus, celle d’un libre d’esprit, d’un séducteur aux mœurs légères et métissées. Robin des bois des temps modernes, fasciné par Errol Flynn, l’Archer vert lutte au nom des opprimés, des exploités avec humour (les fameuses flèches gadgets !) et compassion. Anar gaucho au pays de l’Oncle Sam, le personnage d’Oliver Queen détonne et fait paradoxalement figure d’extra-terrestre au sein de la Ligue de Justice. A cet égard, Green Arrow doit énormément au run de Kevin O’Neil et de Neal Adams qui, dans les années soixante-dix, livraient un scénario inspiré, mâtiné de préoccupations sociales et auréolé d’un discours engagé. Aussi, et de prime abord, le lecteur, effrayé par les affres de la continuité, saura gré à Andy Diggle d’avoir retracé les origines de ce playboy désinvolte s’éveillant à une conscience politique et se trouvant enfin une raison d’être.

De fait, le scénariste britannique propose un récit agréable et distrayant malgré quelques incohérences ou une conclusion un rien facile et expédiée. Rien de très original sans doute mais l’histoire est rythmée, le découpage nerveux, les fondations sont posées et certaines situations se font l’écho de péripéties à venir et relatées par d'autres. L’aventure porte son lot de révélations, de la genèse du costume à celle du sobriquet en passant par l’évolution des convictions d’Oliver quant à la lutte des classes. Autant le dire, Green Arrow : Année 1 donne dans l’efficace et le rondement mené. Somme toute un bilan comptable à l’équilibre, le tout en un peu moins de 150 pages, fan service inclus. Bref, de la relecture de super-héros à l’économie, tendance dégraissage néolibéral et reader’s digest mais sans toutefois parvenir à gagner en intensité. Pas certain que le héros y retrouve ses petits.

Une narration en voix off à la première personne, lors des séquences où Queen se retrouve esseulé, offre à Jock, le vieux compère (Losers), de grandes planches où il fait montre de toute l'étendue de son talent. Dès que l’action s’emballe, le dessinateur opte pour ce découpage tout en superposition qui faisait déjà des étincelles sur la série Losers. Le dessin est maîtrisé, le cadrage très cinématographique. Mais une fois encore, l’album semble avoir fait l’objet de coupes budgétaires. Les pages de chapitrage en ont ainsi fait les frais. Tout comme des cases parfois désespérément vides où la représentation de la jungle se résume à l’emploi d’un vert de rigueur et à la vague apparition d'une branche de palmier…

Au fond, Green Arrow : Année 1 n’est pas un mauvais album, loin de là. Mais l’Archer vert méritait mieux que ce récit aseptisé réalisé par des faiseurs se contentant de capitaliser sur leur talent pour en récolter les dividendes... au risque de trahir l'esprit du personnage qu'ils mettent en scène.

>>> Lire aussi la chronique de Losers.

Par D. Lemétayer
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Green Arrow : Année 1
La Genèse

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