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Kookaburra 6. L'héritier des âmes

18/08/2008 8555 visiteurs 4.7/10 (3 notes)

D ans ses rêves, Dragan Preko revoit encore et toujours la même scène : le chevalier sorcier, métamorphosé en Kookaburra, affronte le grand lézar Gwana... Et puis, plus rien... le vide, la fin d'un monde... Enfin le réveil, difficile, mais quelque chose a changé : cette fois-ci, la vision d'un vaisseau passant au moment du grand chaos et frappé de la lettre K.

Ailleurs, plus loin, à un autre moment, Loyeen et Sayeen, deux jeunes frères d'une tribu mystérieuse, s'apprêtent à se plier au rite du passage à l'âge adulte. Adieu, les jeux d'enfants. Le monde de demain sera celui des responsabilités. Et elles ont un prix, celui de l'innocence.

Quel rapport entre ces deux trames, l'une bien connue des lecteurs du premier cycle de Kookaburra, l'autre inconnue de tous, si ce n'est de Nicolas Mitric, repreneur de la série ? Aucun, du moins pour le moment. Le seul lien, ténu, qui maintient l'ensemble dans un semblant de cohérence, est celui qui paraît unir le jeune Loyeen aux enfants de la prophétie. Inexploité, celui-ci n'est pas encore de nature à rassurer sur les intentions de l'auteur, seul maître à bord d'une saga qui, après une longue interruption, enchaîne les publications.

Nicolas Mitric, avec ce nouveau cycle, ne manque pas d'ambition. Il s'est en effet lancé le défi de donner suite à une série culte de science-fiction dont les nombreux fans ont fait une référence, tout en y greffant son propre style. Le résultat est un grand puzzle dont certaines pièces sont encore bien cachées. De là à penser qu'il en manque plusieurs dans la boîte, il n'y a qu'un pas que le lecteur critique ne pourra s'empêcher de franchir. L'impression générale est finalement celle d'un grand bricolage, Mitric devant sans cesse développer son propre univers sans trahir les premiers albums signés par Crisse. Un jeu d'équilibriste dans lequel il ne brille pas spécialement, la plupart des liens avec le premier cycle étant pour le moins confus.

Dans l'ensemble, cette nouvelle histoire, prise isolément, n'est pas exempte de qualités. Le destin des deux jeunes frères ne manque pas d'intérêt, tout comme la société dans laquelle ils vivent, archaïque et articulée autour d'un culte bien mystérieux. La question qui se pose est : ne pouvait-elle pas se suffire à elle-même ? La fin de l'album, qui renvoie auprès de Dragan dans une sorte de tripot futuriste et luxueux, entouré de ses drôles de dames personnelles, est plutôt abrupt. Ce sixième tome est donc celui de la transition, mais, deux albums ayant déjà été nécessaires pour que Mitric s'installe aux commandes, on ne peut pas dire que cette transition se fait sans heurts. Le sentiment à l'issue de L'héritier des âmes est celui d'une porte ouverte sur l'infini... un infini de possibilités qui font froid dans le dos.

Le graphisme, si ce n'est une couverture franchement ratée, est très correct, Mitric se montrant plus à l'aise avec les héros qu'il a lui-même créés. Les problèmes de proportion et de constance dans la représentation des personnages, criants dans les deux volumes précédents, sont ici plus ou moins effacés. Le style général, affublé d'une colorisation par moments trop lumineuse, manque toutefois de classe pour constituer à lui seul un argument à la poursuite de la série.

Les quelques pages bonus glissées en fin d'album ne sont pas des plus rassurantes. Si l'annonce de nouvelles escales Kookaburra Universe permet d'espérer de bons albums, comme cela a souvent été le cas dans cette série dérivée, deux autres révélations inciteront sans aucun doute certains lecteurs à quitter le vaisseau. Tout d'abord, la lecture du triptyque K devrait être indispensable à la compréhension de l'ensemble : voilà qui est désolant, au vu de la pauvreté de cette « trilogie essentielle ». Ensuite, la perspective d'un nouveau spin-off racontant l'histoire de Dragan entre le premier Kookaburra Universe, c'est-à-dire l'un des moins exaltants et dont la pertinence pouvait déjà être remise en cause, et le tome initial de la saga, laisse présager d'une exploitation jusqu'à la corde de la franchise.

Au final, il est dommage de constater que, depuis la reprise de la saga, les meilleures parutions sont celles assurées par des auteurs invités, et non par le créateur ou le repreneur de la série officielle. La page du premier cycle tournée, il y a fort à parier que nombre de fans de la première heure, tout en jetant régulièrement un oeil sur les différents tomes de Kookaburra Universe, se détournent sans remords ni regrets d'une série dont l'intérêt et la qualité faiblissent à chaque nouvelle actualité.

Par D. Wesel
Moyenne des chroniqueurs
4.7

Informations sur l'album

Kookaburra
6. L'héritier des âmes

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Note: 3.3/5 (42 votes)

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