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Wisdom 1. Rudiments de sagesse

14/08/2008 4288 visiteurs 6.0/10 (1 note)

C heville ouvrière du MI-13 – l’officine britannique chargée de la sécurité onirique de la Couronne – , Pete Wisdom avait déjà beaucoup à faire entre des fées psychopathes, un dragon millénaire devenu le Parrain de la mafia galloise et des géants s’apprêtant à ravager les Midlands. C’était faire peu de cas des rivalités territoriales interservices et du débarquement de ce que tout le multivers compte de Jack l’éventreur ! Heureusement, une équipe de choc est là pour le soutenir. Pour se coltiner les névroses de l’imaginaire britannique, Tink, la fée dissidente, John le Skrull Lennon, Maureen Raven la télépathe et Sid Riley alias Captain Midlands constituent de précieux atouts au sein de cette cellule spéciale dédiée au paranormal.

Wisdom est un titre à tout le moins étrange. Même si les prédispositions pathologiques des éditions Marvel pour la multiplication des séries dérivées à des fins évidemment mercantiles sont connues, il est troublant de voir l’éditeur parier sur un héros aussi confidentiel que Pete Wisdom. Cet obscur mutant avait pour seul fait de gloire entretenu une liaison tumultueuse avec Kitty Pride, l’une des protégées du Professeur Xavier et membre éminente du premier cercle des X-Men. Autre curiosité, le choix de confier à un scénariste en marge du sérail, l’écriture de cette mini-série. Paul Cornell est surtout connu en Angleterre pour son travail sur Dr Who dont il a relaté les aventures sur le petit écran. Les éditions de Marvel feraient-elles dans la bande dessinée régionaliste ? À moins qu’il ne s’agisse d’une savante entreprise de débauchage pour mieux faucher l’herbe sous le pied d’une revue culte comme 2000 AD qui s’est vue progressivement privée de ses talents les plus prometteurs. Citons en vrac, sans souci de préséance ou d’exhaustivité, quelques-uns de ces transfuges : Neil Gaiman, Dave Gibbons, Mark Millar, Garth Ennis, Peter Milligan, Alan Moore, Grant Morrison, Kevin O’Neil ou Bryan Talbot. À cet égard et en se gardant d’émettre des hypothèses, Cornell s’est adjoint pour les deux premiers numéros les services de Trevor Hairsine (Cla$$war), dessinateur talentueux ayant fait ses premières armes dans le fameux magazine avant de signer en 2003 un contrat d’exclusivité avec Joe Quesada, l’homme qui préside aux destinées de la Maison des idées…

Une fois les contingences matérielles et la petite cuisine éditoriale évacuées, Wisdom présente un potentiel quasi illimité, spécialement de par les thèmes dont il se saisit. Paul Cornell revisite ainsi les grands mythes anglo-saxons, l’imagerie iconique, les légendes ayant nourri l’inconscient collectif. Tout cela ne va pas sans évoquer les travaux de Warren Ellis sur Planetary. Pete Wisdom est d’ailleurs une création de ce dernier… À cela s’ajoute la volonté de ne pas se prendre au sérieux, de faire dans la veine métatextuelle tout en ménageant les petites cellules grises. Cornell entremêle avec bonheur et désordre les dédicaces savoureuses, les références et les univers. L’on passe sans transition des terres enchanteresses de Faërie aux ruelles sombres de White Chapel avant de se trouver plonger dans une Guerre des Mondes typée Killraven ! L’auteur réussit même un tour de force : résumer en une case la somme vertigineuse d’Alan Moore : From Hell… Au-delà, il faut saluer le soin apporté aux différents protagonistes. Pete Wisdom a ce petit quelque chose, ce je-ne-sais-quoi de flegme typiquement british et de retenue sarcastique que ne renierait pas un certain John Constantine. Mais les personnages secondaires valent aussi le détour. À commencer par Sid Riley dans une version duffle-coat de Captain America ou bien encore les Skrulls Beatles… À chacun d’eux l’occasion sera donnée de briller, mais l’on regrettera tout de même qu’ils n’aient pas été plus exploités…

Que dire enfin du style visuel à la fois réaliste et dynamique de Trevor Hairsine si ce n’est qu’il partage une affinité certaine avec celui de Bryan Hitch et que Leonard Kirk s’en inspire largement pour conter par ailleurs les aventures de Captain Britain and MI-13. Petit bémol cependant, le dessin de Manuel Garcia à partir du troisième numéro est bien trop caricatural pour soutenir la comparaison. Le choix de conserver le même coloriste peine à atténuer la différence flagrante de graphisme.

Sans doute le scénario est parfois embrouillé et décousu, la fin quelque peu convenue, mais l’on ne saurait bouder son plaisir à la lecture des aventures de ces agents secrets d’un nouveau genre.

Par D. Lemétayer
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Wisdom
1. Rudiments de sagesse

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L'avis des visiteurs

    tof94 Le 19/07/2008 à 00:33:53

    Tu aimes les beatles, les pubs, les fées et tout ce qui fait le charme de la perfide albion. Alors tu vas aimer cette mini série estampillée max. Moi, en tout cas, j'ai adoré. Une équipe déjantée (dont un clone anglais de captain america et un skrull "déguisé" en john lennon), des aventures et des dialogues au diapason, dans une tonalité "so british" (le top à skrull john, complètement inutile à l'intrigue, donc indispensable). Dommage que l'excellent trevor hairsine n'assure la partie graphique que des deux premiers épisodes (bien que manuel garcia soit aussi très bon). Une série au ton décalée et assez impertinent (mais pas si léger, réservant même quelques drames personnels) qui fait plaisir à lire.