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Caravane (Milhiet) 1. Mila

07/04/2008 20584 visiteurs 7.3/10 (6 notes)

U n bled paumé dans une contrée désertique. Un de ceux où les étrangers ne sont pas les bienvenus. Lorsqu’une caravane peuplée de freaks arrive en ville pour une courte escale, l’accueil est forcément glacial et l’invitation à passer son chemin immédiatement affichée. Le bistrot tenu par un nouveau venu, récemment installé en ville avec sa fille, semble le seul endroit où ils ne seront pas regardés de travers, voire pire. Sans compter que le danger est également présent au sein même du groupe de nomades…

Elle est étonnante cette Caravane qui marque le retour d’Olivier Milhiet trois ans après la conclusion de Spoogue (Delcourt), mais avec une série qui ne ressemble pas à la précédente. Comme c’était le cas pour Eric Hérenguel avec Lune d’argent sur Providence (Vents d'ouest), il est probable qu’il s’ouvre à un nouveau public, plus large, moins rétif à un certain humour et à certains styles graphiques. Ce qui ne sous-entend pas une quelconque compromission.

Etonnante donc dans sa façon de jouer la fusion et le paradoxe. En ouverture, Mila combine en effet l’histoire de monstres, un hommage plus ou moins direct au western et une intrigue de type enquête policière. On a connu moins touche-à-tout et moins propice au réflexe « ouvrons le robinet des références ». Par souci de concision et pour s'en tenir aux petits et grands écrans, disons que l’auteur fait subir à sa Caravane de l’étrange un assaut que n’aurait peut-être pas renié John Carpenter revisitant John Ford à ses heures, tandis que ses créatures doivent avoir quelques cousins parmi les erreurs de la nature vedettes du Cabal de Clive Barker. Milhiet prend aussi le risque de mettre dans les pattes de ses brutes qui en affrontent d’autres, un petit bout de gamine innocente au grand cœur. Combien de films ou de livres ont été ruinés par cet ingrédient qui se révélait totalement insupportable après la deuxième entrée dans le champ du bambin ? Idem pour le choix d’opposer des êtres anormaux à des péquenots bas du front, tarte à la crème de tous les discours les plus simplistes.

Pourtant, Caravane fonctionne, et fonctionne même très bien. De manichéisme, il n’y en a point, de leçon de morale non plus. Ses freaks n’ont rien de victimes et leur parcours ne ressemble en rien à un pèlerinage. Il se pourrait même que la petite Mila, qui se sent si bien à leurs côtés, n’ait pas révélé sa vraie nature. Elle n’a en tout cas pas grand-chose à voir avec une gamine sans saveur. De plus, pas question de jouer la carte de l’horreur Grand-Guignol à grand coups de ténèbres et d’écrans de brouillard. Les protagonistes opèrent au grand jour, sous un soleil de plomb en journée : s’ils sortent la nuit, c’est par souci d’efficacité, comme ceux auxquels ils sont opposés. Et le tout passe comme une lettre à la Poste (mieux, devrait-on dire…) grâce à une fluidité sans faille. Dire que l’étonnement est au rendez-vous à chaque coin de page serait exagéré compte tenu des éléments détaillés précédemment, mais l’orchestration séduit.

Et, une fois la dernière planche lue, le lecteur se dit qu’il n’est probablement pas près de tout savoir de cet univers. En ouverture de l’album, il y a en effet une large galerie de portraits qui compte 22 beaux spécimens à faire pâlir un généticien. Autant dire que seule une partie d’entre eux aura été exposée au cours de ce premier tome. Par ailleurs, il y a ce mystérieux danger, ce ver dans le fruit gâté qui pourrait bien servir de fil rouge. Contrairement à la majorité de ceux qu'elle met en scène, voici une série bien née.

>>> Découvrez les premières pages du tome 1 de Caravane

Par L. Cirade
Moyenne des chroniqueurs
7.3

Informations sur l'album

Caravane (Milhiet)
1. Mila

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Note: 4.2/5 (102 votes)

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L'avis des visiteurs

    TexWiller Le 06/08/2008 à 21:57:04

    Le scénario est une bonne aventure fantastique qui mélange plusieurs genres mais ce sont le cadrage et le découpage qui font de ce premier tome une reussite.
    Le dessin est très beau et riche de details.
    Tout ça contribue à rendre croyables et touchants les personnages du recit.
    J'espère que ce soit le premier de plusieurs tomes.