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Chroniques d'Iblard 1. Le pays des laputas

20/03/2008 7265 visiteurs 5.0/10 (1 note)

S e plonger dans les Chroniques d’Iblard, c’est accepter de se fondre dans un univers riche et complexe, dans les méandres oniriques d’un monde où la logique n’a plus de raison d’être. Perte des sens, absence de repères, l’immersion est complète mais elle n’est pas sans risque pour le touriste en manque de séjour atypique. Naohisa Inoué propose ainsi un parcours initiatique au cœur de sa création, le Monde d’Iblard. Au gré des 12 histoires qui composent le recueil, le guide apparaît peu disert et seules quelques clés de compréhension sont livrées au lecteur déboussolé. Au cours de la visite, il apprendra, par exemple, les secrets de la récolte du tabac azur ou ceux de la fabrication d’un terramodèle (trouver un tramway abandonné dans la forêt, demander à un homme des bois de l’apporter dans la plaine, inciter un sorcier à récupérer de la syntholite – pierre qui amplifie la pensée – du poste du conducteur, puis modeler le corps du véhicule avec de l’argile avant de le cuire à haute température) ou encore le danger que représente l’apparition soudaine d’un éléphant dépressif. Mais à peine devinera-t-il au fil de ses pérégrinations un arrière-plan géopolitique complexe. Comme il sera bien en peine de décrire un environnement changeant, animé par une tectonique des plaques très particulière, qui voit surgir de temps à autre des Laputas, ces îles flottantes dont Jonathan Swift avait le premier rapporté l’existence dans Les voyages de Gulliver.

Lost in translation, jet-lag, déséquilibre de l’oreille interne ? Comment expliquer ce sentiment de vertige diffus alors que l’on repose l’album ? Simple trouble provoqué par le décalage fantasmagorique ? Peut-être faut-il chercher ailleurs. Serait-ce lié à l’absence de cohérence entre des histoires publiées entre 1982 et 1995, regroupées de façon arbitraire par l’éditeur. Sans même évoquer la question de la lisibilité de la police retenue, pourquoi avoir choisi de placer les chapitres dans le désordre ? La lecture en devient laborieuse, hachée quitte à décliner l’invitation au voyage.

Le dépaysement est pourtant assuré, comme l’atteste le traitement graphique de l’ensemble, à mille lieues de l’esthétique habituelle de la bande dessinée japonaise. A bien des égards, les planches ne manquent pas d’évoquer les travaux de Moebius, de René Laloux ou de Roland Topor (Les Maîtres du temps, La planète sauvage). Mais Inoué maîtrise avant tout les techniques de l’art pictural. Il semble ainsi particulièrement influencé par l’impressionnisme et le pointillisme. Par l'absence de trame, le dessin paraît procéder par petites touches et les décors fourmillent de détails. Mais il est difficile de se libérer de l’impression de n’avoir à contempler que des ébauches où manquerait un élément essentiel: la couleur. Il n’y a, pour s’en convaincre, qu’à contempler les superbes peintures acryliques de l’auteur ou visionner Mimi wo Sumaseba (réalisé par Yoshifumi Kondo et produit par Hayao Myasaki au sein des studios Ghibli).

Œuvre difficile d’accès, Chroniques d’Iblard se mérite. De ce point de vue, l’album s’adresse aux connaisseurs et n’est sans doute pas la meilleure façon de s’initier aux merveilles d’Iblard. Pour les autres, la visite du site internet de l’auteur s’impose au préalable.

Par D. Lemétayer
Moyenne des chroniqueurs
5.0

Informations sur l'album

Chroniques d'Iblard
1. Le pays des laputas

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L'avis des visiteurs

    Erik67 Le 23/07/2021 à 07:56:28

    J’ai fais le choix de lire et de découvrir tout ce qui passe à ma portée. Dans cette multitude de titres de bd, il y a malheureusement un certain nombre de daubes que je placarde au pilori. Du coup, quand je mets 4 étoiles, ce n’est pas par complaisance. Le site est là pour conseiller les autres lecteurs afin de distinguer le grain de l’ivraie. Il n’y a pas que de bons chanteurs ou de bons joueurs de tennis. Il n’y a pas que de la bonne nourriture ou de bons films. Nous ne sommes pas dans le monde des bisounours où tout va pour le mieux. Ce n’est point de la sévérité de ma part mais le reflet d’une certaine réalité. Certes, on peut choisir de ne montrer que les bonnes choses mais ce n’est pas ma démarche et il faut le respecter dans le cadre de la liberté d’expression. Bref, c’est un droit que de critiquer. Cela permet accessoirement de faire avancer les choses pour peu qu’on soit réceptif.

    Ceci dit, cette bd est mauvaise à mon sens sur tous les plans. Un dessin qui est plutôt peu soigné à l’aspect et qui ne renferme aucune âme malgré la poésie voulue. Le scénario est plat et le sujet n’a aucune intensité. Cela manque sérieusement de structure et même de cohérence. On atteint presque les limites d’un certain amateurisme. Bref, une œuvre qui perd tout son intérêt à la lecture lourde et indigeste. On ne sera même pas diverti. C’est même, osons le dire, assez insupportable à suivre et presque illisible.

    Un bilan assez décevant pour un naufrage artistique global. A moins d’être sadomaso tendance 50 nuances ce qui est certes louable, il faudra beaucoup de bonne volonté ou de mauvaise foi (au choix).