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Spider-Man (100% Marvel) 7. L'Empire

05/11/2007 12571 visiteurs 6.0/10 (2 notes)

L e futur proche. New York City est devenu un état policier corrompu. En échange d’une décennie sans crimes, les citoyens de Manhattan ont renoncé à leur liberté et toléré la mise en place d’une justice sans merci et d’une police militarisée : l’Empire ! Dans ce décor morose et dépourvu de super-vilains, le maire Waters se prépare à activer son dernier rempart contre le crime : la Toile !
Cependant, dans l’ombre de cette dictature qui contrôle les médias, une voix s’élève à l’encontre de ces plans visant à envelopper la ville sous un écran laser protecteur : celle de J. Jonah Jameson ! L’ancien rédacteur en chef du Daily Bugle se rend compte que le seul moyen de faire revivre cette métropole qui a tout perdu par manque de bravoure, est le retour d’un héros oublié de tous : Spider-Man ! Reconverti en prêcheur de rue, l’ancien journaliste vient frapper à la porte de son vieil "ami" Peter Parker afin de lui demander de revêtir son masque de superhéros. Mais, c’est un homme décrépi, grisonnant et ridé, sans emploi ni espoir, qu’il découvre. Peut-il redevenir le héros qu'il a été ou doit-il se résigner face à des responsabilités trop lourdes et des pouvoirs trop affaiblis ?

Située en dehors de la continuité Marvel, cette minisérie écrite et dessinée par Kaare Andrews et mise en couleurs par José Villarrubia, se déroule une trentaine d’années dans le futur de l’homme-araignée. Fortement influencé par le génialissime Batman - Dark Knight Returns, Spider-Man: Reign montre en effet plusieurs parallèles avec le chef-d’œuvre de Frank Miller. Un environnement sombre et pessimiste, des criminels costumés qui ont fait place à un régime totalitaire, un héros déchu qui a rangé son costume au placard et un récit entrecoupé d’images télévisées. Un hommage d’ailleurs avoué, à travers deux reporters ("Miller Janson" et "Varr"), nommés d’après le trio d’auteurs du Dark Knight Return. Mais, malgré une ressemblance poussée jusqu’au niveau de la narration, cette histoire classique de comeback parvient tout de même à tisser sa propre toile.

Andrews dresse le portrait d’un Peter Parker émotionnellement ravagé, hanté par ses souvenirs et la perte de ses proches. Il permet ainsi de s’immiscer dans l’esprit torturé d’un vieillard marqué par le poids des années. Partant d’un héros humilié, brisé et isolé, complètement mis à nu, Andrews va confronter Spider-Man à l’essence même de ce qui fit sa force : son sens des responsabilités ! L’auteur utilise également à bon escient les ennemis les plus connus de Spidey et attribue à son ancien employeur furibond un rôle-clef assez jouissif.

A l’instar de V pour Vendetta, le lecteur retrouve également une trame de fond abordant la prise de conscience et le pouvoir individuel face à l’intolérance du pouvoir en place. Dans cet univers "post 9/11", Spider-Man apparaît comme le Messie revenu d’entre les morts, montrant la voie à suivre à ceux qui veulent combattre la terreur afin de faire à nouveau retentir le son de l’espoir à travers les rues de Manhattan.

Le graphisme d’Andrews, mélangeant des arrière-plans établis à l’ordinateur et des protagonistes dessinés à la main, sied parfaitement au récit, affichant un Peter Parker fragile, portant son costume à même sa peau défraichie. Le dessinateur parvient à alterner les planches sombres qui transmettent la noirceur de l’Empire à des pages au fond entièrement blanc, qui invitent le lecteur à pénétrer les pensées du héros.

Bien plus qu’une pâle copie du travail de Miller sur Batman et nullement un septième tome quelconque, cette histoire, qui devrait même combler les non-fans, est probablement l’une des meilleures dédiées à l’homme-araignée.


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Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Spider-Man (100% Marvel)
7. L'Empire

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L'avis des visiteurs

    Halnawulf Le 31/07/2014 à 22:46:42

    La preview enthousiasmante que j'avais lue se concrétisait dans la collection 100% de Panini en VF, ou quelque chose d’approchant écrit par L. Bélingard, toujours fâchée avec les « ne »… Kaare Andrews apporte sa pierre à l’édifice du temple que les jeunes artistes ont élevé à la gloire de l’artiste moribond Frank Miller.

    Dans un futur désespéré, un héros a baissé les bras, seul avec ses souvenirs. Errant dans une métropole grise et pluvieuse sous un régime para-militaire liberticide relayé par des médias complaisants dont la figure la plus emblématique s’appelle Miller Janson, le vieillard rumine ses échecs sans prêter attention à la jeunesse rebelle qui refuse de vendre sa liberté contre la sécurité et le confort. Une altercation musclée dans la rue et un symbole du passé soudain ressurgi vont le pousser à réagir. Tout au long d’un chemin de croix qui le mènera à la rédemption et permettra à la ville de se libérer, le héros sur le retour endurci par l’amertume croise les fantômes morts et vivants de sa vie passée et se prépare à mener son dernier combat contre sa Némésis... Oui, c’est le scénario standard livré en Kit pour faire entrer un héros dans l’age adulte du Grim’n’gritty.

    Tout le problème de Kaare Andrews est là. Plus qu’un hommage, son Reign est un copié-collé du scénario de Miller. Il y a repris tous les lieux-communs : la télé corrompue et abrutissante avec ses sourires figés, les cieux zébrés d’éclairs apocalyptiques, les vilains sous contrôle resurgit du passé, l’énergie du désespoir qui anime un le corps usé par les années d’un héros brutal, les jeunes paumés des rues qui représentent l’espoir, la gamine qui veut reprendre le flambeau de l’âge des héros….

    Andrews assume le moindre trait tremblotant Millerien pour justifier la filiation de sa « Dark knightisation » de Spider-Man. Quelques expressions faciales peu réussies et un usage immodéré de Photoshop en matière de décors finissent de décrédibiliser l’ensemble

    Enfin, cerise sur le gâteau, il m’a semblé plus que douteux que M.J ait succombé à une super MST attrapé en folâtrant avec un Peter Parker dont le sang, au fil des années est passé dans presque tous les labos de New-york sans que des amateurs comme Reed Richards ou Curt Connors ne détectent le moindre problème !

    Après l’attente fiévreuse née des quelques pages lues sur le Net, la déception était au rendez-vous. Kaare Andrews échoue à donner une personnalité propre à son travail et, à l’issue d’un pari effectivement risqué, reste dans l’ombre de son modèle par excès de respect pour l’œuvre originale.

    Julosaurus Rex Le 03/02/2013 à 13:16:46

    Je vais faire court.

    Très bon volume, explorant l'univers futur-alternatif du tisseur.

    Kaare Andrews est très bon sur cette histoire.

    Attention, traduction calamiteuse !