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Tanâtos 1. L'année sanglante

29/10/2007 11373 visiteurs 7.3/10 (4 notes)

D écembre 1913, Raymond Poincaré est président de la République, Gaston Doumergue est président du Conseil et Jean Jaurès tente de combattre les ardeurs belliqueuses de certains députés. Une époque dorée pour Tanâtos, alias "Le fils de la mort" ou "L'homme aux mille visages", qui souhaite profiter de ce climat favorable annonciateur de la première guerre mondiale pour réaliser un plan machiavélique et devenir ainsi l'homme le plus riche du monde. Mais Bernin, commissaire de police, et Louis Victor, détective de l'agence Fiat-Lux, se dressent contre ce génie du mal avec pour objectif d'enrailler cette belle mécanique criminelle.

Lorsque le scénariste du Triangle Secret et l'un des dessinateurs les plus prolifiques du moment s'associent, on est en droit d'attendre un best-seller. Et en effet, Tanâtos rassemble de nombreux atouts pour séduire un large public : un suspense habilement amené, un récit fantastique qui s'intègre parfaitement à une trame historique réelle, des personnages au caractère bien trempé et un héros cynique et cruel à souhait. Ce dernier point constitue d'ailleurs l'intérêt principal de cet album. Faire d'un être malfaisant, auteur de quelques-uns des pires crimes qui soient, le héros de son récit, c'est faire preuve d'un courage assez peu répandu dans la profession. Et pourtant, Dieu sait si cela peut être savoureux, un bon méchant bien impitoyable mais qui, pour une fois, n'est pas celui à abattre mais celui qui mène la danse. Delitte rêvait de faire un album de super héros à l'américaine, Convard lui offre son "Joker" tout de cuir vêtu qui évolue non loin de son époque de prédilection : le XIXe siècle, celui de la révolution technique et des machines.

Pour ce qui est de la révolution technique, le dessinateur s'en donne à cœur joie en créant toutes sortes d'engins improbables en 1913 mais rendus crédibles par son goût immodéré pour le souci du détail. Jules Vernes n'aurait pas renié tel avion ou tel bateau. Sa série Le Neptune lui avait déjà permis de s'adonner à un de ses plaisirs favoris, sans doute issu de sa formation d'architecte designer, il récidive ici avec la réussite qu'on lui connaît. C'est un régal pour qui aime son trait fouillé et vivant et, hélas, pour qui ne se lasse pas de revoir des visages si familiers. C'est bien la seule ombre au tableau, et c'est toujours la même : cette impression de retrouver systématiquement les mêmes têtes quelque soit l'album de sa production. Mais une fois ce petit bémol assimilé et accepté, le plaisir est au rendez-vous.

Thanatos est la personnification de la mort chez les Grecs, Tanâtos est celle de Fantômas chez Delitte et Convard, en plus cruel peut-être. Et c'est réjouissant. La fin de ce diptyque est annoncée pour janvier prochain. Les impatients seront comblés.

Par T. Pinet
Moyenne des chroniqueurs
7.3

Informations sur l'album

Tanâtos
1. L'année sanglante

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Note: 3.6/5 (121 votes)

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L'avis des visiteurs

    BIBI37 Le 27/11/2011 à 15:07:27

    Remarquable en tout point.
    Le scénario brode une histoire de vilain machiavélique sur une trame historique d'une précision inégalée. Il mélange habilement des personnages inventés et d'autres plus ou moins célèbres.
    Les dessins -oeuvre de Jean Yves Delitte- sont remarquables.
    Le tout fait bien sur pensé à Fantomas mais la justesse du scénario balaye toutes les petites imperfections de l'histoire.
    personnellement j'en redemande.
    8/10.

    le moine Le 25/06/2011 à 16:13:37

    Je ne sais pas ce qui m'a pris d'emprunter ça à la bibliothèque.
    Je m'attendais à un petit steampunk punchy se passant durant la première Guerre mondiale, je me retrouve avec un sous-Fantomas mou du genou et dessiné à la va-vite par ce qui me semble être un tâcheron imbécile (je crois que c'est la première fois que la lecture d'un album me donne une impression sur la personnalité du dessinateur).
    Je passe sur les personnages qui se ressemblent tous et la tour Eiffel qui se promène dans tout Paris (p.50, deux cases côte à côte, elle s'est déplacée d'un bon kilomètre... à moins que ce ne soit la maison qui ait pivoté sur elle-même...) Ce sont surtout les articles de presse avec les vannes à deux balles (mal écrites) balancées à l'Association et Bodoï et l'histoire du mec qui encule son chien (quelle finesse !) qui ont fini de me gâcher la lecture.

    eracer Le 26/01/2009 à 15:09:17

    Le scénario est sympa, un thème politique bien dans l'air du temps sur le thème des foules manipulées, thème universel et probablement éternel. (http://www.zeitgeistmovie.com, www.vigli.org, http://www.alterinfo.net/La-face-cachee-de-la-GRANDE-guerre-_a25866.html)
    Personnellement ce sont les dessins que je trouve époustouflants. La qualité du dessin des choses techniques me ravit, les mécaniques sont superbes, et mise dans le contexte de l'époque.. avec beaucoup d'acier, et de la mécanique là où l'on trouve de l'électronique de nos jours.
    Le téléphone portable est un peu exagéré, mais encore une fois avec la grosse antenne, ça passe!
    Le détail du bateau à moteur où ce dernier est incliné vers l'arrière pour que l'arbre sorte dans l'eau, magnifique. Je suis ingénieur (et ai géré 3 x une voiture LMP1 aux 24 du Mans), et j'adore ça !! Tous les engins de Tanatos sont un régal, avions, hélico avec radiateurs latéraux type F1 et sorties d'échappement affleurantes, voitures monoplaces de course. Coup de chapeau au dessinateur. Vraiment bravo!
    Je ne suis pas un lecteur de BD mais quand j'ai vu celle-ci dans le rayon j'ai accroché immédiatement à cause des dessins.
    Un scénario encore plus dénonciateur politiquement me comblerait. Un régal néanmoins.

    cachou Le 18/07/2008 à 19:47:04

    Un album qui peut donner envie de l'acheter lorsqu'on voit la couverture, seulement voilà, à l'intérieur on a droit à un personnage assez ridicule qui fait pensser au personnage de fantomas comme il a déjà été dit.
    Le dessin est pas mal mais sans plus.
    En bref beaucoup de déceptions que cet album.

    zemartinus Le 10/02/2008 à 19:14:02

    Bien sympa, pas un chef-d'oeuvre mais le mélange de la réalité historique et
    de la fiction le plus farfelue donne un rendue intéressant. C'est quand même
    un peu trop improbable niveau scenario pour qu'on soit complètement
    emportés mais ça reste un assez bon album.

    (PS : absence quasi-totale de protagonistes féminins dans cet album)

    zazou99 Le 05/02/2008 à 14:23:18

    Trsè franchement, j'ai été extrêmement déçue par cette BD. J'attendais une bonne intrigue, un super-héros vraiment mauvais, une bonne intégration histoire réelle/fiction. Ok pour les deux derniers, mais question intrigue, elle est vraiment ratée.
    Le grand méchant annonce tout de suite la couleur: "Ah ah! je suis le plus mauvais être de la Terre! J'ai un plan en cinq actes, vous allez voir!" "Ah ah! Le premier acte est fait, maintenant voilà le second!" Ah ah ceci est le troisième acte, mais quand j'aurais fini les cinq vous verrez! Je suis l'incarnation du Mal!" Bref, c'est très décevant. Vu l'intrigue, ça s'adresserait plutôt à des enfants, mais vu l'intégration avec l'histoire réelle du début de la première guerre mondiale, ce qui demande quelques connaissances tout de même, ça s'adresserait à des adultes?
    Bof bof bof donc.

    voltaire Le 06/01/2008 à 10:38:03

    Petit avis discordant dans un concert de louanges.
    Tanatôs est la copie carbone de Fantômas (jusqu'à la présence de l'accent circonflexe !) et bénéficie des dessins et de la mise en page de Delitte. Il s'agit là incontestablement d'une réussite.
    Quant à l'histoire ... elle est confondante de banalité. Ceux qui sont effrayés par la saga livresque de Fantômas se reporteront à sa version de 1913 -celle de Louis Feuillade- ou mieux encore au sérial "Les Vampires" (1915) toujours du même Feuillade.
    Ils découvriront alors, à condition de supporter le muet, des histoires bien mieux charpentées avec des thèmes similaires à ceux de cet album, au demeurant pas désagréable.
    Je lirais bien sûr la suite -c'est dans mes habitudes !- mais j'ai bien peur que le grand spectacle annoncé ne masque pas la vacuité du scénario.
    Car finalement ce Tanâtos qui, au passage, gagne un accent circonflexe et perd un H, souffre du défaut de n'être qu'un simple ersatz.

    muxubat Le 13/11/2007 à 11:27:21

    Un superbe premier album qui lance une série dont il est probable qu’elle soit magistrale. Je me suis fait embarquer avec délectation par cette histoire où, à la veille de la Première Guerre Mondiale, Convard revisite le personnage de Fantômas et trame un machiavélique complot que Delitte illustre magnifiquement. Extra!!!

    docteur fil Le 10/10/2007 à 21:51:56

    GENIAL : Delitte dessine très bien, même si l’on confond parfois ses différents personnages ; et Convard a mitonné un scénario du diable : ce dernier intervient pour mettre en place les conditions de survenue de la première guerre mondiale pour s’enrichir ! Effrayant de crédibilité.