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MPD-Psycho - Le détective schizophrène 1. Kobayashi Yôsuke
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MPD-Psycho - Le détective schizophrène 1. Kobayashi Yôsuke

12/04/2004 12225 visiteurs 6.6/10 (8 notes)

K obayashi Yosuke est un profiler de génie. Sur les lieux d’une enquête, il n'a pas d’égal pour établir le portrait psychologique des assassins les plus pervers. Cependant, cette faculté ne semble pas seulement résulter d’une capacité d’analyse hors du commun. S’il connaît et anticipe aussi bien les faits et gestes des psychopathes, c’est probablement parce que sa véritable nature lui donne quelques prédispositions. Voici la conclusion à laquelle arrivent ses collègues de la police lorsqu’un jour , piégé par un tueur qui s’en est pris à sa petite amie, il dérape. Il perd la raison, bascule dans la schizophrénie. Il est désormais Kazuhiko Amamiya.
A sa sortie de prison, son ancienne équipière lui propose un poste dans la société de profilage qu’elle vient de créer. Ce n’est pas le travail qui manque…

MPD Psycho est un manga à réserver à un public averti. Les tueurs en série présentés dans ce 1er tome rivalisent de cruauté et de perversion pour la mise en scène de leurs délits, au point de faire passer le John Doe de « Seven » pour une âme sensible. On pense évidemment à nouveau au film de David Fincher lorsque le personnage central cède lui aussi à la colère et tue le monstre qui lui fait face. L’irréversible est alors commis et cet acte sert de révélateur pour l’éclosion de sa nouvelle personnalité.

Le lecteur est témoin de l’exposé minutieux des jeux auxquels se livrent une troupe de déments pour qui le corps humain est un objet de choix lorsqu’il s’agit de se livrer à diverses expériences et mutilations. La mode « bondage » ne semble avoir aucun secret pour les auteurs de la série. Dans une postface, Otsuke Eiji justifie ces scènes très crues aux dessins extrêmement précis en arguant que le véritable danger est de faire de la mort un « symbole abstrait » en ne montrant rien des massacres que l’on se contente de suggérer. L’argument, souvent entendu lorsqu’il s’agit de faire frissonner, est-il aussi recevable que discutable ? Le débat sur ce thème est en effet aussi anciens que les films d’horreur : ces « spectacles » constituent-ils des incitations à la violence pour quelques esprits faibles et tourmentés ou plutôt un exutoire salvateur pour un grand nombre d’amateurs qui évacuent leurs pulsions par ce biais ? Autant de voix, autant d’avis exprimés.

Au milieu de cette ambiance aussi lourde que glauque, des instants fort heureusement plus légers nous sont offerts notamment avec les interventions d’un commissaire aussi incompétent que ridicule et d’un journaliste qui couvre les évènements avec zèle.

Le dessin, le plus souvent pâle et dépouillé, contribue à la froideur du récit, tout comme l’absence de décors dans de nombreuses planches. Par ailleurs, l’expression soignée des regards permet de toucher du doigt l’intensité du calvaire enduré par les victimes.

Les auteurs ne se limitent pas à un exercice de style dans le registre du voyeurisme morbide. Ils initient une intrigue parallèle aux enquêtes qui sont le lot quotidien des protagonistes. Annonçant l'existence d'un groupe auquel appartiennent les divers psychopathes croisés dans ce premier volume, elle est appelée à être développée tout au long de la série.

Avec le plaisir de retrouver des albums bénéficiant d’une présentation exemplaire (couverture au léger relief donnant bien le ton de la série, calque du meilleur effet), cette astuce de scénario nous fournira probablement un alibi respectable pour découvrir la suite de cette série singulière.

Par L. Cirade
Moyenne des chroniqueurs
6.6

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