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Toute la bande dessinée

Okiya La maison des plaisirs défendus

20/03/2006 13160 visiteurs 4.9/10 (7 notes)

À la recherche d'un gîte où passer la nuit, Yasunari trouve sur sa route un inquiétant village bien peu accueillant. À proximité, il est alors heureux de trouver une okiya, dont les geishas sont comme il se doit particulièrement avenantes. Mais que fait une telle maison de plaisirs dans cette contrée isolée ? Et quel lien y a-t-il avec les habitants du village ?

"Pour un public averti", prévient un sticker en bas de couverture, tandis que les auteurs font référence en fin d'album à quelques chefs-d'oeuvre du cinéma japonais érotique tels que L'empire des sens ou Les mémoires d'une geisha. Ajouté à cela le trait de Jung d'une extrême finesse, voici une BD qui devrait attirer bien des regards.

Jee-Yun aborde des thèmes chers aux récits traditionnels japonais. Le sens de l'honneur y est ainsi omniprésent, avec tout ce qui en découle de conflits intérieurs, de honte ou de désir de vengeance. Sur une voie plus surnaturelle, il y est aussi question de malédictions et d'enchantements. Le tout est traité de façon lente et sobre, sans effet superflu, laissant la place aux sentiments et au rapports humains. Il ne faut donc pas s'attendre à une intrigue captivante, l'objectif étant plutôt de créer une atmosphère envoûtante propice à un graphisme sensuel.

C'est là que le bât blesse. Si le trait de Jung est une nouvelle fois techniquement proche de la perfection, il ne s'en dégage quasiment aucune chaleur ni émotion. C'est pourtant la base de la réussite de dessins érotiques qui doivent suggérer le désir, proposer des regards enflammés et aguichants sans pour autant être vulgaires. Mais si ce jeu de séduction ne fonctionne pas, comme c'est le cas ici, le récit devient insignifiant et perd son intérêt.

Sans être désagréable à lire, Okiya, la maison des plaisirs s'oublie très vite. Les auteurs semblent être passés à côté de leur sujet, et on ne peut que regretter que Jung n'ait pas réussi à nous toucher malgré la délicatesse de ses dessins.

Des mêmes auteurs :
>> Voir la chronique de Kwaïdan
>> Voir la chronique de La danseuse du temps

Par J-M Grimaud
Moyenne des chroniqueurs
4.9

Informations sur l'album

Okiya
La maison des plaisirs défendus

  • Currently 2.88/10
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  • 6

Note: 2.9/5 (50 votes)

  • Jung
  • Jung
  • 02/2006
  • Delcourt
  • 2-84789-099-8
  • 63

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L'avis des visiteurs

    voltaire Le 29/11/2008 à 09:57:03

    Okiya veut dire maison des geishas en japonais, ceci explique l'avertissement au "public averti". Pour autant, il serait faux de croire qu'il s'agit d'une oeuvre purement érotique, loin de là. Il ne s'agit pas de nier que certaines planches sont sans fioriture mais le fonds de l'histoire n'est pas là.

    Nous avons droit à un conte fantastique comme la littérature extrême orientale sait les magnifier. C'est donc une balade fantastico-poétique qui est proposée ici et l'invitation vaut le détour.

    Hugui Le 10/12/2006 à 15:56:23

    Très bel album, histoire envoutante et sensuelle à l'érotisme maitrisé jamais vulgaire, on est pris par la quête du personnage dont on partage le trouble et l'attirance, alors la fin déçoit un peu car pas vraiment convaincante.
    Mais on le relira avec plaisir.

    Marion N Le 15/02/2006 à 11:18:59

    Le scénario emprunte aux contes traditionnels japonais et chinois. Celui qui en a lu ne sera donc guère étonné par le récit, son développement et son épilogue. L'intérêt réside donc essentiellement dans l'histoire de l'okiya et le mystère de son origine dévoilé à la fin de l'album. Comme dans les contes auxquels la BD s'apparente, la vérité a évidemment un goût doux-amer.
    En cherchant à percer le mystère de l'okiya et de ses splendides occupantes, Yasunari remonte le temps à travers les récits des hommes qu'il rencontre et qui ont vécu une expérience semblable à la sienne.
    Les conflits intérieurs découlant des questions d'honneur sont montrés mais finalement relégués en arrière-plan. Les autres sentiments : honte, jalousie, colère, vengeance etc sont traités de la même façon.
    Le dessin de Jung est beau, maîtrisé. Les scènes érotiques sont montrées crûment (étiquette "pour public averti" sur mon album) mais l'émotion ne passe pas ou trop peu, sauf peut-être pour la dernière scène de ce genre (planches 59-60). En effet, ces scènes manquent de cette sensualité pourtant présente dans [i]Kwaidan[/i] ou [i]La jeune fille et le vent[/i]. C'est vraiment dommange surtout si on se dit que les belles occupantes de l'okiya sont après tout des fleurs habiles dans ses jeux.