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aris, mai 1884. Mme Fourier a été enlevée. Aussitôt, les membres du familistère du crime se lancent à sa recherche. Pendant ce temps, Maître Caïus entreprend de ré-utopiser sa captive et d'en apprendre davantage sur la rue de la Grande Truanderie qu'il tient comme une perversion des idéaux de son père Jean-Baptiste Godin. Pour arriver à ses fins, il use d'une méthode de torture par l'hypnose.
Le rythme de l'intrigue est plus soutenu dans ce second tome. Les lecteurs en apprendront davantage sur ce qui est arrivé à Glannes après qu'elle a été chassée du familistère de Guise, et sur les étapes de la création de la rue de la Grande Truanderie. Jean-David Morvan donne une plus grande ampleur à son personnage principal, insistant sur sa volonté d'appliquer l'idéologie de Godin aux plus pauvres et aux laissés pour compte. L'intrigue repose sur un triangle. Echappant à la caricature, chacun défend son raisonnement et son travail avec des objectifs différents. Là où le scénariste surprend, c'est dans le dernier tiers de l'album avec un twist bien pensé qui amène une fin amère et quelque peu précipitée.
Les qualités graphiques de Romain Rousseaux-Perin sont indéniables. Architecte de formation, il composent des décors d'une précision rare. Certaines planches, "vues de dessus", donnent une envergure particulière aux lieux représentés. La variété des angles appuie la progression de l'intrigue, renforçant l’intensité des moments forts de l'histoire.
Ce dernier tome de La rue de la Grande Truanderie conclut admirablement une histoire rythmée autour de la jalousie et des destins naissant à partir d’idéaux.








J'ai été conquis par ce second opus que je trouve encore plus abouti que le premier alors qu'on comprend dès l'introduction (la 4ème de couv) que tout ne va pas être rose....
Les personnages sont profonds, l'histoire (sous fond historique) captivante.
Juste, je n 'ai pas compris le dénouement. Je me demandais bien comment ça pourrait se terminer, surtout qu'à 3pages de la fin on est encore à fond dans les rebondissements de l'histoire.
Et bien... ça se termine d'un coup, presque "en eau de boudin". Dommage quand même.
Mais à lire absolument!