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Emily Dickinson

01/04/2024 1333 visiteurs 8.0/10 (1 note)

N ée en 1830 à Amherst, dans l’état du Massachusets, Emily Dickinson revient sur quelques faits marquants de son parcours, sur des impressions et des décisions radicales qu’elle a prises. Elle grandit dans une famille aisée, qui lui reste étrangère : sa mère est taciturne et distante, son père, avocat, déclame la Bible. Elle évoque également son frère Austin, qui ne tient pas en place et la petite sœur, Lavinia. Les personnes vivent ensemble mais sont seules. Emily, elle, est fascinée par les mots, leur pouvoir d’évocation, la manière dont ils stimulent son imagination. Elle transforme sa tristesse et sa colère en volonté de ne pas ressembler à ses parents. Dieu n’est d’aucun secours. Elle trouve plutôt refuge dans la nature, au cœur de la forêt, là où se trouve la vie, où se rencontrent les couleurs, des formes surprenantes, du mouvement, des bruits et du parfum. Emily y découvre la beauté et la liberté. Simultanément, se révèle une passion pour l’école, la littérature et l’écriture. En 1844, c’est une première rupture avec la mort de sa cousine Sophia. En 1847, elle intègre un établissement d’enseignement catholique, dans lequel elle se confronte au silence et à l’enfermement. Elle s’y marginalise. Après ses études, elle décide d’embrasser une carrière littéraire et fait la connaissance de Susan, qui réchauffe son quotidien. Naîtront le trouble, l’amour et le désir. Mais le 1er juillet 1856, Susan épouse Austin.

Après son superbe Virginia Woolf (Des Ronds dans l’O, 2022), l’autrice et dessinatrice italienne Liuba Gabriele se penche sur la destinée et l’œuvre d’une autre figure de la littérature, Emily Dickinson. Celle-ci avait demandé à Lavinia de détruire toutes ses poésies après sa disparition ; Lavinia n’en fit rien et les publia, faisant entrer sa grande sœur dans le panthéon des écrivaines américaines majeures. Le réel étant fatalement décevant, Dieu restant muet, Emily décide un jour sa réclusion volontaire et se consacre exclusivement à la création poétique. Son monde devient expression artistique, engoncé entre la pénombre et une bougie, au creux d’une chambre close. Quatre fenêtres lui dévoilent, lorsqu’elle le souhaite, les contours d’une réalité qu’elle s’astreint à fuir. De la claustration elle fait sa liberté, son refus d’endosser le rôle que la société lui assigne, désincarnant sa réalité, s’envolant dans la magie des vers. Elle écrit : « Je ne suis pas là où se trouve mon corps, j’incarne l’espace. Je me sens pure. Pourquoi quitter ces pages, ces murs ? Je peux choisir d’être seule. Ma propre compagnie me satisfait plus que celle de n’importe quelle autre créature. »

Armée de crayons traditionnels et de couleurs vives, Liuba Gabriele couche sur le papier les mondes d’Emily Dickinson, celui de son être, absent à son environnement, et celui de son esprit, enjoué et jubilatoire. Les individus sont figés comme les meubles, mais les ciels vibrent de toutes les émotions de la poétesse. Le lecteur est entraîné et guidé entre le récit autobiographique à la première personne, aux interventions parcimonieuses, les tableaux fixes des « autres » et la vie immatérielle. Le graphisme, à l’identité forte, peut être clivant, mais fait preuve d’une véritable originalité. À découvrir.

Par F.Houriez
Moyenne des chroniqueurs
8.0

Informations sur l'album

Emily Dickinson

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