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Marshal Bass 8. La mort misérable et solitaire de Mindy Maguire

29/08/2022 2361 visiteurs 8.0/10 (2 notes)

M indy Maguire est une gentille fille ; mais qu’est ce qui a pu traverser sa petite tête de rouquine pour descendre Bernhardt le Puant et s’enfuir avec son or ? Pour le shérif Lawrence, une bonne battue et l’affaire est entendue. Le problème c’est qu’il va falloir sûrement la poursuivre en territoire indien…

Huitième épisode des aventures du plus anachronique des marshals qu’ait connu le Grand Ouest. Pour l’occasion, Darko Macan et Igor Kordey se renouvellent sans pour autant renier leurs fondamentaux.

Le scénariste croate n’est pas du genre à faire dans le politiquement correct. Ses scénarios sont durs, âpres, sans fioritures comme l’était vraisemblablement l’époque. Son rôle n’est pas de créer des légendes, mais de raconter une réalité où être un ancien esclave ou un Indien n’était pas, en soi, la meilleure manière de réussir dans la vie ! Cependant, sur La mort misérable et solitaire de Mindy Maguire, une forme d’apaisement semble vouloir prendre le pas sur une bassesse aussi brutale qu’ordinaire, même si celle-ci couve toujours. Cette fois-ci, l’auteur de La quête de Vador s’attache non plus à la conséquence, mais à la cause de toute cette brutalité qui trouve dans la pauvreté et la nécessité à survivre un début d’explication à défaut d’excuses. Ainsi, au fur et à mesure que la série s’étoffe, Darko Macan semble faire preuve d’une compassion plus marquée envers les pauvre hères qui peuplaient le quotidien de la conquête de l’Ouest. En cela, il est toujours superbement accompagné par Igor Kordey qui cultive, même à travers une relative simplicité des traits, un superbe réalisme. Aidé grandement par une jolie mise en couleur, son dessin sait donner une belle expressivité à ses différents personnages et, par ses découpages, sa gestion des cadrages ou des plans, il concourt à dynamiser le récit tout en lui conférant une étonnante tension psychologique.

Marshal Bass relate avec brio et une forme d’humanité une certaine vision du Far-West. Probablement la meilleure série western depuis… bien longtemps !

Par S. Salin
Moyenne des chroniqueurs
8.0

Informations sur l'album

Marshal Bass
8. La mort misérable et solitaire de Mindy Maguire

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Note: 3.5/5 (22 votes)

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L'avis des visiteurs

    kingtoof Le 10/10/2022 à 18:41:07

    Encore une fois cette album est une réussite !
    Marshall Bass est vraiment la série à suivre.
    Avec une histoire classique de chasse à l'homme en territoire indien les auteurs raconte une aventure terriblement originale.
    Et l'humour est toujours au rendez-vous !
    Un grand bravo !

    Yovo Le 25/09/2022 à 11:04:12

    Darko Macan serait-il un scénariste de génie ? Je pose la question sérieusement tant son 8ème opus m’a semblé flamboyant. Ou inspiré, plutôt. Comment fait-il pour constamment se renouveler ainsi, constamment surprendre le lecteur et nous emmener systématiquement là où on ne l’attend pas ? Cette « mort misérable et solitaire de Mindy Maguire » en est un exemple éclatant ; un petit bijou d’humanité sans filtre, rugueuse et désarmante. Une écriture fine et fluide qui jette une lumière nouvelle, plus chaleureuse, sur l’univers habituellement désenchanté de « Marshal Bass ».

    River Bass, qui nous avait accoutumé à plus de noirceur et de cynisme, révèle son empathie à la faveur d’une battue en territoire indien. Escapade au cours de laquelle tous les personnages prennent une ampleur remarquable, à commencer par le rôle-titre, Mindy Maguire. Prostituée en cavale, maladroite et boulotte qui nous en apprend plus sur le prix de la liberté que n’importe quel cow-boy viril en poncho. Puis Cameron Defoe, qui s’avère être beaucoup plus complexe que le boulet empoté qu’il semblait être, et Enapay le Sioux qui ne peut échapper à sa nature prédatrice, pleine de fureur et de tension. A noter que la séquence dans laquelle il mime la bataille de Little Big Horn est exceptionnelle et parvient à captiver avec très peu de moyens.

    Un scenario mélancolique et brillant qui prend le lecteur à contrepied en questionnant la Liberté sous toutes ses formes : celle d’une femme, a fortiori une putain, dans cet Ouest dépravé où elle n’est qu’une marchandise ; celle d’un homme de loi à l’éthique variable, piégé entre devoir et conviction ; celle d’un frère, d’un fils, aux épaules trop frêles pour la mission dont il a la charge ; celle enfin d’un indien dont le redoutable instinct de guerrier sombre dans la réalité qu’il est censé combattre. Bref une femme et des hommes presque ordinaires dans ce contexte dont les destins vont se jouer ensemble le temps d’une rencontre. Sans emphase ni héroïsme, et sans jugement aucun, comme toujours dans « Marshal Bass ». C’est justement de cette rudesse âpre et banale que nait l’émotion, palpable dans ce tome.

    Pour la première fois, la double planche présente dans chaque épisode arrive tout à la fin comme pour clore en majesté cette parenthèse où le lecteur croit avoir entraperçu une forme de tendresse. Elle n’en n’est que plus belle.

    Un propos subtil, des scènes d’action cinglantes au découpage parfait, un deuxième arc narratif orchestré avec une précision jubilatoire qui relance la série en quelques cases. Si l’on rajoute en plus l’humour de répétition avec la reddition des prisonniers, on obtient un album formidable, mon préféré jusqu’à maintenant. Mais il faut avoir lu et aimé les précédents pour l’apprécier et vraiment comprendre ce qu’il a de si particulier.

    Lakazdelonclepol Le 14/09/2022 à 11:21:43

    Je suis cette série avec assiduité et émerveillement, et je dois dire, chose rare, qu'elle se bonifie avec le temps. Les deux derniers opus #7 et #8 sont les plus aboutis, le scénario et le découpage de l'histoire gagnent en fluidité et le dessin flamboyant d'Igor KORDEY est toujours aussi bien servi par une mise en couleurs sans égale.
    Le changement de coloriste n'est pas du tout sensible, la suite de Leonard O'GRADY est bien assurée par Igor et ANUBIS.
    Les histoires que nous conte Darko MACAN sortent des sentiers battus, les évènements sont toujours surprenants et les personnages ont un relief très particulier.
    Nous nous acheminons tranquillement vers une saga BD qui fera date dans son genre.