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A lors qu'il retourne dans son Aubrac natal, Antoine dit « Toinou » se rappelle son départ pour Paris, à tout juste dix-huit ans. Le choc en découvrant les bâtiments, les rues, les gens, son premier boulot de livreur puis celui d'homme à tout faire à La Lune Bleue, le cabaret à la mode de Monsieur Beau Beb et sa rencontre avec Olga. S'il avait su où tout cela le mènerait...

Annoncée depuis quelques temps déjà, la collaboration entre Jean-Michel Arroyo (couleurs et dessins) et Pierre Christin (scénario) est venue garnir les étals des librairies au tout début du mois d'avril 2022. Exit les avions (L'escadrille des têtes brûlées, Jack Blues ou Buck Danny pour l'artiste qui se plonge avec gourmandise et modestie dans un Paris années 50 réinterprété. Privilégiant l'atmosphère à l'exactitude de la reconstitution, le dessinateur installe d'emblée le cadre. Le choix de teintes sépia contribue à cette sensation, tout comme les trognes et les styles vestimentaires. Les plus cinéphiles des nostalgiques se rappelleront Gabin, Carmé, Melville, Grangier...

Cela fleure l'hommage à une époque, à un genre - les films noirs à la française -, à Pigalle et Montmartre que les auteurs assument. Toutefois, l'aventure imaginée par Pierre Christin manque de souffle et de tension. La faute à une intrigue sans réelle surprise et des personnages juste effleurés et, surtout, trop stéréotypés. Le videur, catcheur à ses heures perdues, le tenancier acoquiné à la mafia corse, la star entretenue par le gotha de la nuit etc. Ils sont tous là mais se révèlent peu développés, même Toinou, le personnage principal, malgré son évolution, peine à être vraiment attachant.

Sans réellement convaincre, Pigalle, 1950 offre tout de même une jolie plongée nostalgique dans un Paris pas tout à fait réel, ni totalement inventé. L'ambiance d'une époque se mêle à ce polar qui a donné envie aux auteurs de prolonger le plaisir. Ainsi L'île des riches, un nouvel album en couleurs cette fois, devrait suivre l'année prochaine.

Lire la preview.

Par M. Moubariki
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Pigalle, 1950

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Note: 3.8/5 (26 votes)

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L'avis des visiteurs

    Saigneurdeguerre Le 14/05/2022 à 14:41:52

    Pigalle, 1950.

    Toinou est un jeune bougnat qui vient d’avoir dix-huit ans. Il en a marre de vivre au Buron avec d’autres gars pour fabriquer de la tome en été. En plus, son travail consiste à nettoyer la porcherie. Ne voulant pas passer toute sa vie sans d’autres perspectives, il entreprend le voyage de Paris. Là, un cousin qui tient un bar et vend du charbon, entre autres activités, le met à la tâche. Livrer le charbon avec sa charrette tirée par Fillette, une jument paisible, n’est qu’une infime partie du travail qui l’attend.
    C’est en livrant les boulets qu’il découvre le cabaret « La Lune bleue », un des plus célèbres de Pigalle.

    Critique :

    Cette plongée dans le Pigalle du début des années cinquante est un choc graphique. Encre et lavis créent une atmosphère digne des grands films français de ces années-là. Il manque juste Jean Gabin. La reconstitution architecturale de ce Paris fera date dans l’histoire de la BD. Les poses, les expressions des visages, les différents plans sont autant de merveilles qui démontrent une parfaite maîtrise de son art. Bravo, monsieur Arroyo !

    Christin, lui, nous offre le scénario d’un personnage un peu benêt qui n’avait jamais quitté son trou et qui à dix-huit ans découvre les lumières et les ors de Paris, et pas n’importe où ! au contact des femmes les plus séduisantes et sexy de la capitale, dans un cabaret très en vue, où se côtoient les gens les plus puissants de France et d’ailleurs, et la pègre, La Lune bleue. Petit à petit, malgré lui, ce personnage un peu niais, se retrouve mêlé au grand-banditisme de l’époque, essentiellement mené par des Corses. Suite à un règlement de comptes, dans lequel il n’a rien à voir, il va être condamné à vingt-sept ans de prison. Il passera son bac en prison, ainsi qu’une licence de lettres. C’est à travers ses souvenirs que l’on assistera à l’évolution de Pigalle. Des magouilles politiques et des échanges de bons services entre CIA et gangsters complètent le tableau.
    La romance qu’Antoine entame avec Mireille, très jeune et jolie fille qui s’occupe du vestiaire sera cassée net.

    Toinou fait figure d’innocent au propre et au figuré, et c’est ce qui rend son personnage sympathique.

    bd91130 Le 08/05/2022 à 19:42:54

    Coup de cœur pour ce très bel album de la collection Aire Libre. Le scénario est assez classique, un petit jeune qui quitte sa province pour monter à la capitale, mais nous livre l'évocation d'une époque, d'une ambiance, d'un milieu social comme Christin excelle toujours à nous les raconter, à les faire revivre. Mais surtout je découvre un dessinateur pour moi inconnu, un bijou de réalisme en noir et blanc, une ville, des rues, des voitures, des détails à n'en plus finir... un régal pour les yeux, à relire rien que pour le plaisir de tourner les pages.

    Au Fil des Plumes Le 02/05/2022 à 13:00:14

    Ce roman graphique nous replonge dans le Paris des années 50 et plus précisément dans le quartier de Pigalle. Le lecteur y suit Antoine dit « Toinou », un jeune campagnard qui découvre la capitale. Il va découvrir les dessous des cabarets, ainsi que les charmes de la vie à Pigalle.
    Le scénario est terriblement prenant et j’ai vraiment apprécié l’ambiance qui se dégage de ces pages. L’envers des cabarets ne s’avère pas bien reluisant et contraste avec la lumière qui illumine les danseuses. La candeur d’Antoine est une bouffée d’oxygène mais malheureusement, il apprendra la réalité à la dure.
    Esthétiquement, c’est tout simplement sublime. Les planches en noir et blanc sont magnifiques. Les détails dans les décors et les tenues sont stupéfiants. Les nuances sont également subtiles et mettent véritablement en lumière certains détails des vignettes. J’ai été subjuguée par cette lecture et je vais suivre avec beaucoup d’attention le travail de Jean- Michel Arroyo.

    herve26 Le 27/04/2022 à 22:51:29

    J'avais repéré cet album depuis un moment, intrigué que j'étais sur ce que nous préparait Arroyo, que je suis depuis les débuts de sa reprise des "Buck Danny".
    C'est un véritable défi que s'est lancé ce dessinateur avec cette bande dessinée à mille lieues des aéronefs de l'US Navy.
    Arroyo nous offre sa vision de Paris des années 50, et son trait et ses couleurs sépia nous replongent dans le cinéma des années 50, où l'on pourrait presque croiser Gabin à chaque page.
    Contrairement à certains, je ne rentrerai pas dans le débat des perspectives soit disant ratées, des anachronismes dans les véhicules, mais je ne retiendrai une seule chose, c'est l'ambiance que dégage Arroyo dans ces pages. On s'y croirait, les cabarets, les bougnats, les malfrats corses, les politiques corrompus, bref cette bd relate parfaitement une époque.
    Par contre, je suis assez déçu par le scénario de Christin, qui m'a habitué à mieux par le passé. Nous suivons la vie d'Antoine presqu'au jour le jour au fil des pages, mais au moment le plus intéressant, Christin préfère l'ellipse qui donne à cette bd un sentiment de frustration, un manque, qui font que l'on a du mal à s'attacher au personnage principal.
    Graphiquement réussi (la poursuite en voitures dans les usines à gaz de la plaine Saint Denis en est un exemple) mais un scénario qui me laisse sur ma faim me donne un goût d'inachevé à la lecture de cet album.