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D es jours sans où tout va de travers et que le moral est au fond des baskets, tout le monde en rencontre de temps à autre. Le problème, chez François, c’est que des jours comme ça, c’est tous les jours. Boulot pitoyable, collègues insupportables et cette ville, grise, humide et poisseuse, ça pèse. Il y a bien la Maryvonne et son joli sourire, mais comment lui parler, lui faire comprendre que… Que quoi ? De partager ta vie minable ? Tu rêves mon vieux. Allez, c’est l’heure, un dernier verre et au turbin.

Nettoyage à sec répond presque symétriquement au remarqué Béatrice sorti en 2020. Un gars à la place d’une femme, une ville jamais nommée (Paris ? Bruxelles ?), une époque définie restant néanmoins floue (les seventies font place aux Années folles), une même solitude et cet instant crucial où la possibilité d’une autre existence semble possible. Manque d’inspiration monsieur Mertens ? Non, ce n’est heureusement pas le cas. Si une filiation est certaine, l’auteur change de ton, de manière (de muet, le scénario devient dialogué) et de terrain de jeu. En résumé, ce conte cruel a plus à voir avec le roman noir et l’aliénation du quotidien. Quand au personnage principal, il semble sortir d’un film de Claude Chabrol et rassemble toutes les frustrations et impasses de la vie moderne.

Pas vraiment mauvais bougre, François est juste coincé au cœur d’une routine digne de Sisyphe, le soleil accablant en moins. En effet, dans cette fable, c’est bien la pluie qui sert de chœur ou de rappel existentiel. Plus tu tenteras d’aller loin, plus tu seras trempé et tes pas s’enliseront dans cet asphalte devenu marais. Le scénariste ne laisse pas beaucoup d’espoir (aucun pour être honnête) à sa créature. Pour autant, il n’est pas véritablement méchant et utilise même un subtil humour noir afin d’arrondir les angles. Le lecteur lui en est gré et, sur la longueur, espérera sincèrement que le héros trouvera les clefs et la force pour prendre en main son destin.

Réalisé avec maestria grâce à un trait expressionniste charbonneux et gluant à souhait, implacable sans être dénué d’une réelle humanité, Nettoyage à sec est une lecture prenante et poignante par moments. Joris Mertens démontre qu’il est en train de devenir un auteur qui compte.

Par A. Perroud
Moyenne des chroniqueurs
7.2

Informations sur l'album

Nettoyage à sec

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Note: 3.8/5 (21 votes)

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L'avis des visiteurs

    janharmony Le 24/06/2022 à 14:39:46

    Une ode super bien réussi à Bruxelles, Anvers et Paris des années 70 sous la pluie, et aux films "Brussels by night" et "Hombres Complicados" avec leurs sombres histoires flamandes.

    phil404 Le 17/06/2022 à 17:31:43

    Bonjour, j'ai bien aimé le graphisme. J'ai apprécié la chronologie et le récit par chapitres bien distincts mais histoire à ne pas lire un soir de déprime en sous la tempête. Ce final est triste. Philippe