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H umour absurde, caricature, décalage et satire, depuis Gustave Doré, les Hydropathes et L’Assiette au beurre, le genre ne date pas d’hier. En BD, d’Hara Kiri à Gotlib, ce ne sont pas les exemples qui manquent. Plus près de nous, les succès de Fabcaro démontrent que ce style d’esprit observationnel est toujours d’actualité. Ceci n’a pas échappé aux éditeurs qui, par l’odeur alléchés, se sont mis allégrement à exploiter le sillon. La collection Pataquès (Delcourt) en est peut-être le meilleur exemple. Au-delà de l’opportunisme, l’idée s'avère louable, car, particulièrement aujourd’hui, la rigolade et l’autodérision sont plus que jamais nécessaires pour ne pas désespérer face aux errances du genre humain. Reste les questions de l’originalité, de l’angle d’approche et de la finesse d’exécution. L’humour, pour s’imposer et marquer exige une précision d’horloger qui ne tolère aucune approximation.

Après l’Élysée et la politique (Le nouveau président, 2019), Yann Rambaud a jeté son dévolu sur le cinéma dans Une bonne comédie romantique française. Le sujet est intéressant, riche en clichés et stéréotypes, ça devrait donc le faire. Deux ou trois gags par planche, quelques décrochages brisant le quatrième mur, un généreux balayage de références à la pop-culture et d’innombrables clins en connivence avec le lecteur, le scénariste n’a pas ménagé sa peine. Seulement, ça coince aux entournures et les rires se transforment rapidement en sourires légers. Pourquoi ? En a-t-il trop fait ? Oui, certainement, mais c’est plus dans le rythme que le bât blesse. En effet, jamais le récit n’arrive véritablement à prendre sa vitesse de croisière et encore moins à la conserver. Force de constater que parfois, le trop est l’ennemi du bien.

Arrivé là, il est impossible de ne pas parler de l’éléphant dans le couloir. Le rendu, le découpage et les mécanismes narratifs font immanquablement penser aux œuvres du sus-nommé Fabcaro. C’est comme si Rambaud s’était approprié la méthode et tous les trucs de l’auteur de Moon River et d’Open Bar, sans vraiment les bonifier, malheureusement. Résultat, l’impression qui domine est celle de l’utilisation, certes précise et appliquée, d’une recette déjà existante.

Une bonne comédie romantique française est-il pour autant un mauvais album ? Non, les trouvailles sont nombreuses et les piques bien ajustées. Simplement, entre un dessin parfois mal assuré et cette désagréable sensation de se trouver face à un hommage bien trop appuyé, il est difficile de totalement se laisser entraîner par ce pastiche pourtant si prometteur.

Par A. Perroud
Moyenne des chroniqueurs
4.0

Informations sur l'album

Une bonne comédie romantique française

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