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Toute la bande dessinée

Noir Burlesque 1. 1

09/11/2021 2382 visiteurs 6.0/10 (2 notes)

I l est des liaisons dangereuses qu’il convient d’éviter, surtout si vous êtes le débiteur du patron de la mafia locale qui se trouve être accessoirement le Pygmalion de votre ex-petite amie, effeuilleuse à ses heures.

Dès la couverture, le cadre est posé. Il sera question de gangsters et de femme fatales. Instantanément, des clichés surgissent et Enrico Marini s’y engouffre. Le copain d’enfance devenu flic, l’ex girl-friend tombée dans les bras du capo du coin, l’atmosphère enfumée des boites de jazz, la sensualité d’effeuillages emplumés et les coups bas, tout est là… et quelque part, il aurait été dommage qu’il n’en soit pas ainsi !

Après un début qui fait craindre le pire, la lente descente aux enfers de Terry B. Cole semble prendre un tournant plus existentialiste. Privilégiant une pagination sur deux ou trois strips par pages, format qui ne prête pas aux longs développements, tout en optant pour des dialogues rares, Enrico Marini joue souvent sur le convenu… N’est pas Chandler qui veut ! Cependant, progressivement, il se laisse aller à un traitement plus personnel qui laisserait à penser que Noir burlesque pourrait-être un album de transition, de celui qui permet à un scénariste de trouver sa voie.

Reste la partition graphique ? À l’évidence, ceux qui demeurent figés sur Les aigles de Rome en seront pour leurs frais. Visiblement, Enrico Marini a décidé de délaisser le figuratif pour s’aventurer sur des chemins plus dépouillés. Toutefois, il garde encore certains traits qui font sa spécificité, notamment au niveau de la physionomie des visages et d’une certaine rigidité posturale, mais pour le reste il paraît vouloir s’orienter vers autre chose. Quoi qu’il en soit, le résultat est graphiquement intéressant pour qui accepte de suivre l’auteur du Scorpion sur un répertoire où l’impression l’emporte sur la précision .

Simple parenthèse ou recherche d’un nouveau registre d’expression, sans révolutionner le genre, Noir burlesque offre l'occasion de lire une bonne vieille histoire que n’aurait pas renié Hollywood ! Avec un bourbon aux senteurs de vanille boisée et, en fond sonore, Devil Doll sur Queen on pain, tout cela se lit sans problème !

Par S. Salin
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Noir Burlesque
1. 1

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Note: 2.9/5 (62 votes)

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L'avis des visiteurs

    Alexlib93 Le 02/12/2021 à 21:10:12

    Histoire non transcendante pour le moment mais Enrico nous réserve souvent de belles surprises à voir pour le tome 2. Cependant je serais plus sévère sur le dessin : J'adore Marini et je suis même fan, certaines planches sont très belle et le choix du noir et rouge et top. MAIS, je trouve certains dessins et personnages bâclés non fini avec un trait approximatif et des mises en couleur grossier comme s'il fallait finir dans les délais la BD. Étonnant quand on sait l'investissement mis sur cette nouvelle aventure. En général, pour le moment je reste réellement sur ma faim. On verra sur le tome 2.

    Nicol@s73 Le 28/11/2021 à 10:57:19

    L’histoire racontée par Enrico Marini dans NOIR BURLESQUE pourrait paraître simple, voir simpliste. Un malfrat aux velléités d’indépendance et de solitude se frotte à la réalité... Peu de mots suffisent effectivement pour définir la trame scénaristique. Mais définir n’est pas résumer, parce que la bande dessinée est un art bien particulier dans lequel l’exercice est pleinement réussi lorsque le dessin nourrit une histoire... qui s’appuie sur le dessin. La puissance d’un scénario peut enflammer l’imagination au-delà du dessin. L’habilité d’une représentation picturale peut surpasser l’évocation que font naître les mots. Chacun trouve dans UN BD ce qui l’enthousiasme, happé par une histoire, émerveillé par une image. Et lorsque l’un s’allie avec l’autre, l’expérience de lecture est formidable.
    À ce titre cet album me paraît être une véritable réussite. Il faut y lire les images pour entendre l’histoire. Il faut sonder les détails pour percevoir les mots. L’atmosphère est superbement écrite et les paroles sont magnifiquement dessinées. C’est, pour moi, l’essence même de la bande dessinée : la narration par l’image.
    NOIR BURLESQUE m’a replongé dans un univers que je n’avais jusqu’alors appréhendé que par la littérature. Les personnages sont les illustrations parfaites de ceux d’un géant du polar noir américain. Si WHITE JAZZ ou LE GRAND NULLE PART vous évoquent quelque chose, alors vous aimerez incontestablement cet album. Et peut-être que, comme moi, vous vous surprendrez à rêver qu’Enrico MARINI adapte ou même simplement illustre de son trait si évocateur l’un des romans de James ELLROY...

    El-Rej Le 20/11/2021 à 18:42:36

    Pas vraiment convaincu par cet album... je trouve même le côté "cliché" parfois un peu dérangeant.
    J'aurais aimé un peu plus de profondeur à l'histoire et un autre traitement des personnages féminins ; mais ça peut encore rebondir et évoluer avec le second volume... !
    Par contre, la lecture est rapide et très fluide ; de plus, je trouve certaines planches magnifiques.
    Beaucoup de titres de qualité en cette fin d'année (Blacksad, Brigade Verhoeven etc rien que pour les Polar) ce qui ne rend pas Noir Burlesque indispensable pour moi.

    Rody Sansei Le 17/11/2021 à 12:56:54

    À voir avec le second tome, si l'histoire s'envole et flirte avec l'exceptionnel histoire de rattraper ce premier opus très classique, bien trop classique. Ça se lit et ça s'oublie très vite en l'état.
    Reste un dessin très beau, mais avec les défauts habituels de Marini : les personnages qui ne sont pas au premiers plan sont trop souvent esquissés plus que dessinés. J'ai beaucoup aimé les couleurs aussi.

    bertrand4100 Le 08/11/2021 à 12:23:18

    Polar-bd-film B&W comme on les aime! Avec de vrais truands, pas de chichis et juste ce qu'il faut de couleur, rouge-à-lèvres sang évidement. De bien belles images comme on a hâte d'en revoir ; à quand le tome 2?

    herve26 Le 05/11/2021 à 19:48:53

    J’attendais avec impatience la sortie de « Noir Burlesque » de Marini.
    Burlesque s’entend ici comme « strip tease » où des femmes comme Lili St Cyr ou la célèbre Tempest Storm s’effeuillaient dans les nigth-clubs de San Francisco dans les années 50 (pour aller plus loin, vous pouvez consulter le livre Strip-Tease de Rémy Fuentes aux éditions de la Musardine ). Marini, non seulement cite Lili St Cyr dans son récit, mais signe une très belle couverture non équivoque et qui donne la tonalité de cet opus : du polar et de la sensualité.
    Il faut avouer que j’ai adoré le dessin de Marini sur cet ouvrage, même s’il est moins soigné qu’à l’accoutumée .Mais il sait parfaitement camper l’atmosphère des années 50, que ce soit au niveau des décors (nigth-clubs, voitures ….) qu’au niveau des personnages. On aurait pu les rencontrer dans un film noir d’Otto Preminger ou d’Howard Hawks. En ajoutant une touche de rouge à cette garce de Debbie, Marini apporte une pointe d’originalité (qui n’en est d’ailleurs pas une, Raven, dans sa série « Amabilia » ayant déjà utilisé cette technique pour souligner le caractère érotique de ses héroïnes).
    Finalement côté dessin, ce premier volume est à la hauteur de mon attente, au vu des planches ou des illustrations présentés sur certains sites depuis plusieurs mois. Les pleines pages et double pages sont superbes.
    Le scénario, par contre, est plus classique, et n’évite pas les éternels poncifs du genre : le gangster, la garce, l’ami d’enfance flic, et la pègre locale. Nous avons l’impression d’assister au cours de ce premier opus à un long jeu de chat et de la souris entre le héros Terry B. Cole dit Slick et Rex Mckinty (ou plutôt avec ses sbires), où chacun cherche à casser la gueule de l’autre…c’est assez répétitif et ne fait nullement avancer l’intrigue qui finalement ne semble prendre corps que dans les dernières pages.
    En outre, le fait d’avoir des vignettes voire des pages quasi muettes donne le sentiment d’une lecture rapide .
    Bref, un dessin bien léché, mais un scénario qui manque d’originalité et de consistance.
    Je serai toutefois au rendez-vous pour le tome 2, qui marquera la fin de cette intrigue