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Negalyod 2. Le dernier mot

11/10/2021 3350 visiteurs 6.5/10 (4 notes)

J arri se souvient : « Dire qu'il y a des années, mes pieds touchaient terre et que je ressentais le silence des montagnes... » Car depuis que les cités ont été libérées, l'eau, contenue et stockée pendant des décennies dans les réservoirs des aqueducs s'est déversée en abondance au point de recouvrir la totalité du continent. Alors, auparavant avec Korienzé devenue sa femme et quelques rescapés, ensemble ils ont prélevé des échantillons issus de la biodiversité pour être cultivés tandis que sont construits des bâtiments et vaisseaux flottants à partir de pièces de récupération. Ainsi naquit la ville lacustre d'Andamanis.

Après les interminables périodes de sécheresse, voici venu le temps des inondations. Elles sont la conséquence logique et inéluctable de la chute de l'oppresseur qui avait, depuis des lustres, privé la terre et ses populations de son élément liquide à des fins pour le moins surprenantes. Vincent Perriot (Belleville story, Paci) concrétise un projet d'anticipation ambitieux et quasi démesuré. Dans un amoncellement d'inspiration et d'imagination, le père virtuel de Stygo ponctue sa frénésie scénaristique en incorporant des notions hypothétiques inattendues et toutes personnelles qui vont au-delà des limites du réel. Par instants, son univers et l'atmosphère de l'intrigue rappelleront les saveurs ressenties dans le film Waterworld de Kevin Reynolds et les tensions au sein de l'œuvre incontournable d'Adamov et de Cothias, Les Eaux de Mortelune, deux très belles références en la matière. Alors, autant le crier haut et fort, cette suite ravira ceux et celles qui ont adhéré et participé avec plaisir au premier voyage !

Outre une histoire séduisante et particulièrement accrocheuse, le dessin reste l'atout de l'ouvrage. Toujours aussi généreux et spectaculaire le trait de l'auteur donne une superbe perspective aux événements relatés. Les cases de dimensions conséquentes s'emparent de pages entières pour aller jusqu'à susciter l'émerveillement (ou pas loin) ! Il faut souligner également le travail remarquable de Florence Breton, laquelle, par le biais d'un éventail de couleurs vives, tantôt ton sur ton, tantôt contrastant les unes avec les autres, parvient à décupler l'effet visuel de la plus belle des manières.

Riche d'idées surprenantes, doté d'une trame qui ne souffre d'aucune lenteur et de planches ahurissantes, Le Dernier Mot, second volet de Negalyod, captive et procure un grand et savoureux moment d'évasion.

Par D. Roy
Moyenne des chroniqueurs
6.5

Informations sur l'album

Negalyod
2. Le dernier mot

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L'avis des visiteurs

    Pulp_Sirius Le 03/03/2022 à 16:59:00

    Magistral.

    J'ai été foudroyé par cette bande dessinée de Vincent Perriot. Enfin, on redonne au terme "bande dessinée" ses lettres de noblesse! C'est tout simplement époustouflant. J'ai rarement lu une BD avec autant de pages pleines (un seul dessin sur la page) et même de doubles pages. Et le tome 2 en a encore plus que le tome 1! Beaucoup de silences qui invitent à l'émerveillement. Beaucoup de cases tellement détaillées que l'on peut les admirer de nombreuses minutes pour apprécier tous les détails.

    Côté scénario, c'est de la science-fiction pure et dure. Et je fais écho à l'avis de Yovo ici bas -- ce n'est pas parfait, mais c'est quand même très bon! Alors, moi, par contre, je suis du genre à vouloir comprendre. Qu'est-ce que le Réseau? Qui l'a construit? Pourquoi des dinosaures? Pourquoi notre personnage principal peut-il leur parler? Pourquoi la fille de notre personnage principal peut-elle voyager à travers l'espace-temps? Des questions auxquelles nous n'aurons probablement jamais les réponses. D'autres choses m'ont laissé perplexe -- comme l'identité du chauffeur de camion dans le tome 1, par exemple.

    Mais tant pis! Perriot souhaite que l'on accepte la réalité de nos personnages telle qu'elle est et qu'on se concentre à suivre leur histoire, à eux. Et malgré les questions, Perriot nous embarque dans de véritables montagnes russes. Et c'est ce que j'ai adoré de Negalyod. Nous ne sommes ni dans le bla-bla philosophique à n'en plus finir, ni dans le dessin qui ne veut rien dire, ni dans la propagande moralisatrice non plus! Il y a un point A qui mène au point B qui mène au point C. On suit une véritable histoire. Mais cette histoire est empreinte de poésie, d'émotion, d'action, de mystère, de beauté, de violence, de péripéties.

    Je n'ai pas lu beaucoup de Mœbius, alors je ne sais pas à quel point ça ressemble, mais... Ça m'a aussi fait penser à Tsutomu Nihei (Blame!) pour l'architecture. Ça m'a fait penser à Yukito Kishiro (Gunnm) pour les cités dans le ciel. Ça m'a fait penser Philippe Druillet pour la grandeur et la splendeur des dessins.

    Et alors? Quand on nous compare aux meilleurs, c'est parce qu'on fait partie des meilleurs. Chapeau. Vivement le troisième tome.

    herve26 Le 08/12/2021 à 18:16:01

    J'ai acheté cette deuxième aventure de Negalyod dès sa sortie, et puis devant certains avis négatifs lus ici ou là, j'ai hésité à me lancer dans la lecture .
    Quelle erreur !
    J'ai commencé à le lire et je ne l'ai pas lâché jusqu'à la fin.
    J'avais adoré le premier tome, avec une petite réserve sur un final un peu trop vite expédié. Et là, je suis resté sous le charme. Le dessin est toujours aussi bon, avec des pleines pages voire des doubles pleines pages d'une beauté renversante. Des scènes maritimes aux scènes aériennes, Vincent Perriot nous offre un magnifique travail.
    J'ai suivi les aventures de Jarri et de Korienzé , et de leurs enfants, avec intérêt. Même le côté chamanique développé ici ne m'a guère dérangé, contrairement à certains.
    Malgré une pagination importante (192 planches) l'histoire se lit assez vite, certaines planches étant muettes.
    Bref une suite réussie .

    thieuthieu79 Le 07/12/2021 à 12:59:13

    Quelle suite !!!!!!
    Tout a complètement évolué et changé.
    Ca démarre par la suite directe des évènements du premier opus là où on s'était arrêté, mais l'histoire se déroule de façon très accélérée pour nous faire vivre seulement les points forts de ce moment là.
    Tout ça pour nous emmener rapidement 16 ans plus tard. Après les interminables périodes de sécheresse, voici venu le temps des inondations.
    L'histoire devient alors beaucoup plus sombre et s'oriente vers un univers davantage axé autour du mystique, de l'onirique, du symbolique et de la poésie notamment autour de ce livre et de sa prophétie. Donc oui, c'est normal si on ne comprend pas forcément tout et si on s'éloigne drastiquement du coté terre à terre qu'on avait connu jusque là.
    Néanmoins, c'est parfaitement bien écrit, maitrisé et réfléchie. Il n' a aucune incohérence et on plonge aisément dans l'univers.
    Coté graphisme, là aussi quelle montée en puissance !!!!
    Le dessin est beaucoup plus mûr et abouti avec des personnages qui ont vieillis et un univers qui a grandi.
    Les découpages et les cadrages offrent toujours de magnifiques points de vue cinématographiques.
    Les perspectives et les dimensions donnent encore plus d'ampleur à l'univers. On peut profiter de très nombreuses magnifiques planches aux ambiances et aux atmosphères époustouflantes.
    Ca fourmille de détails partout.
    Et tout ça sublimé par un éventail de couleurs qui donne un rendu parfait. Tellement parfait qu'on s'y croirait !
    On a entre les mains une véritable fresque hypnotique.
    Negalyod est une magistrale œuvre du 9ème art.

    Yovo Le 21/10/2021 à 20:35:30

    Cette suite du formidable "Negalyod" est un voyage aux confins de l'imaginaire, assez difficile à décrire.

    C'est une BD à l'ancienne, à la fois universelle et très personnelle, incarnée par un récit homérique et un graphisme grandiose. Il s'en dégage quelque chose de brut, de massif et de puissant qui, entre autres références, m'a évoqué l'ampleur mystique de l'Incal.

    On peut ne pas tout comprendre mais ce n'est pas le but. Il n'y a plus aucune prise avec la réalité. On est sur le champ de la symbolique, du mythe. Je vois dans cette fresque immense une parabole sur le destin de l'humanité, la fatalité même de son existence et son incapacité à évoluer.

    Les couleurs, notamment, contribuent à créer une poésie visuelle qui hypnotise littéralement. Et c'est justement cette sidération, ce pouvoir de contemplation qui permet au lecteur de perdre toute mesure, d'abandonner tout questionnement superflu et de s'immerger dans la lecture.

    Une œuvre profonde, méditative, audacieuse et ambitieuse qui marque une rupture. Elle peut vous happer, comme elle l'a fait pour moi, ou vous laisser complètement déconcerté au bord du chemin...

    Une chose est sûre, ces 2 albums deviendront une de mes BD-cultes. J'entends par là pas forcément génialissimes ou parfaites, mais auxquelles je pardonne tous les défauts car elles renferment un Graal : un aller simple pour l'évasion dans un univers unique, onirique, métaphysique.

    Vincent Perriot a l'étoffe des très grands !