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M ourad et Nizar ont grandi aux Minguettes, un quartier de Vénissieux, en banlieue lyonnaise. Fils d’un ouvrier émigré algérien devenu imam, le premier mène une existence assez tranquille et rêve d’épouser la jolie Djamila. D’origine tunisienne, le second est pris entre une mère qui le pousse aux études, un père illettré et les petits trafics de la cité. Travaillant comme agent de sécurité pour la mairie, il est fasciné par l’armée et les armes. Si aucun des deux n’est un grand pratiquant, l’un et l’autre sont sensibles à la cause palestinienne et à ce qu’ils entendent sur l’actualité en Afghanistan. Au début de l’été 2001, le frère de Mourad, qui a déjà voyagé dans le pays, lui propose de s’y rendre à son tour et l’assure qu’il sera pris en charge et aiguillé. Mieux, il ne fera pas le voyage seul : il partira avec Nizar. Attirés par l’aventure, les deux jeunes gens ignorent encore qu’elle les conduira jusqu’à Guantanamo…

Vingt ans ont passé depuis l’attentat aérien contre le World Trade Center à New York. Pourtant, la tension et l’émotion restent vives lorsque le sujet est évoqué. La reprise du pouvoir par les talibans au mois d’août dernier et l’ouverture fait ressurgir des souvenirs douloureux, des craintes et interroge sur l’avenir du pays. Dans ce contexte, la parution du volet initial de Le jour où j’ai rencontré Ben Laden (dans la collection Encrages des éditions Delcourt) constitue l’occasion de se pencher sur le vécu de deux Français entrés dans la mouvance djihadiste, puis arrêtés, condamnés et finalement relaxés. Et, derrière cela, de trouver quelques éléments de réponses aux questions récurrentes : Pourquoi ? Comment ? Ainsi que l’indique le sous-titre, le bédéiste Jérémie Dres base son récit sur les souvenirs de Mourad Benchellali et Nizar Sassi, membres de la « filière afghane ».

Après une présentation du milieu socio-culturel dans lequel ont grandi et évolué les deux Vénissians, l’auteur retrace, à partir de leur témoignage oral, ce qui les a conduits jusqu’à Kaboul et la manière dont ils ont pu quitter le territoire hexagonal. Leurs motivations apparaissent assez prosaïques : mieux connaître la religion et gagner une réputation dans le quartier. Pourtant, le duo en est conscient, à cela s’ajoute la légère dose d’adrénaline liée à l’idée d’oser quelque chose qui sort du commun, de défier les autorités. Cela se ressent notamment lorsqu’ils évoquent les faux passeports qu’ils reçoivent : certes, ils sont interpellés, mais cela fait partie du jeu. La suite montre Mourad et Nizar arriver à Londres, s’envoler vers le Pakistan, puis rallier Peshawar et, de là, l’Afghanistan, en s’en remettant aux mains d’inconnus. Le récit de ce trajet occupe une bonne partie de l’album et laisse songeur. Bien que les deux protagonistes s’étonnent par moments de la facilité de leur voyage, ils se questionnent assez peu et suivent le mouvement. Ce n’est que sur place, d’abord à Jalalabad, puis au camp Farouk, près de Kandahar, qu’ils prennent la mesure de l’équipée dans laquelle ils se sont plongés.

La narration passe d’un intervenant à l’autre : Benchellali témoigne d’abord, suivi par Sassi, chacun apportant son regard, son expérience propres. L’auteur lui-même explique, en plusieurs séquences, son cheminement pour aboutir à la présente bande dessinée, en intégrant également sa rencontre avec « Monsieur X », un ancien des services de renseignements familiarisé avec les profils djihadistes. Le dessin qui donne corps à ces souvenirs racontés se révèle sobre. Le trait semi-réaliste va à l’essentiel, croquant les figures en quelques lignes et courbes et les dotant d’assez d’expressivité, sans toutefois créer de véritable émotion.

Assurément intéressant, Le jour où j'ai rencontré Ben Laden s'avère assez ambitieux. Il vise à approcher au plus près le parcours de deux hommes qui ont fait des choix contestables et ont décidé de s'investir pour prévenir le départ d'autres jeunes.

Par M. Natali
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

Le jour où j'ai rencontré Ben Laden
1. Tome 1

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