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Le clan de la rivière sauvage 1. L'Œil du Serpent

10/06/2021 10192 visiteurs 7.7/10 (6 notes)

A nacharsis de Blancherive pratique le métier de conteur ambulant. Le troubadour va d’un village à l’autre pour enflammer les imaginations, spécialement celles de Zaki, Choco et Mélie, qui forment le clan de la rivière sauvage. Le trio rêve de voyages et de péripéties... pas tous, car certains, plus timorés, ne voudraient pas rater le goûter, particulièrement si maman fait des gaufres. Les plus audacieux sont cependant servis. Alors que la réalité et la fable se confondent, ils vivent une véritable histoire de pirates.

Dans L’œil du serpent, Régis Hautière reprend les prémisses du roman d’aventure pour enfants en recrutant une poignée de personnages archétypaux : le froussard, le téméraire et la pimbêche, néanmoins gentille quand elle ne subit pas la mauvaise influence de sa copine. Le canevas est celui d’un récit comme il y en a beaucoup, avec mystère et enquête, mais les choses se compliquent alors que les trames narratives se superposent et se contaminent. Le jeune bibliophile devra donc demeurer attentif et parfois relire certains passages.

Au-delà de l’anecdote, l’auteur de La guerre des Lulus propose une réflexion sur la littérature. Il interpelle fréquemment le bouquineur, par exemple pour lui dire : « Bien… nos principaux protagonistes sont entrés en scène. Il y en aura d’autres, rassurez-vous, mais leur présentation peut attendre ». Il présente les attributs de la fiction, ses codes et les ingrédients avec lesquels travaillent les écrivains. Ces considérations sont facilement identifiables, puisque toujours présentées dans des cartouches crème. Le scribe rappelle également que l’homme de lettres a le droit de choisir une fin ouverte… et le lecteur celui de compléter la narration. Enfin, et surtout, il souligne l’importance des légendes qui façonnent les cultures et les gens. Après tout, sans elles, rien ne serait tout à fait pareil.

Le style de Renaud Dillies est reconnaissable entre tous avec son trait d’une belle élégance et ses hachures créant d’intéressants jeux d’ombres. Comme à l’habitude, ses acteurs adoptent une forme animale. Cela dit, il n’y a pas que des bêtes dans cet album. Prenant à contre-pied les conventions, il statue que son univers est habité par des oursons, des poussins et des créatures imaginaires, mais dans les contes ils sont tous humains ; l’astuce se révèle tout de même amusante. Les couleurs en aplat de Christophe Bouchard apparaissent lumineuses. Souvent décalées, elles renforcent le côté onirique du projet. Ainsi, les nuages peuvent se dévoiler orange et le ciel vert ; et ce dernier changer plusieurs fois de teinte au cours d’une même séquence, sans que cela soit choquant.

Le clan de la rivière sauvage s’annonce comme une grande série. Sous ses allures enfantines, le propos se montre exigeant et intelligent. Parions qu’il se fera une place dans les classes de CM2 et, pourquoi pas, au collège.

Par J. Milette
Moyenne des chroniqueurs
7.7

Informations sur l'album

Le clan de la rivière sauvage
1. L'Œil du Serpent

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Note: 3.8/5 (8 votes)

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L'avis des visiteurs

    Blue boy Le 07/08/2021 à 13:20:26

    Une nouvelle fois, Renaud Dillies retrouve ses compères Régis Hautière au scénario et Christophe Bouchard à la colorisation pour nous transporter dans son univers de prédilection, l’enfance, sous l’angle du conte animalier où la poésie tient une part majeure. A peine remis de son sublime « Abélard », d’une tendresse infinie, auquel succédait de façon honorable « Alvin », sans toutefois égaler le récit d’origine, nous attendions toujours la petite perle d’émotion digne de succéder à son « ours mal léché » et pourtant si attendrissant…

    Graphiquement, les deux univers et leur touche enfantine sont très proches, mais là où « Abélard » contenait un propos plus adulte, davantage d’âpreté et de « gros mots », « Le Clan de la rivière sauvage », en tout cas dans ce premier tome, s’adresse clairement à un public plus jeune, le récit mettant en scène de façon très classique une petite bande de gosses qui vont vivre une aventure extraordinaire, une trame qui n’est pas sans rappeler celle de « Peter Pan »… La narration fonctionne selon une structure de récits enchâssés, avec une jolie trouvaille alliant l’esprit du conte et la magie : un livre très spécial qui permet de vivre les histoires plutôt que de les lire, telle une clé ouvrant la porte vers des mondes parallèles. L’histoire de pirates narrée par le vieux conteur va prendre progressivement corps – et les enfants vont se retrouver projetés en tant que personnages de l’aventure. Si le thème est plutôt alléchant, il faut bien avouer que le récit met un peu de temps à se mettre en place. Et, alors qu’au moment où tout bascule (à la moitié du livre tout de même…), le lecteur risque bien de rester sur sa faim, voire étonné devant le peu de relief narratif. Cette histoire de pirates s’avère plutôt conventionnelle, assez peu passionnante, tandis que la charme et la poésie font cruellement défaut.

    Le dessin opte pour une ligne plus claire que pour « Abélard » mais les personnages sont similaires, et Choco évoque immanquablement une version enfantine du héros du diptyque précité. De même, les couleurs sont plus variées et plus vives, confirmant la cible jeunesse de l’ouvrage. En revanche, on sera peut-être moins séduit par le personnage tout bleu de Zaki, peu expressif, dont on n’arrive pas bien à définir s’il s’agit d’un oiseau ou d’une souris plumée, d’un vague cousin extra-terrestre des Schtroumpfs ou d’une entité évadée d’un tableau abstrait (ce visage bizarrement longiligne…), ce qui échoue à susciter l’empathie, produisant même une sensation un rien désagréable.

    Pourtant, on évitera d’être trop sévère, préférant croire que les auteurs redresseront la barre dans le deuxième tome (s’agira-t-il d’un autre diptyque ou d’une série en plusieurs tomes ?) et sauront nous convaincre que celui-ci sera à la hauteur de nos attentes et de l’estime que l’on porte à ces auteurs. De façon générale, l’imagination est bel et bien présente, mais la construction globale s’avère moins convaincante, un peu bancale, avec une vague impression d’inachevé.

    Dobbs10 Le 09/07/2021 à 06:13:46

    Le Clan sous ses allures de BD Jeuneuse est en fait un récit d'une intelligence rare. Très clairement du 7 à 77 ans et même plus... Qui n'a pas rêvé de rentrer dans la Grande Aventure du bouquin que l'on vient de dévorer, du film de la veille, ... Alors oui je me suis retrouvé un coup de madeleine, de rêve et de jeunesse à la lecture de cet album emprunté à mon fils. Loin des albums jeunes lu en 10 min dans une salle d'attente, le clan est dense, drôle, inventif... Le trait incontournable de Renaud fait mouche bien évidemment... Je souhaite juste un bel avenir à cette série que je vous conseille...ça vous l'aurez compris. A remarquer la double actualité des auteurs de ce bijoux avec la sortie de Abélard (Version intégrale) qui regroupe les albums Abélard et Alvin chez Dargaud... Une très belle intégrale a dévorer si vous n'avez pas déjà les albums.

    Asturn Le 05/07/2021 à 12:06:44

    Yahou ! Une chouette BD jeunesse !
    Mon seul reproche serait la trop grande profusion de dialogues parfois.
    Le graphisme est super chouette et immersif, les personnages sont à la fois drôles, contrastés et attachants, le récit est prenant, bien trouvé, surprenant. Que demander de plus ?