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Les artilleuses 2. Le Portrait de l'antiquaire

21/05/2021 3656 visiteurs 7.0/10 (1 note)

E n 1911, dans une Paname imaginaire, née de la fusion du réel avec l’OutreMonde, êtres humains, trolls, faunes et elfes cohabitent à peu près harmonieusement. C’est dans ce monde singulier que l’élégante Lady Remington, l’impétueuse Miss Winchester et l’extravagante Mam’zelle Gatling exercent la noble profession de voleur. Comme elles ont la gâchette facile, elles sont connues comme "les artilleuses". Les trois délinquantes, attachantes et fantasques, rappellent un peu Arsène Lupin, qui pratiquait d’ailleurs le même métier, dans la même ville, à la même époque. Pendant le braquage d’une banque, le trio s’empare du sagillaire, une bague aux propriétés étranges. Pour conserver le bijou que tous convoitent, les dames affrontent un émissaire du royaume d‘Ambremer, les services secrets français, la police et, surtout, les espions du Kaiser.

L’intrigue du Portrait de l’antiquaire, deuxième tome des Artilleuses apparaît somme toute simple. Certaines scènes de poursuite et de fusillades tendent du reste à s’étirer sur plusieurs pages, sans que cela fasse vraiment progresser l’histoire. Mais peu importe, l’album se révèle jouissif. L’anecdote y cède le pas à la présentation de la Belle Époque servie avec une bonne tranche de fantastique. Les héroïnes ont de la répartie et Pierre Pevel leur offre des répliques truculentes.

Avec leurs chevelures incroyables, les criminelles d’Étienne Willem sont mignonnes comme tout ; les acteurs secondaires affichent pour leur part des bouilles sympathiques, même lorsque ce sont des méchants ou des créatures mythiques au tempérament belliqueux. L’artiste démontre un beau sens du mouvement alors que les bagarres, explosions et chasses à la femme abondent, toujours ponctuées par des onomatopées tonitruantes. Enfin, et c’est probablement ce qui fait le charme du projet, les décors fourmillent de détails aussi anodins que plaisants : un petit dragon perché sur l’épaule d’un monsieur convenable, un café baptisé Le pont du troll ou encore un monstre effrayant interprétant un personnage de Carmen au Palais Garnier.

Pour son galop d’essai dans le neuvième Art, le scénariste a eu la main heureuse en adaptant l’univers qu’il a développé dans sa série de romans Le Paris des merveilles. Sa collaboration avec l’illustrateur de La fille de l’exposition universelle est concluante. Il est à souhaiter que le tandem donne une suite à ce triptyque.

Par J. Milette
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Les artilleuses
2. Le Portrait de l'antiquaire

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L'avis des visiteurs

    Touriste-amateur Le 01/06/2021 à 23:48:04

    Mince alors! A l'heure où j'écris cet avis, je constate que la moyenne des critique est 2.1 sur 5 alors que je donne 4. Tant pis : j'assure!

    J'ai passé un très bon moment à lire cet album, un peu plus épuré de gnomes et autres dragonnets que le précédent pour se concentrer sur l'histoire et les personnages. C'est détaillé, drôle, pétillant, pétulant.
    Je me suis régalé en espérant un dernier troisième tome du même niveau pour finir ne beauté une histoire vraiment sympatoche et très bien dessinée!

    Shaddam4 Le 28/05/2021 à 12:26:22

    Remarquablement fidèle au premier tome, ce second volume confirme la maîtrise scénaristique du romancier Pierre Pevel et sa gestion aux petits oignons des informations, (ni trop ni trop peu) sur son univers foisonnant. Déterminé à permettre une lecture fluide et sans contraintes, il insère beaucoup de phylactères narratifs qui nous rappellent ce qu’il y a besoin de savoir. Non que l’intrigue soit complexe (on reste sur un complot attendu) mais ces inserts permettent de se dispenser la révision des tomes précédents pour se souvenir de qui est qui et huilent les transitions avec les nombreuses séquences d’action fort réussies. Côté graphique, si le décors est vraiment sympathique et semble plaire au dessinateur dans ses multiples détails, certains personnages semblent moins l’inspirer. Vu qu’on parle de BD jeunesse ce n’est pas trop grave, ces derniers sont caractérisés avant tout par leur arme et leur costume. Avec des assassins en chapeau-melon sortis tout droit d’Adèle Blanc-Sec, de l’espionnage 1910, de méchants allemands et une once de steampunk, ce second tome des Artilleuses se savoure toujours avec plaisir. Si l’habillage reste tout à fait attirant, on aimerait avoir plus d’empathie pour les trois héroïnes qui semblent bien passives hors des séquences de baston. Gageons que le scénariste muscle un peu ses personnages sur la conclusion du triptyque et surtout, prévoie un nouveau cycle qui nous permettra de faire plus connaissance avec son monde merveilleux.

    Lire sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2021/05/26/special-drakoo-dragon-et-poisons-2-les-artilleuses-2/

    Saigneurdeguerre Le 16/05/2021 à 10:54:18

    Paris des Merveilles. 1911.
    Faubourg Saint-Germain. « La Rapière d’Ivoire », une des plus élégantes salle d’armes de Paris.

    Lieu parfait pour permettre à des gentlemen, officiers et diplomates de croiser le fer, mais aussi de discuter en toute tranquillité d’affaires confidentielles de la plus haute importance pour le sort de l’OutreMonde.
    Le colonel Laethian, Elfe et chef de la diplomatie secrète du Royaume d’Ambremer se livre à une passe d’armes sans concession avec le capitaine Jules Bormange du 2e Bureau, les services secrets français. Le sujet de leurs échanges ? La disparition de la sigillaire. Pas n’importe quelle bague, non ! Le roi du Royaume elfe d’Irthil remit sa chevalière à la reine Méliane en signe d’allégeance. Sa disparition, surtout si elle tombe entre de mauvaises mains, pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Les Allemands sont prêts à tout pour la posséder. Vraiment à tout !

    Mais où donc est passée la sigillaire ? Ah, ben tiens, par une heureuse coïncidence, Louison, Mam’zelle Gatling, la sort de sa poche…


    Critique :

    J’ai toujours dit qu’une femme ça pouvait être drôlement dangereux ! Alors trois… Suite des aventures de trois drôles de dames qui se trouvaient dans une situation extrêmement embarrassante au terme du premier album où elles étaient aux prises avec presque un régiment de gendarmerie qui, tout en finesse, mitraillait à tout-va. Par miracle, elles ont réussi à s’échapper (en recourant tout de même un peu à la magie). Rappelons que Lady Remington est une magicienne…
    Les voilà en quête d’un havre de paix où se remettre de leurs blessures. Rien de tel que de trouver refuge dans la Zone, sorte de bidonville, jouxtant Paris.

    Le scénario de Pierre Pevel, une uchronie dans un Paris de la Belle Epoque, fortement coloré de magie et où se mélangent gnomes, elfes, trolls, humains, etc. est plein de rebondissements. Etienne Willem au dessin prouve qu’il est l’un des meilleurs pour animer un récit plein d’action. La finesse des détails est d’un niveau rarement atteint et ses planches mériteraient d’être imprimées à un format plus grand encore pour que le lecteur puisse pleinement profiter de la minutie de son travail. Tanje Wenish aux couleurs complète divinement bien ce trio.

    Faites péter… Le champagne ? Heu… Non ! Faites tout péter ! Les Artilleuses ne sont pas d’humeur à se laisser marcher sur les pieds par des danseurs allemands mal intentionnés qu’elles n’ont pas invités au bal de la sigillaire convoitée par des appétits d’ogres.

    La suite des aventures des Attilleuses est promise pour fin 2021… A suivre !