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1908, Londres. Croyant dégoûter sa fille de jouer avec son tabac hors de prix en lui permettant de fumer, un père reste bouche bée lorsque cette dernière fait des jolis ronds de fumée avec un cigare. La petite Tuffi, dure à cuire, ne versera même pas une larme quand sa mère, furieuse, la giflera. Ainsi commence le récit de Joe Carstairs à son interlocuteur Wadley, sa poupée de chiffon fétiche.

Le duo de Monsieur désire ? est à nouveau réuni pour ce passionnant biopic sur une femme au destin hors norme.

Envoyée à treize ans chez ses grands-parents à New-York, loin de son frère et de sa sœur, -mauvaise influence-, elle atterrira ensuite dans un internat du Connecticut. Une punition ? Ils ne pouvaient pas mieux se tromper, non, la mini tornade peut enfin respirer et humer la liberté à pleins poumons ! Elle y fera des rencontres déterminantes et épanouissantes qui forgeront sa personnalité. Elle découvrira surtout que la proximité féminine lui sied à merveille. Un de ses beau-père lui fera découvrir la vitesse, oh, grisantes sensations ! Puis sa participation à la première guerre, l'éveil des sens auprès de Dolly Wilde... Mais chut, inutile de trop en dire sinon qu'elle aura vécu selon ses convictions, faisant fi des qu'en dira t-on et de la désapprobation ouverte de la majorité de son entourage. Grâce à un caractère bien trempé et une assurance folle, Marion Barbara s'est faite toute seule, à l'avant-garde dans de nombreux domaines.

Les faits ont été conservées mais le scénariste Hubert a aménagé leurs «déroulements précis» à sa guise et imaginé les dialogues en restant dans l'esprit du personnage. Il a découpé son récit en courts chapitres, ménageant ainsi le suspense. Le procédé de narration fait que le lecteur a l'impression d'être un confident de l'héroïne, au même titre que son étrange interlocuteur ; immersion garantie.

Virginie Augustin fait vivre cette histoire en noir et blanc, choix qui se marie très bien avec l'élégance du trait, donnant à l'ensemble une classe «so british», d'autant que sa maitrise du contraste est superbe. Le découpage classique met en valeur les décors soignés et détaillés, ainsi que les silhouettes déliées et les fins portraits.

Un très bel hommage à une femme épatante qui fait d'autant plus regretter la disparition de ce talentueux artiste qu'était Hubert.

Par L. Moeneclaey
Moyenne des chroniqueurs
7.7

Informations sur l'album

Joe la Pirate

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L'avis des visiteurs

    bd.otaku Le 04/05/2021 à 21:21:06

    Le tandem de « Monsieur désire » se reforme pour « Joe la pirate » et c’est peu dire qu’on attendait ce dernier opus avec impatience. Unique biographie dans l’œuvre d’Hubert mais quelle biographie ! Celle de Marion Barbara Carstairs, une « Violette Morris » américaine pour son côté frondeur et anticonformiste dotée en plus d’une fortune colossale puisque petite fille richissime d’un actionnaire de la Standard Oil. En treize chapitres dans une narration linéaire et une ligne claire proche de celle d’Yves Chaland, Virginie Augustin et Hubert nous racontent donc le destin hors du commun de cette enfant née à Londres en 1900 qui traversera le siècle entre « champagne et extravagance » pour s’éteindre en Floride à 93 ans.
    *
    Celle qui décrétait « je n’ai jamais été une petite fille. J’étais queer déjà dans la matrice » et ajoutait « je suis ma propre création. Je ne dois rien à personne et surtout pas à mes parents » se rebaptisa « Tuffy » à l’âge de 5ans, puis « Joe ». Elle vécut mille vies en une : elle servit en France dans la croix rouge durant la première guerre, battit des records de vitesse dans des courses de bateau, fonda un garage féminin , acheta une île dans les Bahamas qu’elle gouverna, appris à piloter un avion, collectionna les conquêtes féminines (pas « mil et tre » mais 123 tout de même !) parmi lesquelles Tallulah Bankhead et Marlene Dietrich, fréquenta le duc et la duchesse de Windsor et eut pour confident et meilleur ami une poupée « le major Wadley » avec laquelle elle se fit incinérer…
    *
    Un très riche matériel biographique donc, presque taillé sur mesure pour nos deux auteurs qui se sont documentés et appuyés sur l’ouvrage de Kate Summerscale «The Queen of Whale Cay » malheureusement non traduit en français et sur des clichés d’époque parois fidèlement reproduits. Ils nous offrent des dialogues piquants et qui font mouche, un découpage enlevé avec parfois de superbes pleines pages avec de magnifiques noirs contrastés ainsi que des notices biographiques fort utiles de toutes les célébrités évoquées dans un appendice final… Et pourtant, il manque un petit « je ne sais quoi ». La linéarité de la narration et le noir et blanc épuré mettent finalement le lecteur à distance instaurant un côté paradoxalement trop sage et désincarné. La couverture magnifique, l’unique séquence en couleur (aux crayons) été le portrait final dans ses tons chauds et mordorés laissent entrevoir ce qu’aurait pu être cet album tout comme les deux derniers chapitres. A la fin du roman graphique en effet, le visage trop lisse et semblable à celui de sa poupée de Joe Carstairs se trouve enfin marqué par le vieillissement et elle quitte son masque d’éternel Peter Pan trublion pour montrer son décalage avec les flamboyantes seventies… Là soudain, elle devient humaine et vraiment intéressante …