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Les Âges perdus 1. Le Fort des Landes

25/03/2021 3571 visiteurs 6.7/10 (3 notes)

L 'apocalypse a bien eu lieu lors du passage à l'an mil, et avec elle, toute trace de civilisation a disparu. Seule une poignée d'hommes y a échappé. Ils se sont terrés en attendant le retour du soleil. Quelques années plus tard, des clans nomades se sont constitués, devenant chasseurs pour survivre et guerriers pour échapper aux écorcheurs, un gigantesque hybride d'ours qui décime leurs rangs. En proposant de cultiver la terre, sans le savoir, le chef Primus Moor va condamner la majeure partie de sa tribu à sa perte. Aux autres, à l'exil...

« la nature reprit violemment ses droits. Et tout dehors n'était que péril, menace et destruction. »

Jérôme Le Gris a décidé de refaire le monde. Après avoir scénarisé les séries Horacio d'Alba et Serpent Dieu, il laisse divaguer son imagination, gommant une part importante de l'histoire de l'humanité, pour inventer et en réécrire la suite, à sa guise. Un reset qui lui offre la possibilité d'envisager une hypothèse de reconstruction particulièrement crédible et qui happera le public pour l'emmener jusque dans les entrailles de sa trame. Dans cet univers redevenu primaire et sauvage, la pérennité est l'enjeu et la priorité de chacune des nouvelles peuplades. Un meneur de bande, dernier héritier des nombreuses connaissances ancestrales, avant que celles-ci ne partent en fumée, bouscule et remet en question les règles établies, en démontrant que le maraîchage peut venir solutionner la pénurie de viande. Mieux qu'un compromis, cela passe par une indispensable sédentarisation, un sacrifice qui va à l'encontre de l'essence même de ces populations en perpétuel mouvement. Les bonnes idées scénaristiques saupoudrées, la richesse de l'environnement ainsi que la brutalité du propos cassent les codes standards des multiples synopsis post-apocalyptiques. C'est l'intérêt qui en est directement impacté et largement bénéficiaire.

Pour appuyer le récit, Didier Poli (Les Seigneurs de guerre, L'Enfant de l'orage) arrose son dessin d'un joli panel de couleurs ternes, seules quelques éclaircies de teintes viennent souligner l'espoir et les rares moments de quiétude et d'amour. Le trait, réaliste et de très bonne facture, permet au lecteur de pouvoir être aspiré par certaines scènes d'action afin d'y participer pleinement.

Le fort des Landes, première bataille des Âges perdus, trouve les arguments pour se singulariser et se démarquer à bon escient de ce qui se lit habituellement.

Par D. Roy
Moyenne des chroniqueurs
6.7

Informations sur l'album

Les Âges perdus
1. Le Fort des Landes

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Note: 4.0/5 (17 votes)

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L'avis des visiteurs

    RomainDC Le 09/04/2021 à 23:03:22

    Je note 5/5, pas parce que le tome est exceptionnel, mais parce qu'il pose les bases d'une histoire qui peut être vraiment intéressante

    Au premier abord, ça peut ressembler à bien d'autres histoires d'héroic fantasy, mais l'histoire racontée a tout de même son lot d'inédit dans le genre

    C'est un bon premier album, il a très bien introduit les personnages et le début de la quête dans laquelle on va suivre nos héros pour les 3 prochains albums (la série est prévue en 4 tomes), donc j'attends vivement la suite, mais je suis déjà conquis et je m'attends à quelque chose de plaisant :)

    Le dessin est sublime, les couleurs sont très très bonnes

    Johnny Fletcher Le 08/04/2021 à 01:52:12

    Les âges perdus propose une histoire qui parait ressembler à mille autres mais qui rapidement ajoute sa propre petite musique, développe une atmosphère singulière dans un cadre pourtant plutôt familier. Le scénariste travaille davantage sur la simplicité des enjeux que sur la complexité d'un monde inconnu. Il favorise la linéarité du récit d'aventure pour attacher notre attention aux personnages et leur donner corps en quelques traits. C'est le pari que doit remporter un auteur qui tisse un pur récit d'aventure: faire en sorte que le lecteur s'attache au sort des personnages principaux, se sente lié à eux, se préoccupe des épreuves qu'ils doivent traverser et des tourments qui leurs sont réservés. Tout cela en une cinquantaine de pages, c'est là une gageure bien plus difficile à tenir qu'il n'y parait. Cette prouesse est relevée par Jérôme Le Gris qui nous entraine à la suite de ce petit groupe d'individus plongé rapidement dans une situation critique.
    Dans ce type de récit, l'atmosphère est primordiale. Celle-ci est habilement rendue par le formidable travail du dessinateur Didier Poli d'une part, et par celui tout aussi abouti du coloriste Bruno Tatti d'autre part. Le choix judicieux des cadrages panoramiques pour nous donner à ressentir pleinement les austères paysages traversés et pour mieux révéler la précarité et la vulnérabilité du groupe de personnages qu'il nous est proposé de suivre est d'une grande pertinence. Cette manière d'étirer notre regard d'un bord à l'autre de la page suggère habilement l'étendue de l'environnement, sa vastitude. Lorsqu'il veut diriger notre attention sur les personnages, Didier Poli resserre son cadre sans pour autant les extraire de leur environnement. Nous ne perdons jamais contact avec ces paysages de landes et de montagnes. Ainsi, le point de vue rapproché sur un visage n'exclut jamais l'idée du paysage ou du décor dans lequel est situé le personnage.
    On remarque qu'il sait souvent placer au mieux ses personnages les uns par rapport aux autres pour conserver une grande lisibilité, une profondeur appréciable dans son image ainsi qu'un équilibre esthétique. Ses décors sont toujours très délicats grâce à une finesse de trait dans les détails qui confère une subtile sensation de matière.
    De son côté, Bruno Tatti habille avec talent les dessins de Didier Poli. Le vent, la lumière solaire presque toujours voilée, les ciels chargés, les nuages menaçants, les lignes de crêtes déchiquetées par la lumière du jour, les horizons incertains, les tapis d'herbes rases, les nuits pâles ou bien encore les halos des torches, tout cela est merveilleusement rendu par l'art du coloriste.
    Poli et lui sont réellement inspirés tout au long de ce premier tome. Ils opèrent avec délicatesse et nuance dans un style de récit qui en manque souvent graphiquement.
    Ce premier tome des Ages perdus atteint ses objectifs et nous entraine sur les sentiers de l'aventure avec une sensibilité de vue et un travail graphique, certes classique mais inspiré, qui réjouit. De la bien belle ouvrage.

    philjimmy Le 04/04/2021 à 21:28:21

    Même si il y a quelques incohérences ( ou quelques raccourcis dans le scénario) pour poser l'uchronie, l'important est surtout que l'univers créé est lui cohérent et semble profond , et donc susceptible de pouvoir développer une intrigue complexe. L 'organisation sociale est extrêmement intéressante, fondée sur un partage des ressources malgré des modes d'existences qui varient beaucoup d'un clan à l'autre. C'est la possibilité de la sédentarité qui va déclencher une révolution dans l’organisation nomade du monde.

    Des dessins et couleurs parfaitement adaptés. Si les auteurs savent ou ils nous emmènent, on peut avoir une série référence. En tous cas, une entrée en matière qui donne envie d'aller voir plus loin.

    MAL75 Le 04/04/2021 à 13:09:27

    le dessin est superbe, et si l'intrigue est un peu longue à démarrer, le résultat est magnifique. 9/10. Vivement la suite !

    El-Rej Le 28/03/2021 à 09:34:12

    Ceci est mon premier commentaire sur le site mais il fallait que je l’écrive : ma déception est trop grande pour ce titre que j’attendais depuis longtemps !

    Bon, ce n’est quand-même pas aussi catastrophique qu’une BD comme Gung Ho (vous savez cette BD soit disant post-apocalyptique au contexte un peu vague où l’ont suit un groupe d’ados dans une colonie où l’on trouve produits manufacturés à foison (clopes, Jack Daniels, essence pour la moto, munitions, fringues etc) et où les règles sont tellement légères qu’elle pourrait faire passer un séjour UCPA où l’on doit faire la bouffe et la vaisselle pour un camp de détenus !).

    Mais les Ages Perdus n’est pas une réussite non plus… !
    Les premières pages expliquent le contexte de l’œuvre : on voit une case du temps de « l’obscure » qui nous montre une terre dévastée, sans une arbre et, 2 cases après, les rares survivants qui ont trouvé refuge « au cœur de grottes profondes » sont autour de feux.
    Alors là, il faut qu’on m’explique comment on peut faire du feu dans un monde sans arbre et donc sans bois (et pour cause, on apprend 2 pages après que « des milliers de générations furent perdus avant que les rayons du soleil n’apparaissent à nouveau »).
    Dans la seconde case de cette même planche, on apprend que, finalement, « le temps de l’obscure s’acheva après des siècles… ». A l’instar du titre de la BD, je dois avouer être encore plus perdu : milliers de générations perdues vs des siècles de peur et de confusion mais passons sur ce détail, la vie pouvait donc reprendre lentement.

    Je me demande quand-même comment, pendant tout ce temps, des personnes ont réussi à vivre au fond de grottes sans se nourrir, sans boire, sans même de lumière… la base de l’histoire est donc un peu fragile !
    Mais bon, tout cela était visible dans la preview et j’avais décidé d’aller au-delà du contexte un peu bancal car j’adore le dessin de Didier Poli.

    On fait donc un bond dans le temps de plusieurs milliers d’années pour se retrouver dans des paysages toujours aussi désolés, sans arbre, pour suivre des groupes de survivants qui se battent pour la possession d’un fort.

    Et là, la fragilité de l’histoire continue : qui sont ces personnes ? il ne s’agit pas de nomades, on en parle nulle part. Alors où vivent les survivants ? Pourquoi partager ce fort et même le laisser vide comme au moment où nos héros arrivent ? Pourquoi tout simplement ne pas construire son propre fort et installer une colonie ?

    Primus, le héros vient de découvrir la possibilité de faire pousser du blé… pourtant, les protagonistes semblent déjà posséder les compétences liées à la forge du métal puisqu’ils ont des armes.
    Notre héroïne à en permanence un carquois dans le dos rempli de flèches ou de pieux qui n’ont aucune utilité pendant toute la durée de ce premier volume…

    Bref, pour moi qui aime les récits bien construits, c’en est trop : l’histoire n’est qu’une succession de scènes d’action ; tout s’effondre et, à la fin de ma lecture, j’ai l’impression que le titre aurait dû être « Le Temps Perdu ».

    LeoLab Le 25/03/2021 à 18:52:39

    Quelle excellente entrée en matière. Les dessins sont superbes et l'histoire promet une belle saga. Vivement la suite. Ça va être long.