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Toute la bande dessinée

Tarzan (Bec) 1. Tarzan

25/03/2021 4281 visiteurs 5.7/10 (3 notes)

L es pleurs d'un bébé résonnent dans la nuit noire. Attirés par ce bruit incongru qui rompt le calme de la jungle africaine, des silhouettes massives se glissent et pénètrent dans la cabane. Après s'être débarrassé d'un coup de patte de l'occupant qui veillait, les menaçants prédateurs s'emparent du nourrisson et s'enfuient parmi les arbres. Plusieurs années sont passées et le garçon a grandi…

Qui ne connait pas Tarzan ? Christophe Bec s'attaque à ce classique de chez classique d'Edgar Rice Burroughs, variation de la légende de l'enfant sauvage, au même titre que Mowgli dans Le Livre de la jungle de Rudyard Kipling, œuvre antérieure. La bande dessinée s'attache à respecter le roman d'origine, que le cinéma et Disney avaient quelque peu déformé. Une séquence muette débute le récit, déroulant l'enfance du héros en laissant s'exprimer les illustrations. Une voie off prend le relai, dévoilant les pensées de l'homme et des singes. Le lecteur le voit évoluer, grandir et souffrir, attiré naturellement par les restes de sa civilisation tout en continuant son apprentissage chez les bêtes sauvages. Puis l'intrigue se décale sur le groupe d'explorateurs qui débarquent par la suite, montrant bien le climat tendu qui règne entre les différents membres de l'expédition et la mentalité de l'époque, colonialiste et prétentieuse, qui s'oppose bien évidemment à l'innocence de Tarzan. La narration se révèle fluide et claire et la construction des personnages est progressive ; si la violence est bien présente, elle ne tombe jamais dans la surenchère. À un final, une réelle authenticité se dégage.

Exit le domaine fantastique de M.O.R.I.A.R.T.Y, Stevan Subic met son style réaliste au service de ce scénario sombre et captivant. Le dessinateur utilise beaucoup la variation des orientations de ses cases (en portrait, en paysage), les inclusions, des contours blancs très fins, des cadrages et des points de vue variés, le dessinateur a assurément beaucoup travaillé sa mise en page pour en faire une lecture dynamique et cinématographique. Un grand bravo aussi pour la restitution de la faune et de la flore, très crédible dans leur posture et leur expression pour la première. Seul bémol, les couleurs franches faites à l'ordinateur, leur côté froid et artificiel gâchent un peu l'ambiance exotique du cadre de l'action.

Très bon travail de la part des deux auteurs qui ont réussi à restituer le souffle originel du roman et à donner l'envie de redécouvrir cette histoire certainement galvaudée et délayée par tant d'interprétations.

Par L. Moeneclaey
Moyenne des chroniqueurs
5.7

Informations sur l'album

Tarzan (Bec)
1. Tarzan

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L'avis des visiteurs

    elpastor Le 20/06/2021 à 12:40:43

    Tarzan ! Je parie qu’à la simple évocation de ce nom, la plupart d’entre vous ont visualisé un film en noir et blanc, Johnny Weissmuller poussant son fameux cri durant les douze fois qu’il a incarné le personnage de Burroughs à l’écran de 1932 à 1948. Mais ils penseront aussi et surtout à la sublime version de Hugh Hudson portée par Christophe Lambert dans Greystocke.
    Et c’est d’ailleurs de ce côté-là qu’il faut regarder lorsqu’on ouvre l’album de Christophe Bec et Stevan Subic. Une aventure bien plus proche du premier opus de l’auteur, paru en 1912, Tarzan on the Apes. Le fils de Lord Clayton est recueilli bébé par une guenon de la tribu des manganis, une espèce inconnue mais proche des gorilles et des chimpanzés, après que son père ait été tué par un grand singe. Il va grandir peu à peu, gagner en force et en puissance, et devenir le chef de la tribu. Jusqu’à sa rencontre avec Jane Porter et le lieutenant d’Arnot, puis son retour vers la civilisation et la terre de ses ancêtres. Sur un scénario assez fidèle de Bec, dont on ne présente plus le nombre de séries que ce touche à tout a développées avec succès, Subic applique une image brute, sombre, aux traits peut-être plus épais qu’un dessin conventionnel. On n’aime ou on n’aime pas, personnellement je trouve que ça rend le personnage de Tarzan plus inquiétant. Nous ne sommes pas dans un conte de fées, ici c’est la jungle dans tout ce qu’elle a de cruel, un trait façon ligne claire aurait desservi le sujet. Un découpage dynamique, agressif, une mise en couleur d’Hugo Facio qui renforce cette sensation d’oppression, voilà un premier tome bien touffu de 84 pages qui mérite qu’on s’y arrête. Une ambiance moite, humide, lourde que j’oserais sans problème comparer à celle, poussiéreuse, aride et brûlante, qui transpirait des les albums de Pallacios McCoy. Et lorsqu’on sait que la même équipe s’occupe de redonner vie au plus mythique des seigneurs de l’âge hyborien, j’ai nommé Conan, on ne peut qu’être impatient !

    Erik67 Le 05/06/2021 à 08:56:16

    Encore une nouvelle version de Tarzan, le seigneur de la jungle que nous livre Christophe Bec accompagné de Stevan Subic au dessin. Il n'y aura fort heureusement aucune dérive fantastique. On reprend le roman écrit à l'origine par Edgar Rice Burroughs et on exploite certaines idées plutôt que d'autres.

    Le cadre reste le même à savoir la jungle avec un petit passage en Ecosse dans le domaine des Greystoke. J'ai trouvé la fin un peu expéditive alors que l'introduction était plutôt réussie dans le genre BD muette.

    On retrouve certaines similitudes avec le Tarzan de Disney bien entendu. Cependant, cette version est plus sauvage, plus sensuel et plus moderne. C'est cet apport nouveau qui va faire la différence par rapport à un personnage que l'on connaît tous assez bien. C'est très loin d'être une version édulcorée.

    Un mot sur le dessin pour dire qu'il est véritablement de toute beauté avec une colorisation sublime. Il faut quand même le souligner.

    Au final, c'est une œuvre plutôt réussie qui est assez agréable dans sa lecture malgré la dureté de ce récit. Cela ne se terminera pas forcément par un happy end.

    thieuthieu79 Le 10/05/2021 à 14:54:28

    Une très belle adaptation de Tarzan pleine d'humanité, aussi touchante que puissante.
    La somptueuse et très longue séquence muette qui retrace la jeunesse de tarzan est grandiose, puis laisse intelligemment de côté l'enfant au profit de l'adulte et de sa voie off qui prend le relais, pour nous amener enfin vers le cœur du récit.
    Le graphisme exceptionnel de Stevan Subic respire la nature, la liberté mais aussi le danger et l'insécurité.
    Et que dire de cette colorisation dépaysante et maitrisée..
    Un ouvrage plein d'humilité, très classique mais droit et sans aucune fausse note si ce n'est celle d'avoir trop vite terminé la lecture.

    Shaddam4 Le 07/04/2021 à 13:11:32

    Ce long récit se laisse très bien lire et apprécier dans tout son classicisme, sa radicalité bestiale et ses encrages en atténuant les aspects les plus datés du matériau originel. Le graphisme de Stevan Subic est brut, claque sèchement avec un encrage épais et massif qui suggère les décors et les formes. On se plait à (re)découvrir l’histoire originale qui a depuis tellement été adaptée, en se disant, comme pour Lovecraft et d’autres auteurs de l’époque, que les clichés qui leur sont attachés sont souvent plus issus des réinventions que des sources étonnamment adultes et évocatrices.[...]

    Lire la suite sur le blog:
    https://etagereimaginaire.wordpress.com/2021/04/07/tarzan-1/