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Toute la bande dessinée

La couronne de verre 1. Plus peine que gloire

17/11/2020 4617 visiteurs 6.7/10 (3 notes)

L e 16 septembre 1380, Charles V s’éteint, conscient que son héritier n’est qu’un enfant et que ses propres frères vont chercher à tirer avantage de la situation. Au moins laisse-t-il à son rejeton un royaume apaisé, des caisses pleines et un appui en la personne de son ami, le chambellan Bureau de la Rivière. Mais le corps du défunt n’est pas encore en terre que, déjà, les oncles du nouveau roi entrent en lice. Si Jean de Berry et Philippe de Bourgogne s’empressent de prêter allégeance à leur neveu, ils s’imposent au conseil. De son côté, le duc d’Anjou fait main basse sur le trésor royal pour entreprendre de lointains projets. Isolé, le jeune monarque se trouve pris dans un étau, forcé de rétablir un impôt impopulaire et d’éloigner l’ombre d’une guerre. En qui pourrait-il faire confiance ? Peut-être en cet écuyer breton débrouillard et volontaire, Tanneguy, arrivé dans les pas de son aîné, Guillaume Du Châtel ?

Alors que les lecteurs attendent la parution du septième et dernier tome du Trône d’argile, France Richemond s’est associée au dessinateur Tommasso Bennato et au coloriste Hugo Poupelin pour livrer un prequel prévu en cinq albums. Ouvrant cette nouvelle série historique, Plus peine que gloire se révèle aussi dense qu’intense et pose les jalons d’une intrigue qui s’annonce déjà riche et complexe. Avec talent, la scénariste parvient à dépeindre le contexte général, à définir les forces en présence, à relever les problématiques qui viennent progressivement nourrir l’action. Celle-ci s’intensifie d’ailleurs au fil des pages, pour culminer dans la révolte des Parisiens refusant d’être imposés. Elle permet également de montrer l’art délicat de gouverner qui impose de ménager les différentes factions, tout en essayant de préserver l’autorité monarchique. De plus, quoique nombreuses, les informations se glissent adroitement dans le propos par le biais de rappels clairement exposés qui éclairent d’autant mieux la difficulté des choix de gouvernance, ainsi que l’étroite marge de manœuvre possible. En outre, le récit met en avant deux gamins aux caractères très différents : d’un côté, il y a Charles VI, tout juste couronné, mais qui apparait très vite submergé par sa charge et les évènements, si ce n’est comme fragile ; de l’autre, se trouve Tanneguy, personnage marquant de la série-mère, qui s’avère déjà vif et tenace et que le lectorat aura plaisir à revoir dans ses années d’apprentissage.

Dans un style s’inscrivant dans la lignée de celui de Théo, Tommasso Bennato, (Mystic hearth, Le phare d’Alexandrie, L’homme qui voulut venger César) parvient à insuffler corps et vie aux divers protagonistes. En dépit de leur nombre, il réussit à conférer à chacun des caractéristiques qui facilitent leur reconnaissance. Assuré, son coup de crayon possède une expressivité appréciable et va de pair avec le soin apporté aux costumes et aux décors tant extérieurs qu’intérieurs. Le découpage bien agencé et la variété des cadrages assurent à la fois une bonne lisibilité et le dynamisme d’ensemble, et ce malgré une certaine densité. Cela fait oublier de rares rendus moins aboutis. Le travail d’Hugo Poupelin (Les rescapés d’Eden, Résilience) sur les couleurs rehausse le tout avec justesse et participe à créer des ambiances tantôt chaleureuses – au coin d’un feu -, houleuses – lors des querelles et des émeutes – ou majestueuses – lors du sacre et des conseils. Enfin, l’album est complété par un cahier expliquant sa genèse et la difficile transposition d’un morceau d’Histoire au format de la bande dessinée.

Documenté et bien mené, ce premier volet de La Couronne de verre se révèle captivant et augure une suite prometteuse. À lire !

Par M. Natali
Moyenne des chroniqueurs
6.7

Informations sur l'album

La couronne de verre
1. Plus peine que gloire

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L'avis des visiteurs

    Saigneurdeguerre Le 10/10/2020 à 17:22:49

    Septembre 1380.

    Le roi Charles V se meurt… Il laisse deux fils encore enfants. Il a pris ses dispositions pour qu’un trésor royal puisse permettre à son héritier de gouverner la France malgré le fait qu’il ait supprimé les impôts qui accablaient le peuple. Se méfiant de ses frères, un deuxième trésor, bien caché celui-là, devrait permettre à son fils de surmonter un coup dur. Se méfiant de ses frères et de Louis en particulier, Charles V a pris des dispositions légales pour sa succession.
    Oui, mais… C’est sans compter sur la tromperie, la veulerie, la trahison de son satané frère Louis, le duc d’Anjou, qui est prêt à tout pour s’enrichir et devenir roi… en Italie !


    Critique :

    Quelle misère ! … Dire qu’il va falloir attendre un an, voire plus ! pour connaître la suite de « La Couronne de Verre » de la très talentueuse historienne scénariste française, France Richemond ! Oui ! Oui ! Celle-là-même qui est l’auteure du « Trône d’Argile » (avec le scénariste Nicolas Jarry) dont on attend désespérément la suite !

    Un scénario mené à la vitesse de l’éclair pour mettre en place le très difficile règne du roi Charles VI monté sur le trône à l’âge de douze ans, dépouillé par son oncle, le lâche et ignoble Louis, duc d’Anjou, et manipulé par ses deux autres tontons, Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, et Jean, duc de Berry.

    Mais Charles, et son jeune frère, Louis de Valois, ne sont pas les véritables héros de l’histoire. Cet honneur revient à Guillaume et Tanneguy du Châtel… Enfin, surtout à Tanneguy, qui au début du récit a le même âge que le jeune roi.

    A la fin de l’album, France Richemond justifie ses choix en révélant ses sources historiques et les nombreux blancs laissés par l’Histoire et qui lui permettent de laisser son imagination combler les fossés creusés entre les différents témoignages historiques.

    Pour rappel, l’histoire se situe en pleine Guerre de Cent ans…

    L’Italien Tommaso Bennato illustre à merveille ce récit fourmillant de détails iconographiques. Vivement qu’il se mette à la suite de l’histoire, ce qui n’est peut-être pas très évident puisqu’il œuvre aussi dans le monde du jeu vidéo.

    Le Français Hugo Poupelin, établi en Belgique et formé à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles, apporte les splendides touches de couleur qui complètent cette merveilleuse BD.

    Inutile de préciser que je recommande chaudement cet album !

    yannzeman Le 28/09/2020 à 22:49:29

    Oh qu'il est bien né, cet album !
    Oh qu'il fait du bien !

    Graphiquement, ce qui se voit en premier, on est dans l'ambiance de son ainé "le trone d'argile". On pourrait même croire qu'il s'agit de la même équipe, alorsqu'il n'en est (presque) rien : Jarry ne co-scénarise pas, et Théo ne le dessine pas.

    Et pourtant, on s'y sent familier, dans ses meubles, en terrain connu.
    Il y a des raisons à cela, entre le patronage de Théo et la scenarisation de France Richemond, qui a participé au "trone d'argile".

    Les personnages sont immédiatement identifiables, les décors sont riches et parfois de toute beauté. Les couleurs hamonisent l'ensemble.

    Le scenario n'est pas en reste, il m'a transporté, clair et instructif, et j'attends maintenant la suite avec impatience. Il y a du "rois maudits", pour qui apprécie la référence.

    Une franche réussite, d'une oeuvre qui élève et qui raconte, mine de rien, l'Histoire de France en distrayant.