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L'Épopée de la franc-maçonnerie 1. L'ombre d'Hiram

26/10/2020 4440 visiteurs 6.0/10 (1 note)

D ix siècles avant notre ère, à Jérusalem, le roi David sent ses derniers jours approcher et prépare sa succession. Au grand dam d’Adonias, son fils aîné, il choisit Salomon, son cadet, aussi compétent mais beaucoup plus tempéré. Le vieux monarque, descendant de Moïse, n’aura pas le temps d’achever son projet et sa promesse : donner un temple à l’Arche d’Alliance, contenant les Tables de la Loi. « Les hommes ont besoin de savoir où Dieu repose pour mieux le prier » argumente-t-il. Arrivé sur le trône, Salomon décide l'exécution de son frère dépossédé du pouvoir et fait venir de Tyr, la cité voisine et amie, Hiram, architecte prodige, formé à l’école égyptienne. Celle-ci a séquencé la connaissance et l’organisation des chantiers : un degré, un mot de passe, un signe, un attouchement de reconnaissance. Mais bientôt la colère gronde : les ouvriers critiquent ce meneur venu d’un autre royaume, souhaitent un meilleur salaire et veulent accéder à des responsabilités plus importantes.

En 1250, Joachim Bernadone, maître tailleur de pierre, se fait embaucher pour l’édification de la cathédrale de Cologne. Il découvre le principe de la loge, petite cabane en bois située au pied de l’édifice, dédiée à un métier, permettant de travailler par mauvais temps et de s’entraider. Un inconnu lui demande, au nom d’une tradition ancienne et d’un projet d’envergure, de fixer par écrit tout le savoir de son art. Ne sachant pas écrire, il se fait aider d’une écrivaine publique. Deux assassinats l’obligeront à fuir vers Londres.

Glénat publie simultanément les deux premiers tomes de L’Épopée de la Franc-Maçonnerie, L’Ombre d’Hiram et Les Bâtisseurs, sous la direction de Didier Convard (Neige, Finkel, Le Triangle secret). Celui-ci scénarise le versant antique, tandis que Jean-Christophe Camus (Fraternités) s’occupe du pan médiéval. Les deux épisodes sont dessinés respectivement par Denis Falque (Le Triangle secret) et Olivier Pâques (Loïs). Comme l’indique le titre générique, il s’agit de raconter l’émergence et le développement de la Franc-Maçonnerie, structurée au 17è siècle, mais dont l’origine remonte au temps des constructeurs antiques. Afin d’éviter un ton professoral, les scenarii s’appuient sur des intrigues bien menées, et reposent à la fois sur des éléments historiques, la légende de la société secrète (désormais « discrète » comme l’affirme dans le dossier Jacques Rozen, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France) et l’imagination des auteurs.

Mêlant personnages fictifs et figures ayant réellement existé, les deux récits trouvent leur équilibre entre tragédies personnelles, reconstitution d’époques révolues et pédagogie sous-jacente servant la démarche de mise en lumière. Malgré une tonalité mystique très prononcée dans L’Ombre d’Hiram et la prose hagiographique des Bâtisseurs, la lecture est plaisante et amène à l’immersion.

Graphiquement, les dessinateurs ne peuvent renier leur dette envers l’école de Jacques Martin. Les spectres d’Alix et de Jhen planent sur les planches des deux volumes. Aucune case de saurait être prise en défaut. Les atmosphères nocturnes du Moyen-Orient et les forêts de bois et de pierre des monuments qui sortent lentement de terre séduisent le regard. Ce sont des odes à l’airain liquide, aux échafaudages labyrinthiques, aux sculptures terrifiantes, aux clés de voûte, mais aussi à la grandeur des artistes et aux idées folles des dirigeants, sans oublier les ambitions individuelles, les coups bas et les crimes. Les dossiers illustrés complètent bien ces voyages passionnants ainsi que la démarche d’une organisation qui semble aspirer, aujourd’hui, à sortir de l’ombre et à laisser arriver jusqu’à elle quelques rais de lumière.

Par F.Houriez
Moyenne des chroniqueurs
6.0

Informations sur l'album

L'Épopée de la franc-maçonnerie
1. L'ombre d'Hiram

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L'avis des visiteurs

    Saint -Jean Le 27/10/2020 à 19:49:08

    Pour les non-initiés, c'est un album intéressant. On découvre l'histoire de Hiram, l'architecte du temple de Salomon si important pour les Francs-maçons. On croise des personnages bibliques comme la Reine de Saba. Le dessin est bon. J'ai vraiment voyagé au coeur de la Jérusalem antique pendant 48 planches. Je ne voulais rien de plus.

    Thnouvelle Le 21/09/2020 à 09:20:40

    Il est là, il est tout beau, tout chaud, il vient de sortir de la presse et est dans toutes les bonnes librairies depuis le 9 septembre dernier, le premier volume de L’Épopée de la Franc-maçonnerie. Tout d’abord prévu à la fin du printemps, le coronavirus est passé par là et la sortie a été calée à la rentrée des classes. Cette mini-série de quatre tomes menée par Didier Convard ne laissera pas le lecteur indifférent.

    Tant qu’à ne pas rester indifférent, Didier Convard maîtrise l’art du blockbuster à la manière du neuvième art. Je n’ai pas tout le temps était tendre mais quand on est à l’origine d’une trentaine de séries, de nombreux one-shot et autres ouvrages, ça impose le respect. Fermons la parenthèse et venons-en à ce premier tome. De plus, il faut tout de même admettre que Convard et Falque ont posé les bases de la BD maçonnique.

    Tout d’abord, il faut parler de cette superbe couverture que l’on doit à Julien Delval. Il dessine également celle du tome 2 et j’espère qu’il fait également les tomes 3 et 4. Ah oui, première nouvelle, ça ne sera pas une trilogie mais une quadrilogie ! Une belle couverture attire toujours le regard et ici, c’est tout simplement magnifique.

    À l’annonce de la série et en particulier de ce premier tome, ma première pensée était de faire le parallèle avec l’ouvrage de Willy-Harold Vassaux, Les colonnes de Salomon. Après réflexion, est-il nécessaire de vouloir comparer les deux ouvrages ? À vrai dire, non même si cela est tentant. Pourquoi ? Déjà au niveau de la pagination. Le premier tient sur grosso modo 200 pages et le second sur 48 pages de récit et 8 pages de dossier. Ensuite, on s’attarde sur quelques épisodes de la vie de Maître Hiram, du Roi Salomon et des trois mauvais Compagnons.

    Le problème lorsqu’on voyage comme cela, c’est de louper une étape et le scénario est suffisamment bien maîtrisé pour que tout soit cohérent. D’ailleurs, la BD débute comme un épisode de Columbo. On assiste au meurtre d’Hiram et après, on revient en arrière. D’ailleurs, c’est la victime qui joue le narrateur et s’attarde sur quelques moments clés comme la mort du roi David, l’accession au trône de Salomon, la construction du temple, l’homicide et bien entendu les conséquences de tout ça .

    Ce que j’ai aimé, ce sont les niveaux de lecture. Le lecteur profane y découvrira un récit historique bien ficelé, avec un dessin et une mise en couleurs sobre mais élégant afin d’être entièrement convaincu. Le lecteur qui est plus au fait de certaines choses, s’il est observateur, il y trouvera de nombreuses références, idem dans les phylactères, où des tournures de phrases lui parleront. Peut-être que lesdites références vont décontenancer ou ne leurs parleront pas. À titre d’exemple, on parle de la force, de la beauté et de la sagesse de la Reine de Saba. Des qualités essentielles pour un chef d’état mais qui parleront plus à un maçon.

    Pour parfaire sa lecture, on retrouve 8 pages d’un dossier sur Hiram et les éléments qui ont composé l’histoire. Le dossier est réalisé par Jean-Laurent Turbet.

    En conclusion, j’ai parlé de blockbuster du neuvième art et L’ombre d’Hiram répond à ça. Il y a des forces et des faiblesses comme dans toutes œuvres de fiction. Je ne sais pas vous dire si les 4 tomes sortiront pour la fin de l’année mais c’est à mettre dans toutes les mains si on est un temps soit peu curieux de découvrir le mythe fondateur de la Franc-maçonnerie.

    Suite au prochain tome avec Les Bâtisseurs.