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BDGest'Arts - Le palmarès 2020

La 18ème édition des BDGest’Arts a livré ses lauréats après que 3.570 votants se soient exprimés.

Répartis dans sept catégories, les albums suivants publiés en 2020 sont primés par les membres de BDGest.com :

Meilleur récit court Europe

Le trio de tête désigné par les lecteurs de BDGest’ a déjà bataillé ferme à plusieurs reprises dans le cadre des sélections des principaux prix décernés aux albums publiés en 2020. Échouant parfois d’un souffle, La Bombe a ainsi fait partie de nombreux top 3 ou top 5 sans parvenir à décrocher la palme attribuée par des groupes d’experts. Aujourd’hui, ce joli pavé de 450 pages est porté sur le toit de l'année par des lecteurs conquis qui lui offrent une confortable victoire (près d’un votant sur quatre l’a choisi). Ce roman graphique apporte la preuve qu'on peut rester passionnant en donnant la priorité absolue aux faits historiques certifiés (les personnages fictifs se comptent sur les doigts d’une main). Quiconque prétend ne rien avoir appris à la découverte de ce livre n’est pas crédible : de l’art d’être érudit et exhaustif en oubliant d'être assommant. La partie graphique assurée par D. Rodier, au style joliment “comics vintage” pour l'occasion, n’est pas pour rien dans ce succès. Il contribue sans relâche au fait que les pages se parcourent sur un bon rythme et sans effort.

Sur la 2e marche du podium se trouve Carbone et Silicium (Ankama), œuvre qui fleure bon l'anticipation. Cet ambitieux récit, du point de vue du fond comme de la forme, invite à la réflexion sans sacrifier une part de dynamisme découlant de scènes d'action qui font partie intégrante du genre. Au cours de ce périple se déroulant sur plusieurs décennies, aux côtés des deux androïdes du titre, les questions liées au transhumanisme et à l’intelligence artificielle qui pointent leur nez dans notre quotidien s'invitent naturellement dans l'esprit du lecteur. Côté mise en images, le style Bablet fait toujours son effet, riche sans pour autant trop en faire. Le vainqueur du trophée BDGest’ 2018 pour Shangri-la échoue donc cette fois, mais il se consolera avec un prix majeur remis tout prochainement.

Enfin, comment ne pas dire un mot de Peau d'homme (Glénat) ? Multirécompensé (prix ACBD, mais aussi RTL, le Point, Landerneau notamment), l’album signé Hubert et Zanzim se pare des atours du conte pour mieux aborder quelques thèmes à l’acuité contemporaine (questions liées au genre notamment). Pour sa part, le dessinateur sait se faire aussi malin et léger que le récit pour quelques audaces qui méritent l'attention.

Au final, ceux ayant trouvé au pied du sapin un de ces titres, ou mieux, les trois, sont de sacrés chanceux qui ont quelques heures de lecture devant eux en compagnie de copieux ouvrages.

Meilleure série Europe

La palme décernée en 2019 au Château des animaux (Casterman) dans la catégorie Premier album ne soulignait pas seulement la découverte de l'énorme potentiel d’un jeune dessinateur qui signait son premier opus. Il n'y avait pas non plus pour ceux qui connaissent ‘la source d’inspiration originale le seul plaisir de trouver une libre interprétation par X. Dorison de la Ferme des animaux de George Orwell. Pour J. Milette dans les colonnes de BDGest’, “L’allégorie, portée avec beaucoup de finesse par des personnages archétypaux, illustre avec adresse les jeux de pouvoir. Quelques-uns se collent servilement à ceux qui le détiennent, d’autres maugréent, sans pour autant réagir, certains prennent le risque d’élever le ton, puis il y a ceux qui agissent en douce. Ironiquement, ce sont les bestioles en apparence les plus frêles qui font preuve de détermination et espèrent changer le monde.” Sans oublier de rappeler que “le coup de pinceau de Félix Delep se révèle exceptionnel (…) (s) es félins, rongeurs et gallinacés ont tous, particulièrement dans le regard, un je-ne-sais-quoi qui fait mouche.”

L’aventure Servitude (Soleil) a duré quinze et livré six tomes. Cinq d’entre eux ont intégré les sélections annuelles BDGest’Arts, le troisième volet décrochant la palme du meilleur dessin. Lorsqu'il officiait au sein de notre équipe, notre collègue O. Vrignon se plaisait à nous rappeler : “Au fur et à mesure que l’histoire avance, F. David et E. Bourgier construisent un univers riche, le rendant ainsi crédible, ne négligeant aucun des éléments constitutifs des grandes sagas. Intrigues, surprises, antagonismes, soif du pouvoir, romances, amitiés, batailles se succèdent avec justesse. Enfin, s’il est bien question de la survie ou de la disparition de l’humanité, le déroulement de l’intrigue repose sur des personnages solidement définis.” Non, je ne parlerai du dessin, sobre, racé, propice à créer ce monde remarqué appartenant à un genre où le déjà-vu pullule en dissolvant le souvenir de ce qui vient d’être lu.

Meilleur Comics

L’accident de Chasse (Sonatine) aura été l'un des romans graphiques-phares publiés cette année. Le fait qu'il soit proposé en version française quelques années après sa publication originale par une maison d'édition dont la spécialité n'est pas la bande dessinée (euphémisme) interpelle. Le mystère qui fait que les grosses écuries éditoriales du segment ne l'ont pas proposé jusqu'alors, il n'est cependant pas à la hauteur du mystère minutieusement tissé par les auteurs. Dans son papier pour BDGest, Th. Cauvin se félicitait du fait que“inspiré d'une histoire vraie, L'Accident de Chasse impressionne dès la prise en main de l'objet. Très beau livre superbement édité, au contact particulièrement agréable, il évoque directement une forme de nostalgie tout à fait en phase avec ce genre de récit. Très vite, au fil des pages, le charme opère.” L’échange entre père et fils, la voie de la rédemption et du pardon, la fascination communicative pour l’œuvre littéraire sont autant de thèmes explorés régulièrement. Mais l’intensité, en particulier graphique, qui accompagne les révélations paternelles happe le lecteur pris par le col, est exemplaire. Sans qu’il songe un instant à se plaindre que la vérité n’apparaisse qu’après l’avoir débarrassée des craintes inhérentes à toute forme d’aveu, le livre refermé, il vérifiera peut-être qu’il n’a pas les mains couvertes de cette matière noire dans laquelle il a baigné près de 500 pages, si les hachures puissantes de L. Blair ne s’y sont pas incrustées. Remarquable.

Encore et toujours Batman. Le White Knight signé S. Murphy (Urban comics) revient et, oui, il semble être victime de la malédiction BDGest’. Ou plutôt du fait qu’en 2018 et 2020, il a trouvé face à lui deux livres extraordinaires (Moi, ce que j’aime, c’est les monstres puis L’accident de Chasse), ce qui n’enlève rien à ses qualités. Mettons un temps au repos les projecteurs baignant la superstar Joker pour préférer une lampe de Banquier par exemple (une Pipistrello eut été too much) afin de plonger dans le journal d'un ancêtre Wayne impliqué dans la fondation de Gotham city. Moins de dimension politique, une once de religion, des accents bipolaires indissociables de quantité de personnages peuplant cet univers, des identités secrètes révélées en nombre, des hommages rendus ici et là et, s’il ne fallait retenir que cela, un festival graphique (découpage irrésistible, trait aiguisant les silhouettes, débauche d’action - par séquences -, justesse de la colorisation). Bruce, crois-nous : Deuxième, c’est bien aussi.

L’anecdote soulignera que Miss Harleen Quinzel (que Murphy a mise enceinte – enfin, c’est une expression) suit le duo cité précédemment et que Joker : killer smile de J. Lemire a terminé aux portes du top 10 Comics de notre Jury.

Meilleur Manga

Il faut bien l'avouer, en regardant de près la sélection manga, on ne donnait pas cher de la peau - ou de la jaquette - des outsiders d'Asadora ! édité chez Kana. Il faut dire qu'une nouveauté de Naoki Urasawa avait tout pour effectuer un véritable raz-de-marée - c'est de circonstance - et tout rafler sur son passage. Et pourtant... Les occupants du podium se tiennent en seulement seize voix alors que les deux premiers ne sont départagés que par deux petits suffrages. Mais arrêtons de tourner autour du pot, le grand gagnant est bien l'auteur de 20th Century Boys et de Monster. La jeune Asa, espiègle et courageuse, partie secourir une population en détresse suite à un typhon près de Nagoya, a très vite séduit une grande majorité de lecteurs. Dès les premières pages, les marques de fabrique du maître japonais du feuilleton sont bien présents : montée graduelle de la tension, personnages attachants et charismatiques et jeu de fausses pistes à la fois amusant et déstabilisant. La chronique du site note "l'art de brouiller les pistes et d'entretenir un suspense qui - espérons le pour le plaisir des lecteurs - risque de durer un peu". Après lecture des trois tomes sortis en 2020, il risque même de durer longtemps.

Juste derrière, donc, le premier tome de Blue Giant Supreme de Shinichi Ichizuka aux éditions Glénat. Ce titre vous dit quelque chose ? Logique, il s'agit de la suite de Blue Giant dont les dix tomes avaient déjà connu un franc succès. Dai Miyamoto est un jeune lycéen passionné de jazz et va tout faire pour devenir le meilleur saxophoniste du monde. C'est avec la même ambition que Dai débarque à Munich dans cette nouvelle saison. Changement de décor, choc culturel mais la langue musicale n'est-elle pas universelle ? "Qu'un seul croit en vous et le chemin parait moins difficile. Au travers du parcours d'un virtuose du jazz, voici une belle leçon de courage et d'ouverture…" dit la chronique. Dans les années 90, Kim Hong-mo est étudiant quand il apprend ce qu'il s'est réellement passé le 18 mai 1980 à Gwanju, en Corée du Sud. Il devient alors l'un des leaders de la révolte étudiante qui enflamma l’université de Hanyang. Il fut arrêté et emprisonné, comme cinq mille de ses camarades. Ma vie en prison édité chez Kana raconte les conditions de son incarcération. Cette œuvre autobiographique, non dénuée d'humour, ouvre aussi une fenêtre sur l'Histoire d'un pays qui, sans atteindre les sommets de son voisin du Nord, conserve encore aujourd'hui une part de zone d'ombre.

Meilleur premier album

La qualité de L’accident de Chasse a été soulignée à l'occasion de sa victoire en catégorie comics. À bonne distance, les deux titres suivants se sont livrés une belle bataille jusqu'au terme du concours.

Après le monde (Sarbacane) et ses faisceaux lumineux fait songer de prime abord aux abductions rapportées à divers endroits de la planète et aux disparitions de la flippante série The Leftovers. Mais dans son fauteuil, c’est par le style de T. Leman que l’on se trouve happé. D’une précision qui allie hyper-réalisme et personnages style poupons-à-trognes, son invitation à suivre son jeune personnage dans sa quête de réponses en tous genres intrigue autant qu’elle convainc.

Autre registre avec Béatrice (Rue de Sèvres), “un conte urbain qui revisite quelques grandes questions existentielles” selon S. Salin sur BDGest’. En “cent douze planches sans une bulle, sans l’ombre d’un texte, le récit surprend autant par son intensité que sa fluidité. (…) Également peintre et photographe, Joris Mertens cultive une approche plurielle de l’image et de ses agencements. (…) le plus captivant demeure cette couleur qui anime chaque instant, ce trait qui sait être précis autant qu’incertain, et ce dessin, muet, qui pourtant porte en lui l’effervescence d’une ville qui ne dort jamais vraiment, la bruyante insouciance des Années folles, ou bien encore le souffle d’un dernier soupir.” Ô la jolie découverte !

Deux styles aux antipodes, deux signatures à suivre.

Meilleur album jeunesse

Voilà certainement la catégorie qui, chaque année, soulève le plus de questions au sein du jury. Même si les règles sont fixées en amont, une question demeure : comment un adulte peut-il juger un album destiné à un enfant ? C'est avec humilité, mais aussi avec fierté, qu'une liste de 10 ouvrages a été soumise aux votes des membres du site. Et il y en a pour tous les goûts !

Le sixième tome d'une série se trouve sur la plus haute marche du podium. Il faut dire que depuis désormais cinq années les fans d'Harmony édité chez Dupuis sont de plus en plus nombreux. Souvenez-vous : l'héroïne est une jeune fille amnésique possédant d'étranges pouvoirs de télékinésie. Depuis, une galerie de personnages aussi attachants qu'inquiétants, accompagnent ou combattent l'adolescente toujours en quête de sa mémoire vacillante. Cette troisième partie du second cycle - oui, il faut suivre - ne déroge pas aux bonnes habitudes. Mathieu Reynès continue d'ouvrir des portes pour les refermer parfois deux ou tomes plus tard. Frustrant ? Oui, mais diablement malin aussi ! L'arrivée d'un nouvel opus est chaque fois un vrai soulagement pour les fans et, cerise sur le gâteau, il donne immédiatement envie de relire l'ensemble de la série. Le découpage quasi-cinématographique et le dynamisme du dessin, notamment pour les scènes d'action, contribuent à ce succès largement mérité.

En deuxième position se trouve Géante édité chez Delcourt, une véritable ode à la liberté et la tolérance, mais pas seulement. Les thèmes développés par Jean-Christophe Deveney englobent aussi bien le fanatisme religieux que l'injustice du patriarcat. Parle-t-on bien d'un album jeunesse me demanderez-vous ? Eh bien oui, et c'est là aussi toute la magie du 9ème Art. Par son dessin, à la fois léger et aéré, Nùria Tamarit parvient à rendre le récit accessible à tous. La chronique indique que les auteurs "revisitent les contes en alliant, avec bonheur et talent, le fond et la forme. Ils livrent la destinée, immense, d'une femme en quête de liberté et de paix. Un livre à ne simplement rater sous aucun prétexte." On peut difficilement lui donner tort.

C'est un géant de la littérature jeunesse qui s'est invité sur la dernière marche du podium. Qui n'a jamais lu ou feuilleté un roman ou une nouvelle de Roald Dahl ? Pénélope Bagieu, qu'on ne présente plus, s'est emparée avec brio de Sacrées Sorcières édité chez Gallimard pour réaliser un album sur lequel des milliers de gamins se sont déjà fendus la poire. Le duo formé par cette grand-mère et son petit-fils, trop tôt orphelin, est d'abord émouvant mais surtout jubilatoire.

Meilleure couverture

L'an dernier, Félix Delep avait dû se contenter de la 2e place dans l'exercice de séduction ultime : la couverture. En 2020, pour le 2e tome du Château des animaux (Casterman), il a littéralement survolé le concours, la victoire lui semblant acquise dès la première heure d'une compétition qui dure pourtant près de trois semaines. Plus d'un votant sur trois est tombé sous le charme de sa composition mettant au premier plan le distingué autant que décidé chat qui apparaissait presque chétif face à des créatures colossales lors d’une audience aperçue sur la couverture précédente. Là, il n'apparait plus de dos, loin, dans une forme de pénombre. En vitrine de ce 2e volet, il est droit, presque de face, en pleine lumière même si les conditions météo sont hostiles. La situation a forcément évolué depuis la première partie : en quoi ? Son regard inquiet interroge sur le motif de son trouble. Comment ne pas avoir envie d'ouvrir l'album pour en savoir plus ? L'objectif assigné à toute couverture est ainsi atteint.

Le dauphin 2020 est un album qui fait du bien, qui déborde de tendresse, jetant son dévolu sur des personnages bonhommes à la normalité rassurante. Comme il y a des “feel good movies”, Malgré tout (Dargaud) diffuse des effluves positives tout au long des vingt chapitres le temps desquels il revient sur une histoire construite au fil du temps. La gentillesse et la limpidité du propos n'excluant pas l'ambition, la construction du récit est la hauteur du plaisir des yeux. Il suffit d’un coup d’œil légèrement attentif pour saisir l’invitation : l’angle choisi par Jordi Lafebre ne devrait pas être platement chronologique, ni la mise en images trop ordinaire. Plongeons et nageons à contre-courant !

Le prix du Jury

En 2005, le premier Prix du Jury des BDGest'Arts avait été décerné à Maletde Nicolas Juncker. Quinze ans plus tard, le Jury a décidé d'honorer Seules à Berlin du même auteur aux éditions Casterman. Cet ouvrage, inspiré par les écrits de deux diaristes, est tout d'abord un récit de deux femmes dans un Berlin dévasté pendant le printemps 1945 : l'une vivant avec un officier SS, l'autre interprète pour les troupes russes. Cette opposition est omniprésente et menée de main de maître, les points de vue se font face, s'entrechoquent le long de deux chapitres captivants pour se rejoindre lors d'une troisième partie remarquable de justesse. Le chroniqueur insiste sur "le choix chromatique qui relève parfaitement le graphisme" mais aussi sur "son trait anguleux qui s'adapte idéalement aux corps émaciés et aux visages creusés de ses personnages." En conclusion, il indique que "par son thème, bien sûr, mais surtout par la force de sa narration, Seules à Berlin prend aux tripes sans jamais relâcher son étreinte. Un récit marquant, que Nicolas Juncker raconte d'une main de maître pour démontrer, une nouvelle fois, tout son talent." Magistral.

Prix spécial du Jury

Il y avait eu un précédent avec les Éditions de la Gouttière en 2017, mais l’initiative est rare. Dans un élan collectif, le Jury 2020 souligne le plaisir qu’il a eu à lire de nombreux titres proposés par les Éditions Sarbacane tout au long de 2020. Pas moins de cinq livres figurent dans les sélections ( Ama le souffle des femmes, Après le monde, Bluesman, La dernière rose de l’été, Un travail comme un autre) et d’autres créations ont nourri les discussions (Alcazar , De l’importance du poil de nez ). Plutôt flatteur quand on a proposé une vingtaine d’albums au total dans l’année, non ?

Le prix des chroniqueurs

Une fois n'est pas coutume, l'ensemble des chroniqueurs a décidé de récompenser cette année un manga. Et quel manga ! Sengo édité chez Casterman a très vite trouvé son public. Le sujet, par son originalité, n'y est sans doute pas étranger. En 1945, deux vétérans de l'armée se retrouvent après la défaite du Japon. Deux personnages, deux visions différentes mais la même volonté de s'en sortir dans un pays où tout est à reconstruire. Sexe, alcool, prostitution, Yamada Sansuke aborde tous les thèmes sans jamais leur tourner le dos. Simplement, il les accompagne avec beaucoup de pudeur, parfois avec humour. Sous cette apparente légèreté se dresse un récit profondément humain et touchant qui sait aussi trouver écho dans notre propre quotidien. Chronique du tome un



Quelques rappels à propos des BDGest'Arts

Du 16/12/2020 au 04/01/2021, bdgest.com a organisé ses traditionnels BDGest’Arts. Pour la 18e année consécutive, les habitués du site (175.000 inscrits en décembre 2020) étaient invités à élire leurs favoris dans 7 catégories.

. Récit court Europe (one shot ou dyptique)
. Série Europe
. Comics
. Manga – Asie
. Premier album
. Album Jeunesse
. Couverture

Pour chaque catégorie, un Jury a établi une présélection de 10 titres maximum publiés en 2020 soumis au vote du public. Ce Jury était composé de dix membres inscrits sur le site, parmi lesquels on trouvait les administrateurs, des chroniqueurs réguliers, un libraire et des amateurs éclairés, tous gros lecteurs de bandes dessinées.

Pour la catégorie 1er album, l'album doit être la première œuvre publiée pour l’un des auteurs au moins.

Pour participer, il suffisait d'être un visiteur enregistré sur le site bdgest.com au moment de l’ouverture du vote, c'est-à-dire le 16/12/2020.

Bravo aux auteurs, aux éditeurs, aux libraires d’avoir tenu bon dans cette tempête d’un genre nouveau et subie par chacun. En tant que lecteurs – ce que nous sommes avant tout -, nous clamons haut et fort que la Bande dessinée, la Littérature, l’Art et la Culture en général nous sont essentiels. Acteurs de la chaîne du livre dans votre pluralité et pour vos talents nous vous saluons et vous souhaitons le meilleur en 2021.

Une remise de trophées aux lauréats sera réalisée en janvier 2021 sous une forme compatible avec la situation sanitaire.

BDGest' offre les 7 albums lauréats à un votant

Tiré au sort parmi 3.570 participants, L'utilisateur Bone recevra prochainement son prix prochainement.