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BDGest'Arts - Le palmarès 2009

Après dix-sept jours de compétition, près de 2.000 votes ont été recueillis pour la catégorie principale, Meilleur album. Ce prix des lecteurs couronne une série de grande tenue, Il était une fois en France. Meilleur scénario en 2007 et 2008, et donc Meilleur album en 2009. Logique pour une saga devenue incontournable. Félicitations MM Nury et Vallée.

L’équipe de BDGest vous remercie d'avoir participé nombreux à cette consultation de lecteurs. En 2009, près de 3.600 nouveautés nous ont été proposées cette année (source : rapport de Gilles Ratier pour l'ACBD) et il est bien entendu impossible de tout lire. Nos choix de lecture sont orientés par les actions de promotion des éditeurs, les conseils des libraires et, bien sûr, par le bouche à oreille auquel un site internet peut contribuer.

Grâce à une sélection large et variée de titres en compétition, vous avez peut-être découvert des albums intéressants après les avoir recherchés voire achetés à la suite d'un passage en librairie. Éveiller la curiosité, inviter à dépasser le champ de ses lectures habituelles font partie des objectifs des BDGest'Art une fois par an à l'occasion d'un bilan ludique, mais aussi du site au quotidien. Par rapport à l'an passé, la participation aux BDGest’Art a une nouvelle fois fait un bond en avant (+ 28 %). Ce bon résultat en accompagne d'autres pour le site : plus de 50 millions de pages vues en 2009, près de 600 chroniques publiées, 150 previews d'albums présentées, 40 concours organisés, 36 interviews proposées etc…

Merci de votre fidélité et rendez-vous mi-décembre 2010 pour la prochaine édition. D’ici là, bonnes lectures et bonne année !

Meilleur Album

Si l’on considère que la compétition est d’autant plus belle qu’elle est disputée, le millésime 2009 peut sans aucun doute être qualifié de bon cru. Dix-sept jours durant, quatre titres sont restés dans un mouchoir de poche, trois d’entre eux se relayant régulièrement à la tête du classement et l’arrivée s’est finalement réglée au sprint, dans la dernière ligne droite.

Et de trois ! Troisième tome et troisième récompense accordée par les bdgestistes à la série concoctée par Fabien Nury et Sylvain Vallée. Il était une fois en France offre l'occasion de se pencher sur l'Histoire récente et sur un personnage combinard, magouilleur, qui symbolise l'existence d'un crime organisé dans l'Hexagone à l'époque de l'occupation allemande. Tandis que Joseph Joanovici évolue, que la maîtrise des évènements et sa mainmise sur son entourage s'étiole sous la plume du scénariste, la mise en scène change elle aussi, pour offrir un découpage aux effets variés et plus cinématographiques dans le volet découvert cette année. Taillée pour un large public, elle constitue une référence qui réconcilie amateurs éclairés et lecteurs plus occasionnels.

Sur la deuxième marche, plutôt solide de préférence, l'imposante carcasse de Polza Mancini, l'homme qui vécu le Blast sous la plume de Manu Larcenet (Dargaud). Une fois encore, l'auteur du Combat ordinaire (primé en 2003 et 2004) a su évoluer, approfondir quelques thèmes récurrents tout en se renouvelant et pousser le lecteur dans la direction qu'il avait fixée en perturbant sa somnolence et son petit confort moral. Il y a effet Blast, c'est une certitude.

A la troisième place, un OVNI. Un gros bouquin, à caractère encyclopédique, ressemblant beaucoup à l'œuvre d'une vie si l'entreprise est menée à son terme, et, qui plus est cher et édité par une petite maison d'édition (ce qui n'a jamais fait peur à qui que ce soit sur ce site). Et j'allais oublier la tarte à la crème des douze derniers mois : « ce n'est pas de la BD ». En matière de casseroles, il n'y a que dans l'antichambre des meilleures tables qu'on doit être mieux pourvu. Et pourtant, Alpha... directions (Editions de l'An 2) est un véritable bonheur, l'un des rares albums qui marie aussi bien didactisme et humour, fausse austérité et malice, implication exigée du lecteur et complicité qui lui est accordée en retour par l'auteur. Le genre d’ouvrage qui suscite la passion et unit ceux qui l’ont aimé pour en chanter les louanges sur la place publique.

Si un podium ne compte d'ordinaire que trois marches, l'édition 2009 a conduit à en improviser une quatrième. En effet, à deux doigts du podium, une autre série mainstream « de qualité » qui ne montre pas de signes de fatigue tant le cinquième tome de W.E.S.T offre toujours du nouveau. Après avoir tissé deux diptyques politico-fantastiques, les prolifiques Xavier Dorison, Christian Rossi et... Fabien Nury (ils figurent au générique d'une bonne trentaine d'albums publiés au cours de la dernière décennie !) plongent au cœur des origines de l'organisation secrète qu'ils ont créée en 2003 en accrochant le lecteur avec une efficacité renouvelée. Au fait, après deux prix du Scénario et deux places d'honneur en Meilleur album cette année, les bédégestistes ne seraient-ils pas un peu Nury-maniaques ?

Meilleur scénario

Dans la catégorie Scénario aussi la lutte a été acharnée jusque dans les derniers instants, la décision se jouant entre quatre titres abordant des thèmes tout à fait différents. Jugez plutôt : une chronique sociale était au coude à coude avec un récit peuplé de monstres aquatiques et de mystères, un groupe de survivants cherchant à échapper à des zombies et un polar maniant en expert l'art de la manipulation et du faux-semblant. En matière de genres, le spectre est large mais, au final, l'écart de voix entre les titres l'est beaucoup moins.

Comme en 2005 pour le premier volet, Le sourire du clown (Futuropolis) aura fédéré le plus grand nombre de fan. Luc Brunschwig dispose, sur BDGest et ailleurs, d'une solide base de fans qui épient depuis le Pouvoir des innocents et L'esprit de Warren l'ensemble de ses productions. Mais loin de la redite, tant en ce qui concerne les histoires présentées que dans le traitement qu'il leur réserve, la conclusion de ce triptyque montre une fois de plus une volonté de marier questions d'actualité et fiction, mais aussi de prendre le risque d'oser bousculer le regard de ses plus fidèles lecteurs en sollicitant leur intelligence et leur capacité à accepter une mise en place qui varie, parfois sensiblement, parfois plus légèrement, d'un titre à l'autre. Un parti-pris qui avait laissé perplexe dans le second tome, mais le suivant voit les égarés retrouver leur bercail.

La deuxième marche est occupée par un auteur qui sait donner des rendez-vous réguliers à ses lecteurs pour occuper en BD un créneau équivalent au « cinéma de genre ». Un livre de Christophe Bec est synonyme d'aventure, de frisson, de tension, d'univers inexplorés, de monstres divers et variés (humains même parfois). Carthago (Les Humanoïdes Associés), réalisé avec Eric Henninot, illustre cette faculté à concocter des découpages qui font mouche, à entretenir le mystère, à jouer avec les actions qui se déroulent en parallèle, à faire monter graduellement le danger ou à manier la science du flashback explicatif, technique dont la maîtrise est indispensable pour ce type d'histoires. De la belle ouvrage d'artisan du récit fantastique et d'aventure.

Deux comics s'étaient invités dans la pré-sélection et Walking dead (Delcourt) a tiré son épingle du jeu. Avec un sujet ayant fait le bonheur de quantité de bobines du cinéma de série B, voire le Panthéon du Z si l'on se souvient de quelques nanars pas piqués des vers, Robert Kirkman a su tirer la quintessence du récit de zombie assaisonnée à la sauce feuilleton. Le 8ème recueil, Une vie de souffrance, marque le paroxysme d'une fraction de la vie des protagonistes, la conclusion de la démarche de l'auteur visant à leur faire endurer le pire. Il montre la déchéance d'une société minée par la barbarie et tourne la page d'une succession d'épisodes au cours desquels le « œil pour œil, dent pour dent » s'est exercé crescendo, dans une surenchère de violence démonstrative. Motif de jubilation pour les uns, motif d'exaspération pour ceux qui redoutaient l'enlisement et la surenchère perpétuelle, le choix n'est jamais apparu comme incohérent dans le déroulement du récit, ce qui est indiscutablement à verser au crédit du scénariste. La suite a montré par ailleurs que la créature n'a pas échappé à son géniteur.

Le quatrième larron, Ken Games (Dargaud) a eu de quoi se consoler en emportant le titre de Révélation 2009.

Meilleur dessin

Plus que l'histoire de l'orphelin de Canoë Bay, c'est son graphisme qui a séduit un lectorat épris de dépaysement et disposé à la contemplation. La finesse du trait, indissociable de celle d'une couleur toute en légèreté, a su reléguer au rang de détail la sensation diffuse de parcourir parfois un livre de – très jolies – images.

Marie de Magasin général (Casterman) fait une dauphine qui ne manque pas d'un charme authentique. Lauréats en catégorie Album en 2006, le travail à quatre mains de Jean-Louis Tripp et Régis Loisel est une fois de plus mis à l'honneur, tout comme celui d'Alex Alice, déjà présent sur le podium en 2007 dans cette catégorie à l'occasion de la sortie du 1er tome de Siegfried (Dargaud). Séduction du Québec rustique d'autrefois et emphase aux accents wagnériens cohabitent idéalement dans bien des bédéthèques.

Meilleures couleurs

Couleurs directes ou mise en couleurs ? Souligner la maîtrise d'un artiste complet expert en arts graphiques ou le talent d'une précieuse « petite main » capable de magnifier un style et, qui plus est, de s'adapter à des styles très différents ? Les questions posées par la catégorie Couleurs rebondissent chaque année dans les débats animés du Jury et le palmarès 2009 fait une place aux uns et aux autres. Pour le premier groupe, Les enfants du Capitaine Grant signé Alexis Nesme (Delcourt) et Jeronimus de J-D Pendanx (Futuropolis) décrochent les deux premières places. Après la parenthèse toute informatique de Grabouillon, le retour d'Alexis Nesme à la gouache et à l'encre, assorti d'atours rétro, est donc salué de la plus belle des façons. L'accessit revient à Sébastien Gérard pour son travail sur Le pape terrible (Delcourt) mais signalons qu'il s'est aussi illustré avec d'autres colorisations haut de gamme au cours de l'année, notamment sur Bouncer, Prométhée, Lady S. ou Jason Brice.

Meilleur premier album

Dans Ken games (Dargaud), Jose Robledo et Marcial Toledano rivalisent d'ingéniosité pour entretenir le suspense, maintenir le lecteur en haleine et dynamiser leur récit pour le mener par le bout du nez sur un rythme élevé. Dans le combat qui les opposait aux autres « petits nouveaux » de l'année, la tactique a été bien différente : un direct en pleine face d'entrée et un jeu de jambes ahurissant le rendant hors de portée de ses adversaires dès le premier jour de compétition. En véritable aspirateur de voix, il a réuni près de 4 voix sur 10. A plusieurs encablures, Perle blanche (Glénat) s'est distingué du peloton des poursuivants. Ce sont les premiers pas au dessin de Laurence Baldetti qui souligne les mystères et le dynamisme de l'Afrique, croque des personnages hauts en couleurs et met en valeur les charmes d'une héroïne envoûtante.

Meilleur album jeunesse

Un revenant ! Le vainqueur de la catégorie en 2006 l'emporte avec le tome suivant, trois ans plus tard et sous la bannière d'un nouvel éditeur. Capitalisant un suffrage sur cinq, le troisième tome du Voyage d'Esteban signé par Matthieu Bonhomme a retrouvé ses lecteurs, fidèles au poste et impatients de retrouver le jeune aventurier, de découvrir ses origines et de renouer avec le souffle du grand large dans le cadre d’un album qui peut circuler de mains en mains, petites comme grandes.

A ses côtés, les suites des inamovibles Seuls (Dupuis) et Le vent dans les sables (Delcourt), primés respectivement en 2008 et 2005.

A noter l'apparition et le classement honorable d'une nouvelle série prometteuse, Les quatre de Baker street (Glénat), qui ne se contentera peut-être pas de les talonner à l'avenir.

Meilleure couverture

Attirance et répulsion conjuguées. C'est sur ces deux sentiments antinomiques que les auteurs du 7ème volume de Batman (Panini) donnant la vedette au Joker ont joué pour attirer l'œil des habitués des librairies. Fracassant les traditionnels repères distinguant le soi-disant beau du laid qui pousse à approcher un album ou au contraire à s'en éloigner à la seule vue de sa couverture, celle-ci invite au commentaire : les « Dégoutant », « Imagine l'haleine du mec », « Ouaip, imagine l'esprit qui va avec aussi... » précédant un « Voyons voir si c'est du même tonneau à l'intérieur ». A moins que les talons aient déjà été tournés. Remarquable d'efficacité pour près d'un votant sur quatre.

Arrivée en seconde position, Jolies ténèbres (Dupuis) a aussi fait couler beaucoup de salive. Superbement intrigante elle aussi, la couverture a indiscutablement rallié un consensus plus large que le contenu de l'album. Hypnotique, imaginatif et audacieux dans sa faculté à jouer avec les codes graphiques et du conte pour les uns, « abscons », « nauséabond », « un truc » pour d'autres qui en général sont plus lapidaires que diserts à son égard.

Tout droit sortie d'une galerie, l'invitation au voyage et à la découverte de Canoë bay (Daniel Maghen) complète le podium.

Le prix du Jury

Album : Alpha...directions
Un livre qu'on referme en ayant le sentiment d'avoir appris une foule de choses sans s'être ennuyé, séduit par une narration graphique qui a réussi à lever l'appréhension qu'aurait suscitée une base scientifique similaire présentée sous forme d'un traité classique. Donner l'impression d'être moins bête avant qu'après, voilà un petit exploit qui vaut bien un Prix du Jury. Et une invitation répétée à ceux qui n’auraient pas encore franchis à s’étonner devant cette œuvre.






Série : Walking Dead
Le Jury 2009 a aussi tenu à distinguer une série et à souligner l’efficacité et le savoir-faire d’un auteur. La vie d’un feuilleton n’est pas un long fleuve tranquille et s’assurer l’assiduité de son lectorat sur la durée, lui faire avaler les inévitables épisodes qui donnent le sentiment de surplace ou les « à suivre » chocs un peu faciles, pour qu’il ne retienne que le meilleur n’est pas chose facile. Les exemples d’essoufflement après quelques fascicules sont légion. Tout comme le penchant qui consiste à vouloir choquer à tout prix, à étaler la violence et les travers pervers de héros immoraux sont monnaie courante dans les comics. Sans se priver de quelques escapades sur ces terrains, Robert Kirkman joue pourtant plus finement avec Walking dead. Dès le début de la série, il ne s'est pas contenté de jouer sur le danger permanent figuré par ses morts-vivants qui ne laissent aucun répit à leurs proies. Il a su jouer sur l'humanité, les faiblesses, les doutes, les failles de ceux qui ont échappé à l'épidémie qui a transformé leurs congénères en créatures aussi obstinées qu'affamées. Le périple des fuyards, leur tentative d'organisation en petite communauté mise en danger par la lâcheté ou l'égoïsme des uns et des autres, la confrontation avec d'autres rescapés tirant profit de la situation ont maintenu l'intérêt qui continue de surprendre et de donner le sentiment que la suite, malgré le rythme soutenu proposé par l’éditeur, est bien longue à venir…

Les lauréats des années précédentes :

  • 2006
    Album : Pourquoi j’ai tué Pierre (Ka, Alfred et Meunier – Delcourt)
    Série : Une épatante aventure de Jules (Bravo et Chedru – Dargaud)
    Initiative : Futuropolis pour la Collection 32
  • 2007
    Album : L'autre fin du monde (Ibn Al Rabin - Atrabile)
    Initiative : Paquet avec Cité 14
  • 2008
    Albums : Spirou et Fantasio (Une aventure de) -4- Le journal d'un ingénu (Bravo – Chédru – Chauran – Dupuis)
    Pinocchio (Winshluss – Cizo – Felder – Bernard – Boniaud – Les requins marteaux)

Quelques rappels à propos des BDGest'Arts

Quelques rappels à propos des BDGest'Art :

Du 17 décembre 2009 au 3 janvier 2010, bdgest.com a organisé ses traditionnels BDGest’Art. Pour la 7ème année consécutive, les habitués du site (56.400 inscrits début janvier 2010) ont été invités à élire leurs favoris dans le cadre de 7 catégories.

Les catégories
O Album
O Scénario
O Dessin
O Couleurs (mise en couleurs / couleurs directes)
O 1er album
O Album Jeunesse
O Couverture

Une présélection en amont

Pour chaque catégorie, un Jury a établi une présélection de 10 titres publiés en 2009 qui soumis au vote du public. Ce Jury est composé de douze membres inscrits sur le site parmi lesquels on trouve cette année les administrateurs du site, des chroniqueurs réguliers, deux auteurs, deux libraires et un amateur éclairé, tous gros lecteurs de bandes dessinées.

Précisions :

Un album ne peut cumuler des citations dans les catégories suivantes : Album, Scénario et Dessin.
Pour la catégorie 1er album, il doit s’agir de la première œuvre publiée pour l’un des auteurs.

Qui participe au vote ?

Pour participer, il suffisait d'être un visiteur enregistré sur le site BDGest.com au moment de l’ouverture du vote, c'est-à-dire le 17 décembre 2009. Les pictos BDGest'Art sont signés Alfred (Le désespoir du singe, Pourquoi j'ai tué Pierre, Octave, Café panique, Je mourrai pas gibier)