[PREVIEW] Vivisection Cisko K / Matt Dunhill - Treizeétrange
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[PREVIEW] Vivisection Cisko K / Matt Dunhill - Treizeétrange
Nouveau sujet pour ce chouette one shot intriguant chez [treize étrange] :
le pitch de l'éditeur :
Lu hier et beaucoup aimé, une première oeuvre très originale, qui tape juste, avec le bon ton et pas mal d'humour.
le pitch de l'éditeur :
« Cette effervescence cellulaire, c'est moi ! Je suis un champ de bataille.» Théo assiste pour la troisième fois en deux ans au mariage de sa soeur. Un mariage, c'est l'occasion de retrouver sa famille et ses amis d'enfance. Mais étrangement, cela va surtout être l'occasion pour lui de faire une introspection poussée et des plus fantasques ! En effet, Théo rencontre la créature parfaite en la personne de Claire qui n'est autre que sa cousine âgée d'à peine 15 ans ! Lui, qui d'habitude se fie à sa raison et sa logique scientifique, s'en trouve totalement déstabilisé. Cisko K et Matt Dunhill nous donnent la clé d'un espace plus intime qu'aucun autre, l'esprit de Théo, et nous en font profiter avec jouissance et un sentiment de voyeurisme !
Lu hier et beaucoup aimé, une première oeuvre très originale, qui tape juste, avec le bon ton et pas mal d'humour.
Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux
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Olaf Le Bou - Expert BDGestiste

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Re: Vivisection (Cisko K / Matt Dunhill) - Treize étrange
I've seen things you people wouldn't believe.
Attack ships on fire off the shoulder of Orion.
I watched C-beams glitter in the dark near the Tannhauser gate.
All those moments will be lost in time, like tears in rain.
Time to die.
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nexus4 - Administrateur du site

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Re: [PREVIEW] Vivisection Cisko K / Matt Dunhill - Treizeétrange
Chronique d'un ado attardé de 28 ans qui fantasme lors du mariage de sa sœur sur sa cousine de 15 ans.
Soirée ordinaire avec tous les poncifs du mariage, mais avec des digressions fantasmées mâtinées de réflexion biologico-philosophique, c'est amusant et relevé par un dessin noir et blanc très suggestif. Et la conclusion vaut le détour.
Bref un bon moment de lecture.
Soirée ordinaire avec tous les poncifs du mariage, mais avec des digressions fantasmées mâtinées de réflexion biologico-philosophique, c'est amusant et relevé par un dessin noir et blanc très suggestif. Et la conclusion vaut le détour.
Bref un bon moment de lecture.
Les bavards se cachent derrière leur bavardage
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Hugui - BDGestiste

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Re: [PREVIEW] Vivisection Cisko K / Matt Dunhill - Treizeétrange
"Chacun appelle 'barbarie' ce qui n'est pas de son usage". Michel de Montaigne
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Marion N - Expert BDGestiste

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Re: [PREVIEW] Vivisection Cisko K / Matt Dunhill - Treizeétrange
Merci bcp d'avoir laissé vos impressions ici, cela fait plaisir de lire vos critiques... surtout aussi sympas.
Je vous fait part de mon premier blog "la fin est proche" entamé juste après la sortie de vivisection qui a comme thème la fin du monde, un dessin par jour jusqu'au 21 décembre 2012 http://lafinestproche.blogspot.com/
ainsi que mon facebook, où vous pouvez suivre mon actualité... http://www.facebook.com/mattdunhill
au plaisir de vous y retrouver.
matt
Je vous fait part de mon premier blog "la fin est proche" entamé juste après la sortie de vivisection qui a comme thème la fin du monde, un dessin par jour jusqu'au 21 décembre 2012 http://lafinestproche.blogspot.com/
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- mattdunhill
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Re: [PREVIEW] Vivisection Cisko K / Matt Dunhill - Treizeétrange
merci aussi d'être passé donner des nouvelles, faut pas hésiter à reviendre discutailler le bout de gras ici
et cool, le lien sur le blog qui pointe vers la chronique bdgest
et cool, le lien sur le blog qui pointe vers la chronique bdgest
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Olaf Le Bou - Expert BDGestiste

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Re: [PREVIEW] Vivisection Cisko K / Matt Dunhill - Treizeétrange
Vivisection Par Matt Dunhill et Cisco K.

Théo est un jeune chercheur en biologie. Au troisième mariage de sa sœur il a le coup de foudre pour sa cousine de 15 ans et demi, ce qui lui pose, donc, un double cas de conscience.

A première vue, le scénario de cette histoire s'inscrit plutôt bien dans ce que certains appellent la « nouvelle BD ». Une tranche de vie racontée avec beaucoup de sincérité et de réalisme. De ce point de vue là, c'est très réussi. L'histoire, bien que fictive sent le vécu et ses personnages sont touchants et complexes.

Mais, ce qu'on a appelé « nouvelle BD », c'était quoi? Dans les années 90, on a vu l'explosion d'un marché de la BD aux dessins spectaculaires, mais, où les auteurs n'avaient pas grand chose à dire. Par réaction certains auteurs ont décidé de se recentrer sur les histoires, et de mettre le dessin, un peu en arrière plan. Une des caractéristiques de la plupart des livres catalogués « nouvelle BD » est, donc, un dessin qui s'en tient à un rôle purement narratif, qui refuse le tape à l'œil, un dessin qui s'efface un peu pour mieux servir l'histoire. Attention, je ne suis pas des ses abrutis qui prétendent que les auteurs « nouvelles BD » ne savent pas dessiner ou que leurs dessins sont moches. Certains sont, au contraire de vrais virtuoses dont les planches ont une dimension esthétique forte. Il ne s'agit pas ici d'un jugement de valeur, mais d'une constatation sur le rôle du dessin et son utilisation.
Dans ce genre d'histoires de la vie réelle, intimiste et réaliste, on a rarement des dessins spectaculaires qui essaient d'en mettre plein la vue. Or dans Vivisection, le personnage principal, Théo, est un scientifique biologiste un peu rêveur, et le monde que les auteurs nous livrent à travers ses yeux est grouillant, organique, exubérant et spectaculaire.

Le dessin de Matt Dunhill, l'est lui aussi, et cela nous offre un voyage sidérant à l'intérieur de la tête de Théo.

Et c'est à mon sens ce qui fait la réussite et d'une certaine manière, l'originalité de ce livre. En effet, Vivisection permet de réaliser que dans les bande dessinées où le dessin hyper spectaculaire masque mal l'absence totale d'histoire, le problème, ce n'est pas tant le spectaculaire du dessin, mais bien l'absence totale d'histoire. Si la bande dessinée est un art de raconter les histoires, c'est un art graphique et cette dimension purement graphique peut être une arme de poids pour souligner son propos, même si l'on n'aborde que des sujet, à priori, plutôt ordinaires. A condition, bien sûr que ce clinquant graphique ne soit pas purement gratuit, qu'il y ait, non seulement un fond, mais aussi, une belle osmose entre le fond et la forme, entre le scénariste et le dessinateur, comme c'est visiblement le cas ici.

A titre d'exemple, dans Vivisection, la mère possessive de Théo finit par prendre une dimension fantastique, monstrueuse et effrayante. Rien que pour la réussite de ce personnage en particulier, l'album doit être lu.

Mais ce n'est qu'un des exemples qui font de Vivisection une expérience de lecture agréable, surprenante, foisonnante et marquante. Les auteurs ont commencé à réfléchir une suite avec les mêmes personnages, on ne sait pas encore trop si ça se fera, mais je savoure l'idée de refaire un petit bout de chemin avec Théo et ses potes.


Théo est un jeune chercheur en biologie. Au troisième mariage de sa sœur il a le coup de foudre pour sa cousine de 15 ans et demi, ce qui lui pose, donc, un double cas de conscience.

A première vue, le scénario de cette histoire s'inscrit plutôt bien dans ce que certains appellent la « nouvelle BD ». Une tranche de vie racontée avec beaucoup de sincérité et de réalisme. De ce point de vue là, c'est très réussi. L'histoire, bien que fictive sent le vécu et ses personnages sont touchants et complexes.

Mais, ce qu'on a appelé « nouvelle BD », c'était quoi? Dans les années 90, on a vu l'explosion d'un marché de la BD aux dessins spectaculaires, mais, où les auteurs n'avaient pas grand chose à dire. Par réaction certains auteurs ont décidé de se recentrer sur les histoires, et de mettre le dessin, un peu en arrière plan. Une des caractéristiques de la plupart des livres catalogués « nouvelle BD » est, donc, un dessin qui s'en tient à un rôle purement narratif, qui refuse le tape à l'œil, un dessin qui s'efface un peu pour mieux servir l'histoire. Attention, je ne suis pas des ses abrutis qui prétendent que les auteurs « nouvelles BD » ne savent pas dessiner ou que leurs dessins sont moches. Certains sont, au contraire de vrais virtuoses dont les planches ont une dimension esthétique forte. Il ne s'agit pas ici d'un jugement de valeur, mais d'une constatation sur le rôle du dessin et son utilisation.
Dans ce genre d'histoires de la vie réelle, intimiste et réaliste, on a rarement des dessins spectaculaires qui essaient d'en mettre plein la vue. Or dans Vivisection, le personnage principal, Théo, est un scientifique biologiste un peu rêveur, et le monde que les auteurs nous livrent à travers ses yeux est grouillant, organique, exubérant et spectaculaire.

Le dessin de Matt Dunhill, l'est lui aussi, et cela nous offre un voyage sidérant à l'intérieur de la tête de Théo.

Et c'est à mon sens ce qui fait la réussite et d'une certaine manière, l'originalité de ce livre. En effet, Vivisection permet de réaliser que dans les bande dessinées où le dessin hyper spectaculaire masque mal l'absence totale d'histoire, le problème, ce n'est pas tant le spectaculaire du dessin, mais bien l'absence totale d'histoire. Si la bande dessinée est un art de raconter les histoires, c'est un art graphique et cette dimension purement graphique peut être une arme de poids pour souligner son propos, même si l'on n'aborde que des sujet, à priori, plutôt ordinaires. A condition, bien sûr que ce clinquant graphique ne soit pas purement gratuit, qu'il y ait, non seulement un fond, mais aussi, une belle osmose entre le fond et la forme, entre le scénariste et le dessinateur, comme c'est visiblement le cas ici.

A titre d'exemple, dans Vivisection, la mère possessive de Théo finit par prendre une dimension fantastique, monstrueuse et effrayante. Rien que pour la réussite de ce personnage en particulier, l'album doit être lu.

Mais ce n'est qu'un des exemples qui font de Vivisection une expérience de lecture agréable, surprenante, foisonnante et marquante. Les auteurs ont commencé à réfléchir une suite avec les mêmes personnages, on ne sait pas encore trop si ça se fera, mais je savoure l'idée de refaire un petit bout de chemin avec Théo et ses potes.

"Une centrale nucléaire c'est comme une femme, il suffit de bien lire le manuel et d'appuyer sur le bon bouton." Homer J. Simpson
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stefan - BDégourdi

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