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| Les Origines ( de 1833 Ã 1894)
L'homme a commencé très tôt à communiquer par signes et images. Tout ça est d'ailleurs prouvé par les figures dessinées sur les murs des Grotte de Lascaux et les rouleaux de papyrus égyptiens. Le christianisme a aussi beaucoup utilisé les images afin de représenter les scènes religieuses sur les vitraux, et etc. L'invention de l'imprimerie par Gutimberg, à la fin du XVe siècle, fit que les dessins et le texte se firent plus accessibles, plus populaires. Mais si on veut être axé sur les débuts de la bande dessinée comme telle, on doit se pencher sur les gravures réalistes de William Hogarth (1697-1764), les productions d'Épinal et l'invention de la lithographie.
La première personne à ouvrir la voie de la bande dessinée telle qu'on la connaît aujourd'hui fut un Suisse nommé Rodolphe Töppfer. Celui-ci eut la brillante idée d'associer le dessin et le texte (à noter que le texte n’était pas encore écrit dans des bulles, mais bien seulement en bas des images) et le représenta bien dans son premier ouvrage édité, Histoire de M. Jabot, parut en 1833. Bientôt, Töppfer est rejoint par d'autres artistes, surtout des Français. Les revues commencent à faire de la place pour ce qu'ils appellent les "histoires illustrées". Plusieurs périodiques apparaissent, aidant ainsi la popularité de ces nouveaux divertissements. Les premiers pas ( de 1895 à 1908)
Dès la fin du XIXe siècle, les récits imagés se multiplient. On en retrouve maintenant mondialement : en Amérique du Sud, aux États-Unis... La plupart des bandes dessinées se retrouvent dans les parutions du dimanche des grands quotidiens, comme le Sunday Examiner et le New York World. Ces illustrations sont humoristiques et les premières à paraître dans ces journaux respectifs furent Little Bears and Tigers de James Guilford et At the Circus in Hogan's Alley (rebaptisé the Yellow Kid) de Richard Felton Outcault. Outcault fut l'un des principaux inventeurs de la bande dessinée actuelle. Il introduit les phylactères, utilisait les mêmes personnages, découpait ses illustrations en vignettes, un peu comme les dessinateurs d'aujourd'hui. La plus vielle série est celle de Rudolph Dirks intitulée The Katzenjammer Kids, connue en France sous le nom de Pim, Pam, Poum, commencée en 1897 et qui continue de paraître encore aujourd'hui!!! (donc plus de 100 ans).
En 1900, deux tendances vont se former en France. La première est pour le public populaire et propose des périodiques comme L’Illustré (1904), le Petit Illustré (1906) ou l’American Illustré (1907). La deuxième sera pour les bourgeois, avec des revues telles que les Belles Images (1904), la Semaine de Suzette (1905) ou l’Écho de Noël (1906). Il faut dire que, contrairement à celles faites aux États-Unis, ces revues sont toujours publiées avec le texte sous l’image. Quelques faits intéressants
Rodolphe Töppfer: En 1993, deux de ses œuvres, les Amours de M. Vieuxbois (écrit en 1839) et Histoire de M. Cryptogramme (écrit en 1845) sont adaptées pour le théâtre et présentées à l’Opéra-Comique de Paris. The Yellow Kid :
L'expression "yellow journalisme" (La presse jaune) utilisée pour désigner péjorativement le journalisme à sensation, fut inspirée par Yellow Kid.
En 1895, At The Circus in Hogan’s Alley apparaît pour la première fois dans le New York World. L’action se passe dans une ruelle pleine de gens étranges et de vagabonds de toutes sortes, mais un personnage semble prendre de l’importance : un garçon chauve aux oreilles décollées et d’origine irlandaise nommé Mickey Dugan. Il est vêtu d’une grande chemise de nuit bleue, qui deviendra jaune en janvier 1896. C’est alors qu’on le surnomme «the Yellow Kid ». Il porte toujours une phrase différente, brodée sur son vêtement. Le créateur du Yellow Kid décide de changer de journal et passe donc au New York Journal. L’éditeur du New York World n’apprécie pas trop ce geste et intente un procès. Pendant plus d’un an, les deux journaux vont publier leur version de la bande dessinée. Celle du New York Journal est rebaptisée Mc Fadden’s Row of Flats puis devient finalement The Yellow Kid, que Outcault poursuivra jusqu’en février 1898. La statuette remise aux lauréats du Salon International du BD de Lucca, en Italie, à la forme du Yellow Kid.
(source: Dictionnaire mondial de la BD). |
sergent la​trique BDéphage
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| Christophe
Souce = BNF + divers + perso
Mots clés - Fenouillard - Camember - Cosinus
Normalien, sous-directeur du laboratoire de botanique à la Sorbonne, auteur de manuels scolaires, historien des Gaules, un des premiers chroniqueurs à Radio Paris, Georges Colomb (1856-1945), dit Christophe (ah ah la bonne blague ) , est surtout le génial inventeur de La Famille Fenouillard. Après le Suisse Topffer en 1833, Christophe en livrant en 1889 dans le Journal de la Jeunesse puis dans le Petit Français illustré les premiers épisodes en feuilleton de La Famille Fenouillard, inventera la bande dessinée française. Repris en album dès 1893 chez Armand Colin, La Famille Fenouillard marquera toute une époque par son humour. En créant un équilibre entre le noir et le blanc, il ouvre la porte à la bande dessinée en planches et à toute celle du XXe siècle. Après La Famille Fenouillard, Christophe nous donnera les aventures du Sapeur Camember, (sans T) celles du Savant Cosinus, ainsi que Les Malices de Plick et Pluck. Le graphisme est assez typique proche des illustrateurs du XIX°, traits fins rappelant ceux de la gravure (Gustave Doré) mais cependant moins chargés permettant une mise en couleur de la série.
Ces ouvrages sont toujours publiés chez Armand Colin. " Le Baron de Cramoisy, Histoires en images, Ombres, jeux et découpages" qui sont d'autres histoires moins connues ont été publiées chez Pierre Horay. |
Laureline BDébordé
 Messages : 182 Où : loin dans l'espace... Age : 38 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Les peintres égyptiens, lointains prédécesseurs des dessinateurs de BD
Dès avant l’unification de l’Egypte ( vers 3100 av. J. C. ), les habitants de la Vallée du Nil avaient commencé à codifier l’univers qui les entouraient, esquissant ainsi les prémices de l’écriture hiéroglyphique. Seuls les vases peints nous permettent aujourd’hui d’observer les méthodes d’analyse et de restitution du monde visible employées par les artistes d’alors. La peinture en aplat sur ces vases s’organise en traits nerveux et puissants, silhouettes en ombres chinoises, épurées presque jusqu’à l’abstraction.
Certaines des conventions picturales qui rythmeront le travail des artistes pendant près de trois millénaires voient le jour : le dessin au trait devient une spécialité égyptienne, que les peintres adaptent à tout ce qui les entoure : monde végétal, animal, humain...La richesse de ce répertoire iconographique est impressionnante. Les peintres dissèquent l’univers visible, en extraient l’essence puis le recomposent en s’ingéniant à le rendre le plus signifiant possible. L’on pourrait penser, avec des règles de représentation si strictes ( tendues vers un seul but : montrer l’essence de toute chose, de toute action, de tout être ) que nulle place n’est accordée à l’artiste en tant qu’individu. Bien au contraire…Au-delà du répertoire traditionnel, le dessinateur égyptien est maître de sa ligne, qu’il exécute à main levée avec une assurance étonnante. Ainsi, ce n’est pas dans les grandes scènes funéraires qu’il faut chercher l’originalité de l’artiste mais dans les petits tableaux annexes et les détails où apparaît pleinement tout son talent.
Les Egyptiens savent représenter le corps humain sous tous les angles, comme le montrent d’étonnantes expérimentations ( corps de trois-quart dos, visages de face, mouvements complexes…). Ils sont les premiers à intégrer l’être humain dans un décor et savent figurer les mouvements rapides ( course, envol, bond ). Leur art de la ligne se combine à une technique d’aplats et l’absence d’ombres portées fait irrémédiablement penser à la ligne claire.
Mais ils ne dédaignent pas les dégradés ou les effets de matière et savent jouer de la couleur pour donner une impression d’éloignement des figures. Le déroulement linéaire des scènes en registres préfigure la BD, de même que le découpage de l’action qui permet sur un même ensemble de scènes de voir plusieurs fois le même personnage. Des textes courts, fragments de dialogues, explications, appuient l’action figurée, préfigurant les phylactères. Enfin, les peintres égyptiens maîtrisent avec aisance l’art du portrait, voire de l’autoportrait, et pratiquent la caricature. Leurs brouillons sur éclats de calcaire ou de poterie, ainsi que certains papyri, nous ouvrent les portes d’un monde inattendu où la satyre sociale et politique côtoie les scènes érotiques et nous révèlent un peu plus l’extraordinaire capacité de ces dessinateurs à jouer de leur don, bien au-delà des rigides conventions qui rythment leur monde. Dans l’histoire des civilisations humaines, les Egyptiens sont les premiers à porter si loin l’art du trait afin de raconter une histoire, préfigurant ainsi les développements de cette technique en Occident.
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D H T Paix et Sagesse BDéphile
 Messages : 1050 Où : Nice Age : 33 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| fleur a écrit :
Merci d'avoir remonté ce post DHT... Il m'avait échappé
Dommage qu'on ne voie plus les images de Laureline
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j'trouve ça sympa de remonter des vieux topics des fois - dommage pour les images oui, on les voyait encore il y a quelques jours
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www.dh-terence.com
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