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Bande Dessinée Franco-Belge : Wonderphil Festivals, rencontres et expos : creveau Ventes, Achats, Echanges, Recherches : erreze Café des sports : JAUNE, 1 utilisateur anonyme et 12 utilisateurs inconnus ckicmoi BDGestiste
 Messages : 3593 Où : Gironde Age : 52 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
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Les raisons, les errances, les espoirs, les difficultés d'adaptation mais aussi les réussites de ceux qui ont un jour osé partir à l'étranger en quête d'un travail et de jours meilleurs.
Un album muet mais qui parle avec beaucoup de finesse et beaucoup de sensibilité.
Superbe !!!
Assurément un de mes coups de coeur de l'année Message édité par ckicmoi le 04-03-2007 à 13:02:22
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ckicmoi BDGestiste
 Messages : 3593 Où : Gironde Age : 52 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Je n'ai pas lu Prosopopus et ne peux donc comparer mais je trouve que beaucoup de choses sont dites ou suggérées dans cet album
Spoiler :
sur diverses raisons du départ, la difficulté de s'adapter au pays quand on n'en connaît pas la langue, la chance de croiser d'anciens immigrés qui aideront à trouver du travail, le profit des logeurs au noir, l'argent qui est renvoyé à la famille, l'espoir de pouvoir faire venir les siens ... L'histoire du personnage est conclue. Peut-tre ton impression aurait-elle été différente si la fin était restée en suspend, ouverte ? |
Je l'ai lu deux fois en suivant. La première en m'arrêtant sur presque toutes les pages pour regarder les détails tellement je trouvais certaines planches belles et j'ai ainsi perdu un peu le fil de l'histoire. Je l'ai donc relu une deuxième fois beaucoup plus rapidement.
Cet album sera assurément l'un des coups de coeur de l'année pour moi.
Comme quoi, les goûts et les couleurs ... |
Choci Loni Expert BDGestiste
 Messages : 13220 Où : Angers - 49 Age : 55 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| ckicmoi a écrit :
Je l'ai lu deux fois en suivant. La première en m'arrêtant sur presque toutes les pages pour regarder les détails tellement je trouvais certaines planches belles et j'ai ainsi perdu un peu le fil de l'histoire. Je l'ai donc relu une deuxième fois beaucoup plus rapidement.
Cet album sera assurément l'un des coups de coeur de l'année pour moi.
Comme quoi, les goûts et les couleurs ... 
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Disons que je n'ai pas apprécié les planches pleines pages
ni celles qui détaillent trop les actions afin d'être compréhensibles
cela m'a donné une impression de vacuité.
Si je compare à Prosopopus
c'est qu'il est aussi un récit sans texte
mais avec une densité qui t'oblige à une lecture attentive des planches
pas parce qu'elles sont belles mais parce qu'elles sont sources du récit.
Cet album est certainement moins rigoureux dans la narration
mais invite certainement plus à la digression du fait de ces planches,
enfin c'est l'effet qu'il produit sur moi.
Quant aux goûts et aux couleurs
cet album a tout à fait sa place dans la production actuelle
il est d'une facture originale
de par son origine australienne
du sujet qu'il traite
et de la manière dont il le fait
même s'il me laisse un arrière-goût d'insatisfaction.
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ckicmoi BDGestiste
 Messages : 3593 Où : Gironde Age : 52 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Ayé, j'ai lu Prosopopus, je peux donc comparer et je trouve que ... ce n'est pas comparable Les univers, le style, "l'intrigue", "le message" à faire passer, le rythme, nous ne sommes pas du tout dans le même registre.
Sur l'impression de vacuité, j"opposerais" la conclusion d'une chronique que j'ai lue sur le site de la librairie Brusel concernant cet album :"un livre sans mot qui nous laisse sans voix".
Ca résume parfaitement mon ressenti. Je trouve aussi que cet album laisse quelque part une impression de vide mais pas de vide intellectuel, plutôt d'un vide lié à un espace, à quelque chose d'intemporel, comme si on restait suspendu mais non pas dans l'attente de quelque chose, au niveau d'un état.
oki, je sais, c'est pas ce qu'on pourrait qualifier de clairement exprimé mais quand mêmeuuuuhhhh !!!
Par contre, pour ce qui relèverait d'une comparaison avec également un incomparable sur le fond certaines des planches m'ont fait penser au Mur de Pan de Philippe Mouchel ... Message édité par ckicmoi le 08-03-2007 à 21:26:57
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elpingos la rabia del pueblo BDGestiste
 Messages : 3947 Où : Naoned - Breizh Zion Age : 28 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Je suis fan des dessins du bonhomme; c'est magnifique, je vais aller y jeter un coup d'oeil en librairie...
C'est vrai que ça fait penser aux dessins de Mouchel...les couleurs sépia, les villes imaginaires hyper-détaillées...
Message édité par elpingos le 09-03-2007 à 10:39:46
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elpingos la rabia del pueblo BDGestiste
 Messages : 3947 Où : Naoned - Breizh Zion Age : 28 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Est-ce que les dessins montrés là : http://www.shauntan.net/books/the-arrival.html font partie de la BD? 'c'est le même bouquin "The Arrival" et "là où vont nos pères"? Il doit y avoir une alternance de planches avec plusieurs cases et de planches tableaux comme celles qui apparaissent sur le site, Non? Franchement ça m'intrigue... |
MLH Ouaf ! BDGestiste Confirmé
 Messages : 7947 Où : Près d'une prise téléphonique, c'est l'essentiel Age : 0 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Très bel ouvrage dans lequel le seul dessin nous raconte ce que ne nous disent pas les dialogues et textes absents.
Comme le dit chicmoi, beaucoup de choses sont dites ou suggérées dans cet album un peu à la manière d'un Jason, mais le dessin est en plus superbe. ---------------
Penaos emañ ar bed ganit ?
S'asseoir et regarder le temps qui passe...
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elpingos la rabia del pueblo BDGestiste
 Messages : 3947 Où : Naoned - Breizh Zion Age : 28 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Sur l'avis de ckicmoi (et des beaux visuels) je l'ai acheté samedi, mais pas encore lu... L'album est en tout cas très beau et la densité de la BD par rapport au prix est d'un bon rapport. J'attends de le lire pour en faire ma critique... Message édité par elpingos le 12-03-2007 à 09:54:03
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elpingos la rabia del pueblo BDGestiste
 Messages : 3947 Où : Naoned - Breizh Zion Age : 28 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Je vous avais dit que je l'avais acheté samedi. Ca y est, je l'ai lu, hier, d'une traite. je ne vais pas déroger aux avis qui ont été donnés et il est pas facile d'exprimer son sentiment. Mais bon je me lance, quand même...
C'est splendide; cet album est magique. Je n'ai rarement ressenti autant d'émerveillement et de jubilation devant une BD.
C'est pas évident d'en parler car c'est une expérience assez unique. Le côté muet de l'histoire nous ramène aux tout premiers films en noir et blanc, impression qui se trouve renforcée par les teintes sépia. Mais que de vie dans cet album!. Tout un univers foisonnant y est décrit et si ça émerveille les yeux, il y a aussi toute une musique, tout une bande son implicite qui se joue au fil des pages. Le dessin, cadrage, chapitrage et la mise en scène sont stupéfiants de maîtrise, d'intelligence, de beauté, d'humour, de poésie. Les dessins pleine page (2 pages en général) nous entraînent encore plus fort dans cet univers de toute beauté. Heureusement l'histoire nous ramène à la réalité. Au travers du personnage nous allons être immergés à notre tour dans le grand vide du déracinement, loin de chez nous, dans une société où tout est différent, moeurs, technologie, faune, même l'écriture nous est étrangère. Il ne faut pas s'attendre à une trame particulière, juste que vous allez y croiser quelques personnages attachants, qui vont dévoiler leur histoire, des lieux fantastiques aussi, et à l'instar du personnage, on se laisse un peu dépassé par tout ça dans cet univers complexe, seul et loin de ses proches, mais au final on est rattrapé, sauvé? par le contact humain, chaleureux, simplissime réponse qu'est l'humanité avec ses qualités toutes simples. Le récit suit un fil conducteur cependant, comme le héros sans nom qui cherche à y faire son chemin, et on est forcément happé par cette histoire; nous sommes alors, nous aussi, le temps d'une lecture, un immigrant dans ce monde imaginaire, les yeux grands ouverts, "aware".
Un chef d'oeuvre magnifique qui émerveille par son imaginaire, sa beauté et sa simplicité. Un livre riche, donc, rempli d'espoir et de mémoire aussi. Déjà culte pour moi. Message édité par elpingos le 14-03-2007 à 11:25:17
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reddef Liberté, Egalité, Choucroute. Libraire

Messages : 7698 Où : trop loin de la mer Age : 41 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Très belle surprise que cet album.
J'avais un peu peur que la qualité du dessin prennes le pas sur celui de la narration. Et puis non. Tout en fine touche subtile, plein d'émotions contenues. Et point de misérabilisme.
Un album à offrir à tout ceux qui sont tentés par un ministère de l'immigration et de l'identité nationale....
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elpingos la rabia del pueblo BDGestiste
 Messages : 3947 Où : Naoned - Breizh Zion Age : 28 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Une couverture de BD en France où tu ne vois pas apparaître le nom de l'éditeur n'est pas monnaie courante... |
hema Rousse au chocolat BDGestiste
 Messages : 4223 Où : Trop loin de Lille... Age : 22 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| lu et beaucoup aimé. je suis nulle pour faire une critique mais j'essaie de donner mon avis quand même...
le dessin est sublime, l'histoire touchante, la narration plus facile à suivre que ce à quoi je m'attendais (une bd sans parole, ça me rebutait un peu )
j'ai trouvé l'absence de paroles complètement en phase avec l'histoire justement parce qu'en terre étrangère, lorsqu'on ne parle pas un mot de la langue du pays, on est enveloppé par ce silence, on est d'autant plus seul parce qu'on est entouré de gens qu'on ne comprend absolument pas, et ce silence est le même que celui l'on ressent lorsqu'on "lit" la bd. tout devient non-verbal, visuel, mais plus rien n'est auditif. plus de paroles, plus de mot.
je crois pas qu'il y ait grand chose à dire du dessin, rien à redire. même si à nouveau, ce genre de dessin me "dérange" (le mot est fort) ou me "freine" parfois parce que j'ai du mal à le considérer comme un dessin de bd. mais ici pas trop de problème. peut-être parce que la bd est déjà hors normes à la base. puis j'ai adoré aussi l'univers fantasmagorique, tout en douceur. les ptites bêbêtes, tout ça.
"lire" cette bd après deux mois sans bd et deux mois à l'étranger surtout, c'était trèèèès bien
(en plus c'est un cadeau de mon namoureux, ce qui ne gâche rien ) Message édité par hema le 15-03-2007 à 14:43:06
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Pouffy Power Rongeur BDGestiste
 Messages : 3648 Où : Niort Age : 32 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
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Ma version à le logo.
Sinon, un peu comme tout le monde... excellent album : simple, beau, touchant et émouvant. Message édité par Pouffy le 25-03-2007 à 11:11:47
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le detecti​ve blacksa​d Lisez Petites Eclipses BDéphile
 Messages : 1122 Où : Metz Age : 36 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Je suis également tombé sous le charme de cette bd universelle puisque sans paroles.
Le thème abordé est celui de l'immigration. A la lecture on pense bien sûr aux populations venues se réfugier aux Etat unis. Des cases nous renvoie cette image avec par exemple des statues gigantesques acceuillant les imigrants ou encore les salles immenses où ces derniers sont parqués le temps des formalités.
Mais la similitude des visuels créé par Shaun Tan avec un pays existant s'arrête là , en effet, par la suite le pays d'acceuil est tout droit sorti d'un monde onirique qui permet de souligner les difficultés d'un étranger à son arrivée dans un nouveau pays.
Cette histoire d'un père de famille souhaitant sortir sa famille d'un avenir obscur est captivant. |
le detecti​ve blacksa​d Lisez Petites Eclipses BDéphile
 Messages : 1122 Où : Metz Age : 36 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Choci Loni a écrit :
Ici ce sont plutôt les populations asiatiques partis vers l'Australie
qui servent de motivation, tel le père de l'auteur. 
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Sa motivation oui, mais son inspiration est plus large, c'est pourquoi certains visuels de la bd rappelle l'histoire des immigrants américains. Voir les notes de l'auteur in fine.
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aaapoum BDégourdi
 Messages : 92 Où : Paris Age : 0 Son top Séries  Son top Albums  Sa liste d'achat
| Tiens, comme il sera retiré de Kyosque prochainement, je pose ici la chronique que j'ai fait sur Là où vont nos pères dans Chronicart.
Si les auteurs de bande dessinée qui espèrent susciter l'émotion par l'intermédiaire unique de leur dessin sont nombreux, rares sont ceux qui y parviennent. Leurs tentatives d'une haute technicité plastique tintée de réalisme bas de gamme manquent le plus souvent de mesure, débordent dans l'emphase ou pire, sombrent dans le grotesque. Mais pas l'australien Shaun Tan. Sa bande dessinée sans parole réussit à éveiller les sentiments qu'elle commande.
Contant l'exil d'un père de famille contraint d'abandonner femme et enfant pour tenter sa chance dans un pays imaginaire, l'auteur se nourrit de multiples influences. Aux dessinateurs expressionnistes, il emprunte leurs lumières riches de contrastes, et l'on retrouve dans sa manière d'immortaliser les visages, entre autres, de vagues réminiscences de la photographie ethnographique américaine naissant dans la misère de la dépression économique des années 30. Alternent ainsi les petits polaroïdes focalisant sur un détail, une main crispée, le mouvement inquiétant d'un nuage chahuté par le vent, et de grandes cases élaborées, telles que les adieux silencieux d'un couple avant la séparation, ou le pont d'un bateau inondé de nécessiteux qui se languissent dans le désespoir après le débarquement sur la terre promise.
Rien dans cette imagerie n'est très original, pas même la découverte d'un fantastique tinté de steampunk et de Jules Verne, ses architectures déstabilisantes et ses cryptographies alambiquées, lorsque l'étranger foule le sol de ce nouveau monde. Pourtant le récit fonctionne et fascine, émeut grâce à un équilibre mystérieux entre cet appel à un imaginaire collectif façonné par l'Histoire de l'Art et une capacité certaine à saisir et retranscrire ce je ne sais quoi qui anime la chair des hommes et femmes tourmentés. Alors lorsque l'on sait le traitement politique particulier de l'Australie sur la question de l'immigration (l'un des derniers pays à enfermer les clandestins dans des camps, le plus souvent pour de nombreuses années. Une attitude régulièrement verbalisée par L'O.N.U et Amnesty international, qui en dénoncent les conditions de détention portant atteinte à la dignité humaine), on finit par excuser ce fils d'immigré de nous avoir ressorti ce thème bateau et ces formes classiques. Après tout, s'il excelle là où tant échouent, c'est peut-être que le réalisme se doit d'être porté par une quelconque forme d'expérience, allez savoir. Le lendemain du jour où j'ai écrit ce texte, je suis allé voir Golden Door au cinéma, qui traite du même sujet, mais depuis L'Italie. J'ai été profondement marqué par la différence d'identité et d'imaginaire culturel liés au thème l'exil entre ces deux oeuvres. Posées l'une à coté de l'autre, on mesure à quel point l'identité culturelle marque l'imaginaire de l'exil, inondé d'images religieuses, de madones tristes, dans l'italien Golden Door, et de faces de miséreux, de galopins en galuron tout droit sortis de la photographie américaine dans l'australien Là où vont nos pères. S'il y a bien une république mondiale des lettres, il en existe une autre des images, dans laquelle la bande dessinée a un joli rôle. D'ailleurs, il est dommage d'avoir classé ce topic dans les bande dessinée franco-belge. je sais que c'est faute de mieux, mais lorsqu'une oeuvre est autant impregnée d'identité culturelle, ça fait quand même un peu mal.
S; ---------------
http://aaablog.typepad.com/
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