Bienvenue sur bdgest.com !      165 connectés
BDGEST  Tous les mois gagnez 60 euros grâce aux mini-jeux BD Gest'
TOUT SEUL  Entretien avec Christophe Chabouté
LUCIEN  BDGEST présente : Conversation avec Frank Margerin
 Tous  
Forums
  Aide
  Rechercher
  Membres
  Rangs
  Qui est en ligne
Les jeux
  Pixelo BD
  Rapido BD
  Trombino BD
  BDGest'ival
Les derniers coups de coeur
de la redaction
Lulu femme nue 1 Premier livre - Futuropolis
Lulu femme nue
1. Premier livre
Transmétropolitan Seul dans la ville - Panini comics
Transmétropolitan
Seul dans la ville
Undercurrent  - Kana
Undercurrent

Gotham Central 5 Extinction - Panini comics
Gotham Central
5. Extinction
Il était une fois en France 2 Le vol noir des corbeaux - Glénat
Il était une fois en France
2. Le vol noir des corbeaux
Mes hommes de lettres  - Sarbacane
Mes hommes de lettres


 

Il y a 68 utilisateurs connus et inconnus. Pour voir la liste des connectés connus, cliquez ici

 Mot :   Pseudo :  
 
 Page :  1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11
Auteur
 Sujet :

PERSEPOLIS de Marjane Satrapi

 
n°522
Daria2

Messages : 21
Où : Lille
Age : 0
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 08-06-2007 Ã  01:18:33  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Hello Joachim !
 
"mais un temoignage ne peut pas être historique" et le jouenal d'Ann Frank ? et À l'Ouest, rien de nouveau d'Erich Maria Remarque ? et Une journée d'Ivan Denissovitch d'Alexandre Soljenitsyne ? et les Lettres de Pline le Jeune ?  
 
 

n°523
le moine
La France qui se couche tard
Messages : 2338
Où : Paris
Age : 31
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 08-06-2007 Ã  02:29:47  profilanswer
 

Toujours le troll ignoreras.
   [:xuunam:7]

n°524
corto jyl

Messages : 3989
Où :
Age : 0
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 08-06-2007 Ã  05:59:59  profilanswer
 

joachim13 a écrit :

mais un temoignage ne peut pas etre historique puisque c'est personnel. ne pas confondre memoire et histoire!


 
Vous êtes pret à dire n'importe quoi pour défendre ce livre, incroyable. J'ai rarement lu une connerie aussi grosse :roll:

n°525
dag

Messages : 356
Où : Paris
Age : 30
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 08-06-2007 Ã  08:54:19  profilanswer
 

corto jyl a écrit :

Vous êtes pret à dire n'importe quoi pour défendre ce livre, incroyable. J'ai rarement lu une connerie aussi grosse :roll:


 
Distinguer témoignage et Histoire est quand même le B.A.B.A. de tout historien !!
 
http://artic.ac-besancon.fr/lp_let [...] nerale.htm
 
Extraits choisis :  
 

Citation :

Le témoignage est donc une source d'histoire originale et authentique. L'histoire est faite avec des témoins


 

Citation :

Le témoin est l’objet de plusieurs processus qu’il est nécessaire d’avoir à l’esprit [...] :
- la reconstruction, sous l’effet de systèmes de représentation postérieurs qui le déterminent ;  
- l’extrapolation, commune à tous les témoins, qui généralise son expérience individuelle et peut ne pas se retrouver dans - le tableau d’un passé qu’il a vécu, dans la réalité de ce passé qu’il a lui-même perçue ;  
- la re-hiérarchisation des faits que le témoin a vécus en fonction de sa propre expérience ;  
- l’immédiateté, c’est-à-dire l’absence de distance avec l’objet historique.


 

Citation :

Autre dimension à ne pas négliger : le témoignage, mis au service du « devoir de mémoire », aide à construire la mémoire collective ou la structure sociale, permet le passage de génération et contribue à la construction identitaire de chacune et chacun d’entre nous, de chacune et chacun de nos élèves, adultes en devenir.  Mais peut-on participer au « devoir de mémoire » en négligeant le nécessaire savoir historique, éclairant et signifiant pour nos élèves ? Ne doit-on pas privilégier en classe le « devoir d’histoire » pour participer pleinement au « devoir de mémoire » ?


 

n°526
L'homme my​stere

Messages : 515
Où : Tours
Age : 35
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 08-06-2007 Ã  17:11:24  profilanswer
 

Moi j'ai adoré Persepolis (la BD)...  :mrgreen:  et je me fout de la tournure politique de la BD ou des penchants de l'auteur... son histoire, son témoignage m'ont fait rire, ému... c'est tout ce que j'en demandais.


---------------
L'homme mystere...
n°527
ghinzdra

Messages : 2320
Où :
Age : 0
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 14-06-2007 Ã  14:48:13  profilanswer
 

Incontestablement un ouvrage sincére et utile...Mais assez naif...
Certainement pas au niveau d'un niveau d'un Maus  et plutot 2 cran en dessous.
 
Marjane satrapi nous présente la perception sans fard de 20 ans d'histoire iranienne avec toutes ses problématiques et ses démons de la part d'une membre de la classe moyenne iranienne ... Là dessus rien à dire sauf pour les experts de la question iranienne qui pourront toujours se chamailler sur la véracité du propos , la justesse de sa vision et sa représentativité.
Le ton est juste , trés intimiste comme c'est la grande tendance actuellement ....
 
Le problème est justement qu'au sein de la masse d' auto-biographie qui paraissent Persepolis ,si l'on écarte le propos politique ,  fait un peu ton sur ton. La naiveté comme fond de commerce étant surexploité il est difficile de lui trouver autant  de mérite qu'un Blankets ou un Maus où l'auteur certes se livre à nu sans pudeur  en faisant presque rougir le lecteur mais ne s'arrête pas là . Le problème étant que ces BD sont de vrais BD  là où Persepolis ferait plus penser à un journal illustré.
 Là où Thompson joue de maniére prodigieuse sur le mélange entre réalité et projections religieuses grace à son dessin, où il joue sur l'enchainement des pages , sur la case  et utilisent tous les leviers de la BD  pour un récit trés épuré et sensuel   Satrapi nous donne une suite de vignettes , qui plus de valeur assez inégale....  
Là où Spiegelman joue  
-sur le niveau de sens de la représentation (les juifs comme des souris , les allemands comme des chats , les polonais comme des porcs .... Représentation caricaturale bien sur mais qui pose question lorsque l'auteur qui se met en scéne lui même  continue dans la vie de tous les jours  Ã  se représenter ainsi puis commence à se représenter sous la forme d'un humain qui revet un masque de souris. Maniére élégante et propre à la BD de souligner d'une part la caricature du propos nazi mais également l'impossibilité pour les juifs de se détacher de cette part de leur histoire et enfin la part de comédie voire de victimisation )  
-sur le processus de la création (comment représenter l'indicible et l'inimaginable? la caricature animale n'est pas suffisante ... On assiste en direct aux doutes de l'auteur , à ce qui a été écarté volontairement et involontairement du récit , aux limites de la représentation )  
-et la double problématique de la shoah  (survivants emprisonnés à jamais , héritiers coupable de ne pas l'avoir vécu ) à travers une narration complexe   , Satrapi se contente de nous dire à quel point c'est dure d'être une iranienne occidentalisée qui n'a sa place nulle part. Pas de véritable lien entre les chapitre sinon qu'il s'agit de tranches de vie qui se succédent : c'est un journal , pas une oeuvre . Pas de vocation à l'universalité  du message : Satrapi est à part , le récit le fait bien sentir d'ailleurs.  
 
C'est honorable de la part de Mme Satrapi de se livrer complétement mais celà est insuffisant pour prétendre à la même portée que des oeuvres plus fondamentales .  
A l'issue de persepolis  je serais tenté de dire  que là où Maus montre un artiste qui "devient" juif , utilisant toutes les ressources de son art pour s'approcher aussi prés qu'il peut de la shoah  Persepolis montre une iranienne qui tente de devenir artiste ... Le problème étant que Spiegelman a toujours été juif mais qu'il était avant tout artiste,qu'il a juste décidé un jour de mettre  sa partie juive dans son oeuvre tandis  que le talent ne s'acquiert pas et que satrapi n'est qu'une iranienne ... Il est plus facile à Art Spiegelman qui est un vrai artiste dont le fond de commerce ne s'arrête pas à la shoah et qui est connu pour sa BD expérimentale  de faire parler son ame juive  que pour Satrapi  de devenir une artiste .Leur oeuvre postérieur indique bien leur niveau respectif :  Là où Art Spiegelman continue son bonhomme de chemin avec "à l'ombre des tours mortes" , où il donnent conférence sur conférence pour défendre la singularité de la BD comme média  , Satrapie continue sur l'iran avec "broderies"....
 
Intéressant mais pas indispensable.


Message édité par ghinzdra le 14-06-2007 Ã  15:12:21
n°528
le moine
La France qui se couche tard
Messages : 2338
Où : Paris
Age : 31
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 14-06-2007 Ã  15:41:44  profilanswer
 

Je suis assez d'accord avec toi sur le fait que, dans Persepolis, le fond est plus intéressant que la forme, mais je tique un peu sur l'exemple de Blankets pour parler d'autobiographie un cran au dessus. Parce que, si Blankets est effectivement très beau par sa forme... Pfffffffffffiiiiiiiiiou !!! Quelle mièvrerie ! Quel ennui !. La forme ne fait pas tout... en tous cas à mes yeux.
Si tu ne l'as pas lu, je te conseille de lire Poulet aux prunes, de Satrapi. On touche, à mon avis, plus à l'oeuvre et moins au simple récit que dans Persepolis.
 
PS : Je me moque un peu de ton usage légèrement abusif du soulignement graissé, mais ce n'est pas méchant. :mrgreen:

n°529
ghinzdra

Messages : 2320
Où :
Age : 0
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 14-06-2007 Ã  16:10:37  profilanswer
 

Blankets est effectivement clairement au dessus de Persepolis selon moi
pour au moins 2 raisons  
- l'universalité du message :  
l'hésitation des premiers amours , son arbitraire , son absolu ,  sa faible consistance qui améne fréquemment à une rupture sur un problème de communication  sont parfaitement illustrés.
Blankets est la meilleure chronique du premier amour que j'ai pu voir : sa miévrerie résulte du sujet pas du traitement qui est parfait .
Mais un premier amour c'est (presque) toujours miévre : question d'age (repli enfantin et volonté d'émancipation en même temps, recherche de l'autre comme rejet des parents et d'un monde injuste, instabilité émotionnelle)  et d'expérience (incapacité à exprimer des sentiments de maniére controlé ,méconnaissance de la relation à autrui de savoir ce qui fait plaisir , ce qui fait mal  quels sont les mensonges payants) notemment . C'est le premier amour qui est miévre pas Blankets.
 
- Sur l'apport à la BD même :  
le nombre d'innovation touchant à l'essence même de la BD est colossal. Je vais faire une critique de Blankets je pense bientot.... sens de lecture et ordonnencement des cases, utilisation du langage iconique tel qu'exposé par mac cloud , ordonnencement des pages .... Il y a une idée fondamentale sur la BD dans blankets toutes les 10 pages environ.
Seulement voilà elles ne passent pas par le dialogue . Les personnes superficielles en l'espéce sont celles qui pensent que la profondeur de la BD se fait à l'aune des dialogues . Je voue un culte à Alan Moore mais ceci étant dit je condamne les BD verbeuses en général . La BD est un art graphique  c'est en image qu'il faut le dire comme disait Truffaut à propos du cinéma .  
 
Quand à Satrapi elle  ne travaille pas assez son message . Elle a le matériel mais elle nous le livre brut de décoffrage. Et la sincérité ne rachéte pas tout . Bien au contraire : certaines choses étant intransmissibles telle quel  il appartient à l'art de les transformer en une monnaie qui peut circuler. C'est la réussite de Maus , c'est l'échec de Persepolis qui reste trop sur les impressions de Marjane : c'est un journal plus qu'une oeuvre.
N.B: pas de problèmes usr le gras & le soulignage!

n°530
eky

Messages : 771
Où : Saint Gratien (95)
Age : 31
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 14-06-2007 Ã  16:24:58  profilanswer
 

Le côté journal illustré naif dépend surement de l'héroine: c'est une enfant.
 
L'envie et le but, le sens voulu par l'auteur dépend beaucoup de la cosntruction comme tu l'as tres bien présenté et en comparant à Maus, Blankets.
 
Ici tout est simple et direct avec le ton sincère et sans compromis (je crois) d'une autobio d'enfance.
C'est ce qui donne le ton juste et agréable de cette BD.
 
L'auteur ne semble pas vouloir aller plus loin.
 
Si l'ambition de l'auteur était autre alors pour moi ce n'est pas réussi en tous cas.
 
Pour aller plus loin, dans le sens de l'oeuvre construite que tu dépeignais, il faudrait se départir de l'enfance autobiographique.
 
Cliché de Beyrouth 1990 est une BD assez proche mais traitée par de jeunes adultes en mission.
Blankets permet de ressentir les affres adolescentes de l'auteur, passées au filtre de l'âge adulte.
Maus s'appuie aussi sur l'expérience de Spiegleman.
 
Ghinzdra, en revanche je ne comprends pas en quoi un journal n'est pas une oeuvre.
Tu le dis toi même la justesse est là, le ressenti passe bien du bouquin au lecteur (du film au spectateur aussi, semble-t-il - je n'ai vu que les bande-annonces).
Que faut il de plus ?
Une BD autobiographique de Spiegelman simple et directe sur son enfance serait à mettre au banc du reste de son oeuvre ?
 
Pour finir, tout ce qui touche à cette région du monde est particulièrement difficile à traiter car la sincérité, le contenu et chaque détail, les supposées intentions sont passées au crible des toutes les sensibilités politiques, religieuses, simplement humaines présentes dans ces régions.
Aussi la simple autiographie d'enfance est surement le vecteur le plus favorable pour dépeindre quelques réalités d'ici bas.
Il en faudrait d'autres bien que de mon point de vue de lecteur cela devienne vite rébarbatif.
 
Personnellement, ce n'est d'ailleurs pas du tout le genre de BD qui forment ma BDthèque.

n°531
ghinzdra

Messages : 2320
Où :
Age : 0
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 14-06-2007 Ã  16:39:17  profilanswer
 

qu'on s'entende bien : persepolis est bon ... intéressant vraiment...
La seule chose que je remets en cause  c'est sa portée. Ca manque de profondeur , c'est beaucoup trop premier degré  et dés lors je ne peux pas la considérer comme indispensable.
 
Le ressenti est là , je l'ai dis effectivement et je le maintiens. Mais la forme adoptée est vraiment trop limitée.  
Par ailleurs l'enfance n'est pas une excuse absolue : l'auteur est marié et  a la vingtaine lors du 4ème chapitre . Elle continue pourtant avec sa sensibilité féminine à nous donner ses impressions sur le vif , brute de décoffrage. Là on touche à l'essence même de sa personnalité. Et le resultat c'est qu'on reste au stade de sa petite expérience trés spécifique de son propre aveu .
 
Donc je répété bon , utile même  mais pas indispensable .

n°532
eky

Messages : 771
Où : Saint Gratien (95)
Age : 31
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 14-06-2007 Ã  16:50:24  profilanswer
 

ghinzdra a écrit :

Blankets est effectivement clairement au dessus de Persepolis selon moi
pour au moins 2 raisons  
- l'universalité du message :  
l'hésitation des premiers amours , son arbitraire , son absolu ,  sa faible consistance qui améne fréquemment à une rupture sur un problème de communication  sont parfaitement illustrés.
Blankets est la meilleure chronique du premier amour que j'ai pu voir : sa miévrerie résulte du sujet pas du traitement qui est parfait .
Mais un premier amour c'est (presque) toujours miévre : question d'age (repli enfantin et volonté d'émancipation en même temps, recherche de l'autre comme rejet des parents et d'un monde injuste, instabilité émotionnelle)  et d'expérience (incapacité à exprimer des sentiments de maniére controlé ,méconnaissance de la relation à autrui de savoir ce qui fait plaisir , ce qui fait mal  quels sont les mensonges payants) notemment . C'est le premier amour qui est miévre pas Blankets.
 
- Sur l'apport à la BD même :  
le nombre d'innovation touchant à l'essence même de la BD est colossal. Je vais faire une critique de Blankets je pense bientot.... sens de lecture et ordonnencement des cases, utilisation du langage iconique tel qu'exposé par mac cloud , ordonnencement des pages .... Il y a une idée fondamentale sur la BD dans blankets toutes les 10 pages environ.
Seulement voilà elles ne passent pas par le dialogue . Les personnes superficielles en l'espéce sont celles qui pensent que la profondeur de la BD se fait à l'aune des dialogues . Je voue un culte à Alan Moore mais ceci étant dit je condamne les BD verbeuses en général . La BD est un art graphique  c'est en image qu'il faut le dire comme disait Truffaut à propos du cinéma .  
 
Quand à Satrapi elle  ne travaille pas assez son message . Elle a le matériel mais elle nous le livre brut de décoffrage. Et la sincérité ne rachéte pas tout . Bien au contraire : certaines choses étant intransmissibles telle quel  il appartient à l'art de les transformer en une monnaie qui peut circuler. C'est la réussite de Maus , c'est l'échec de Persepolis qui reste trop sur les impressions de Marjane : c'est un journal plus qu'une oeuvre.
N.B: pas de problèmes usr le gras & le soulignage!


 
Pour l'universalité et la miévrerie on peut dire également ici que tout le monde est passé par l'enfance.
En ce sens on peut ressentir les deux mêmes choses à l'encontre de Persepolis.
 
Pour le message et c'est un peu mon problème avec les autobiographies, je n'en cherche jamais.
Juste du ressenti de tranche de vie.
je cherche souvent un peu de ma vie dans ce que raconte l'auteur, c'est une façon de se rassurer plutôt qu'un psy? (pour l'auteur et le lecteur?).
Bref on s'en fou, tjrs est il qu'en dehors de ça c'est un genre qui pour moi atteint tres vite ses limites et est vite lassant.
 
Mais faut il chercher un message ?
En plus de publier sa vie en pensant que cela interessera un maximum de monde si les auteur veulent délivrer un messages universel ne serait ce pas avoir un tel égo qu'il doit ou non servir d'exemple au reste de l'humanité ?
(quoi que pour certains... :mrgreen: )

n°533
eky

Messages : 771
Où : Saint Gratien (95)
Age : 31
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 14-06-2007 Ã  17:01:11  profilanswer
 

ghinzdra a écrit :

qu'on s'entende bien : persepolis est bon ... intéressant vraiment...
La seule chose que je remets en cause  c'est sa portée. Ca manque de profondeur , c'est beaucoup trop premier degré  et dés lors je ne peux pas la considérer comme indispensable.
 
Le ressenti est là , je l'ai dis effectivement et je le maintiens. Mais la forme adoptée est vraiment trop limitée.  
Par ailleurs l'enfance n'est pas une excuse absolue : l'auteur est marié et  a la vingtaine lors du 4ème chapitre . Elle continue pourtant avec sa sensibilité féminine à nous donner ses impressions sur le vif , brute de décoffrage. Là on touche à l'essence même de sa personnalité. Et le resultat c'est qu'on reste au stade de sa petite expérience trés spécifique de son propre aveu.
 
Donc je répété bon , utile même  mais pas indispensable .


 
On se rejoint pile poil.
En fait j'ai laché la lecture depuis un moment donc je suis incapable d'en dire plus et après courte hésitation je ne prendrai pas l'intégrale.
Je suis lassé.
L'essentiel c'est de savoir ce qu'on achète pour pas être trop déçu.
 
(Bien que choisir ses BD façon boite de chocolat@forest gump ait son côté plaisant aussi :smile: )
 
Faudra surtout que je lise Poulet aux prunes et puis j'aime bien son dessin N&B donc je surveille ses sorties.

n°534
sirjeje

Messages : 1175
Où : Yerres
Age : 25
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 14-06-2007 Ã  20:54:23  profilanswer
 

Oui bon jai enfin fini Persepolis... Ben il est clair que pour moi cest loin detre un indispensable... Un peu blazé d'avoir acheté cette integrale quand meme... Comme quoi, les gouts et les couleurs  :confused:  
 
Remarque ca va peut etre me permettre de tester le module vente de BDGest  :wink:

n°535
ghinzdra

Messages : 2320
Où :
Age : 0
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 14-06-2007 Ã  22:03:06  profilanswer
 

Je pense qu'il y avait aussi un peu (beaucoup ?) de buzz autour...
C'est la premiére BD sur le sujet (alors que le secteur shoah et WWII affiche complet....)  , c'est fait par une femme  et c'est issu de la BD indépendante....
Bon ça reste une bonne BD (voire trés bonne) .
 
Maintenant c'est clair que Maus boxe dans une toute autre catégorie.
D'ailleurs lorsqu'on regarde ses prétendus "concurrents"  qu'il s'agisse de Gen d'hiroshima (récemment sélectionné par l'ACBD pour le prix Asie) et autres  on se rend compte que Maus est tout seul : les auteurs restent beaucoup trop factuel pour atteindre la force de Maus où le travail de mise en forme est non seulement important mais primordial.

n°536
Hugui

Messages : 2562
Où : Nantes
Age : 53
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 16-06-2007 Ã  18:02:10  profilanswer
 

Je viens d'avoir la chance de voir le film Persépolis en avant-première grace à mon libraire Story-bd à Nantes.
C'est l'histoire de Marjane qui doit se construire malgré l'intégrisme et la guerre, et trouver sa voie dans l'occident futile.
C'est très fort et merveilleusement racontée.
Ce film est un véritable bijou d'humour et d'émotion. Allez-y sans hésiter, c'est encore mieux que la bd.
Réellement indispensable !  
Acheté l'intégrale avec ex-libris spécial première, malheureusement pas de dédicace, trop de monde.
 
La discussion avec l'auteur après le film est difficile car la salle était très émue, et on était dans l'ambiance du film.
Mais Marjane Satrapi est à l'image de son oeuvre, simple et drôle.
 
Pour répondre en partie aux polémiques ci-dessus, elle ne se prend pas le chou, elle, et ne prétend pas faire passer d'autres messages que celui de la dignité et de la résistance aux cons ! Apparemment, il y a encore du boulot !
Elle raconte simplement son histoire avec sa subjectivité et son vécu, ne prétend pas tout savoir ni détenir une vérité universelle.
Elle réussit à se construire à travers son oeuvre, et si au passage elle nous émeut et nous interpelle, bravo et merci !


---------------
Les bavards se cachent derrière leur bavardage
n°537
Daria2

Messages : 21
Où : Lille
Age : 0
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 17-06-2007 Ã  02:27:53  profilanswer
 

bonjour Hugui, alors pour vous, persépolis es-il un témoignage personnel sans prétention, ou une oeuvre politique de résistance (aux cons) ?

n°538
le moine
La France qui se couche tard
Messages : 2338
Où : Paris
Age : 31
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 17-06-2007 Ã  02:34:42  profilanswer
 

Toujours le troll ignoreras.   [:xuunam:7]

n°539
xuunam
collectionneur de coudes
Messages : 21604
Où : ...sur Terre en yvelines
Age : 3
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 17-06-2007 Ã  10:01:43  profilanswer
 

En tous cas la façon que tu as d'en parler me donne très envie d'aller le voir... en plus j'adore les anim' et le N/B

n°540
paul kemp
Ailier gauche
Messages : 2269
Où : Nancy
Age : 29
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 17-06-2007 Ã  12:09:15  profilanswer
 

ghinzdra a écrit :

Blankets est effectivement clairement au dessus de Persepolis selon moi
pour au moins 2 raisons  


Moi ça me scie que l'on puisse comparer Persepolis à Blankets. Comparer un exil et une histoire d'amour.  :confused: Il n'y a absolument aucun rapport.  
Dans le même ordre d'idée saugrenue, j'ai trouvé "le journal d'Anne Frank" plus touchant que "Miette" de Loanna.
Sinon:

ghinzdra a écrit :

C'est le premier amour qui est miévre pas Blankets.


Rien ne peut justifier une métaphore amour/hiver, même Alexandre Jardin n'ose plus utiliser ce procédé. Ensuite, Craig Thompson a aussi pondu "Un américain en ballade" qui est le truc le plus cul-cul la praline que j'ai pu lire, pire que les téléfilms de début d'après midi de M6 qui se passent immanquablement dans des ranchs. Donc dire que c'est juste le sujet qui pousse à la miévrerie j'ai du mal à l'avaler.
 
Sinon les deux histoires bien que peu comparables sont pas mal, mais quitte à choisir je préfère que ce soit Baudoin qui me parle d'amour et d'exil.


Message édité par paul kemp le 17-06-2007 Ã  19:30:18
n°541
Hugui

Messages : 2562
Où : Nantes
Age : 53
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 17-06-2007 Ã  20:36:32  profilanswer
 

Daria2 a écrit :

bonjour Hugui, alors pour vous, persépolis es-il un témoignage personnel sans prétention, ou une oeuvre politique de résistance (aux cons) ?


 
Marjane est comme nous, pleine de contradictions et influencée par son milieu (bourgeoise et de gauche), donc subjective. Mais elle est sincère et sans prétention, mais tout message est forcément politique, de la à dire qu'elle est instrumentalisée !
 
 

le moine a écrit :

Toujours le troll ignoreras.   [:xuunam:7]


 
Il est clair qu'au vu de son site, Daria est pro-shah, que je renvoie dos à dos avec les mollahs.
Des réponses très pertinentes ayant été apporté à Daria ci-dessus, je n'ai rien à rajouter d'intelligent, donc je me rallie à Le Moine, et j'ignorerai dorénavant le troll !
 

xuunam a écrit :

En tous cas la façon que tu as d'en parler me donne très envie d'aller le voir... en plus j'adore les anim' et le N/B


 
 :ok: La seule vérité, c'est l'oeuvre ! C'est vrai que l'animation est géniale, le gris et le noir et blanc très maîtrisé (Marjane explique très bien que le N&B intégral de la bd est impossible en animation)
La bd est super, le film est génial, plus percutant, plus animé (lapalissade !), plus émouvant. C'est une oeuvre à part entière, à découvrir absolument.
 
 
 
 


---------------
Les bavards se cachent derrière leur bavardage
n°542
thyuig

Messages : 8110
Où : Bordeaux
Age : 30
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 17-06-2007 Ã  21:10:45  profilanswer
 

paul kemp a écrit :

Moi ça me scie que l'on puisse comparer Persepolis à Blankets. Comparer un exil et une histoire d'amour.  :confused: Il n'y a absolument aucun rapport.  
Dans le même ordre d'idée saugrenue, j'ai trouvé "le journal d'Anne Frank" plus touchant que "Miette" de Loanna.
Sinon:
 
Rien ne peut justifier une métaphore amour/hiver, même Alexandre Jardin n'ose plus utiliser ce procédé. Ensuite, Craig Thompson a aussi pondu "Un américain en ballade" qui est le truc le plus cul-cul la praline que j'ai pu lire, pire que les téléfilms de début d'après midi de M6 qui se passent immanquablement dans des ranchs. Donc dire que c'est juste le sujet qui pousse à la miévrerie j'ai du mal à l'avaler.
 
Sinon les deux histoires bien que peu comparables sont pas mal, mais quitte à choisir je préfère que ce soit Baudoin qui me parle d'amour et d'exil.


 
Paul Kemp est grand, moins que dieu, mais plus que le mollah Omar certainement.


Message édité par thyuig le 17-06-2007 Ã  21:10:59

---------------
http://a-propos-de-rien.blogspot.com/
n°543
eky

Messages : 771
Où : Saint Gratien (95)
Age : 31
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 18-06-2007 Ã  09:33:37  profilanswer
 

j'ai un peu l'impression aussi que pour une histoire comme celle ci l'animation est un meilleur vecteur.
Il y a le son en plus et la musique est un élément important pour marjane et le récit.
Du coup l'émotion passe mieux.
 
C'est assez étrange d'ailleurs il y a des BD dont j'ai l'impression d'entendre quelque chose à la lecture (je ne sais pas trop comment l'exprimer) et d'autres rien du tout, comme si l'univers couché sur papier a été pensé sans aucune ambiance sonore.
 
 
Enfin pour revenir à la comparaison blankets et autres, les différentes constructions autobio sont interessantes.
Comparer les sujets en eux même qu'ont les trouvent mievre ou non, engagés ou pas ne veut pas dire grand chose en effet.


Message édité par eky le 18-06-2007 Ã  09:34:26
n°544
ghinzdra

Messages : 2320
Où :
Age : 0
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 18-06-2007 Ã  11:08:26  profilanswer
 

paul kemp a écrit :

Moi ça me scie que l'on puisse comparer Persepolis à Blankets. Comparer un exil et une histoire d'amour.  :confused: Il n'y a absolument aucun rapport.  
Dans le même ordre d'idée saugrenue, j'ai trouvé "le journal d'Anne Frank" plus touchant que "Miette" de Loanna.
Sinon:
 
Rien ne peut justifier une métaphore amour/hiver, même Alexandre Jardin n'ose plus utiliser ce procédé. Ensuite, Craig Thompson a aussi pondu "Un américain en ballade" qui est le truc le plus cul-cul la praline que j'ai pu lire, pire que les téléfilms de début d'après midi de M6 qui se passent immanquablement dans des ranchs. Donc dire que c'est juste le sujet qui pousse à la miévrerie j'ai du mal à l'avaler.
 
Sinon les deux histoires bien que peu comparables sont pas mal, mais quitte à choisir je préfère que ce soit Baudoin qui me parle d'amour et d'exil.


 
t'es un gros malin toi hein ? :mrgreen:  
la comparaison portait seulement sur la mise en scéne d'une autobiographie... J'avais précisement évacué le débat politique .Mon point portait seulement sur l'aspect trés fleur de peau , trés premier degré du récit   loin du caractére TRES travaillé des deux auto biographies que j'avais cité et comment elles arrivaient à dépasser ce statut.Je ne peux qu'humblement t'inviter à relire la discussion.
 
Ensuite sur Blankets lui même et le plus rapidement possible
tu suggéres quoi ? il vient du michigan et raina vit encore plus dans le nord du michagan mais pour éviter de tomber dans le "cliché" on va mettre une plage de Miami ? :mrgreen:  

Citation :


wikipedia :  
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michigan#G.C3.A9ographie
les hivers sont froids avec beaucoup de neige, particulièrement dans le nord de l'état et sur la rive de lac Michigan. Les forêts (pins, érables, hêtres, chênes) couvrent près de la moitié du territoire du Michigan.


 
ensuite il me semble bien n'avoir parlé que de blankets : un américain à paris et la plaintivité permanente de thompson ne mérite aucune attention.... Simplement de la même maniére que bronson avait le rôle de sa vie dans "il était une fois dans l'ouest " ou lee marvin dans "les 12 salopards"   thompson est pile dans le ton pour ce récit trés précis : ce qui est acceptable à l'adolescence ne l'est pas nécessairement à l'age adulte (un américain à paris) .  
S'il excelle dans ce registre et qu'il y a un rôle pile poil pour lui  est ce que pour autant l'oeuvre qui en résulte est moins bonne ?  
Tiens d'ailleurs c'est bizarre les plus grands noms de la BD(moore, gailman,eisner,...)  se sont commis en célébrant la puissance expressive de l'oeuvre  et n'ont pas eu un mot pour un américain à paris  mais bon à part ça  blankets est seulement miévre ... Emile Bernard ?  
Pourrais tu envisager l'espace d'un moment qu'un artiste n'ait pas une personnalité assez riche pour écrire grand chose d'intéressant mais arrive sur une oeuvre trés précise à faire parfaitement la seule chose qu'il sait faire?


Message édité par ghinzdra le 18-06-2007 Ã  11:09:49
n°545
le moine
La France qui se couche tard
Messages : 2338
Où : Paris
Age : 31
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 18-06-2007 Ã  11:59:19  profilanswer
 

ghinzdra a écrit :

t'es un gros malin toi hein ? :mrgreen:


 
Ouhla, là vous commencez à vous engueuler pour un truc qui n'en vaut vraiment pas la peine (c'est la magie des forums, ça)
 

Citation :

ensuite il me semble bien n'avoir parlé que de blankets : un américain à paris et la plaintivité permanente de thompson ne mérite aucune attention....

 
Ben, parle pour toi ! Personnellement, j'ai préféré un Américain en ballade (puisque c'est de ça que tu parles et non de la célèbre comédie musicale) à Blankets... Et quand tu parles de la "plaintivité" de Thompson, tu parles plus du fond que de la forme (ce que l'on reproche justement à Blankets).
 

Citation :

S'il excelle dans ce registre et qu'il y a un rôle pile poil pour lui  est ce que pour autant l'oeuvre qui en résulte est moins bonne ?


On ne dit pas ça, on dit juste qu'on a moins aimé Blankets que Persepolis, qu'on a trouvé ça mièvre, cucu la praline, et que ça influe sur notre jugement (comme le côté plaintif a pu influer sur ton jugement d'un Américain en ballade)

Citation :

Tiens d'ailleurs c'est bizarre les plus grands noms de la BD(moore, gailman,eisner,...)  se sont commis en célébrant la puissance expressive de l'oeuvre  et n'ont pas eu un mot pour un américain à paris  mais bon à part ça  blankets est seulement miévre ... Emile Bernard ?

 
Rhoooooooooooooooooooooo !!! Le sale argument !   :no: (et la vile agression)  
 

n°546
ghinzdra

Messages : 2320
Où :
Age : 0
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 18-06-2007 Ã  12:24:09  profilanswer
 

Mais c'est aussi le coté miévre que je récuse!
 
Je défends avant tout la forme de blankets ...
Mais ça ne veut pas dire que je ne défends pas le fond :  
un premier amour c'est  
-arbitraire(pourquoi lui et pas un autre:craig et raina ont le béguin comme ça la premiére fois qu'il se voit dans leur camp) ,  
-absolu (ça parle mariage,enfants,suicide sans l'être cher, grandes questions sur la vie  en général) ,
- hésitant (comment lui faire sentir que je l'aime je n'y connais rien :craig passe son temps à vouloir et culpabiliser , à hésiter et regretter ) ,  
-inégal (y en a toujours un des deux qui aime plus que l'autre :craig vit un amour à sens unique sur la fin alors que pour raina la page est tournée),  
-réactif ( le refuge contre la famille pesante vers cette époque)  
tout ça et bien plus encore... Le premier amour a tout le charme et les dangers de l'arc en ciel : il est tout aussi inexpliqué en apparence  et tout aussi magique mais il n'y a que les fous et les dodos  qui croient vraiment qu'ils vont trouver un trésor à ses pieds.
C'est un éveil à la magie du monde.
 
Tous ces aspects , parfois ridicules , souvent touchant lorsqu'on a connu une vraie premiére histoire , sont bien rendus dans blankets.  Il ne pouvait pas faire sortir une relation epistolaire XVIII  ou un amour rageur façon un tramwney nommé désir à des ados à peine pubéres !
on n'aime pas de la même maniére à 16 ans qu'à 25 sans même parler d'un quinqua...
Peut être que y a 3 bédoins qui peuvent relater la larme à l'oeil  la profondeur de leur 1ere relation mais ça ne suffit pas pour fonder le genre.... J'ai vu suffisemment de mes amis choisir leur témoin de mariage pour leur "petite fiancée"   et se prêter des serments d'amour absolu pour savoir que c'est une représentation relativement fidéle de la réalité. Je dirais même que si tous les ados avaient la chance de vivre quelque chose  d'aussi naif  Ã§a serait pas un mal.  A cet age on a tout le temps de découvrir les vrais problèmes de l'amour.
 
Quand au "sale argument" il consiste juste à pointer le fait que des auteurs d'une rare complexité comme moore donc , n'ont à aucun moment relever la miévrerie .Parce qu'ils savent quand est ce que c'est de la miévrerie ou plus simplement de la naiveté  .Et que précisement l'absence du moindre  commentaire sur un américain en ballade (merci au passage  de signaler la  coquille  :wink:  :mrgreen:  )n'est qu'un des indicateurs que le ton de thompson adéquat à un récit sur l'adolescence ne l'était pas pour un jeune adulte : là pour le coup ça devenait miévre.  La naiveté n'est pas à proscrire en matiére d'art : tout dépend du sujet traité !
 
Avec vous la belle au dois dormant serait shooté au crack , calvin verrait hobbes comme un tigre en peluche , .... Blankets est apprécié pour sa naiveté  Ã  la façon d'un Douanier Rousseau ... Si tu ne comprends pas la valeur de la naiveté dans l'art je n'y peux rien . C'est une question de sensibilité .
 
Et ne mélange pas tout : Emile Bernard est accolé à ma derniére phrase : à savoir le fait qu'un artiste peut arriver une fois à résumer parfaitement quelque chose en employant tout son talent puis ensuite n'avoir plus rien à dire (cf le rôle d'emile bernard dans l'eveil artistique de gauguin et le fait qu'aprés quelques tableaux intéressant  il est devenu trés académique.)


Message édité par ghinzdra le 18-06-2007 Ã  16:29:30
n°547
le moine
La France qui se couche tard
Messages : 2338
Où : Paris
Age : 31
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 19-06-2007 Ã  01:29:01  profilanswer
 

ghinzdra a écrit :


Quand au "sale argument" il consiste juste à pointer le fait que des auteurs d'une rare complexité comme moore donc , n'ont à aucun moment relever la miévrerie .Parce qu'ils savent quand est ce que c'est de la miévrerie ou plus simplement de la naiveté  .Et que précisement l'absence du moindre  commentaire sur un américain en ballade (merci au passage  de signaler la  coquille  :wink:  :mrgreen:  )n'est qu'un des indicateurs que le ton de thompson adéquat à un récit sur l'adolescence ne l'était pas pour un jeune adulte : là pour le coup ça devenait miévre.  La naiveté n'est pas à proscrire en matiére d'art : tout dépend du sujet traité !
 
Avec vous la belle au dois dormant serait shooté au crack , calvin verrait hobbes comme un tigre en peluche , .... Blankets est apprécié pour sa naiveté  Ã  la façon d'un Douanier Rousseau ... Si tu ne comprends pas la valeur de la naiveté dans l'art je n'y peux rien . C'est une question de sensibilité .


Mais non, mais non, du calme...
C'est juste que tant mieux pour eux si ces auteurs ont adoré Blankets, je n'en trouve pas moins ça mièvre... Je ne vais pas revoir mon sentiment par rapport à ce qu'ils pensent, eux.
En revanche, je suis beaucoup plus sensible à ton argumentation sur les amours adolescentes et je vais sûrement me le relire avec ce point de vue (en m'attachant à la forme sans me répéter "mais que c'est cucu !" à chaque page  :mrgreen: ).  
Au final, je pense que je trouverai toujours que le fond de Persepolis est plus intéressant que celui de Blankets, mais ça me permettra peut-être de mieux apprécier ce dernier ouvrage.

n°548
joachim13

Messages : 1439
Où : enghien les bains
Age : 18
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 21-06-2007 Ã  21:19:08  profilanswer
 

j'ai vu le film en avant premiere hier soir, franchement c'est du tout bon, meme un copain assez reticent au depart l'a beaucoup apprecié, c'est drole, intelligent et tres humain. je recommande vivement :smile:

n°549
paul kemp
Ailier gauche
Messages : 2269
Où : Nancy
Age : 29
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 23-06-2007 Ã  17:58:41  profilanswer
 

ghinzdra a écrit :

t'es un gros malin toi hein ? :mrgreen:  
la comparaison portait seulement sur la mise en scéne d'une autobiographie... J'avais précisement évacué le débat politique ..


Gros, non, malin je sais pas, homme de goût, certainement. [:paul kemp]  

ghinzdra a écrit :


la comparaison portait seulement sur la mise en scéne d'une autobiographie... J'avais précisement évacué le débat politique ...
Mon point portait seulement sur l'aspect trés fleur de peau , trés premier degré du récit   loin du caractére TRES travaillé des deux auto biographies que j'avais cité et comment elles arrivaient à dépasser ce statut.Je ne peux qu'humblement t'inviter à relire la discussion
Ensuite sur Blankets lui même et le plus rapidement possible
tu suggéres quoi ? il vient du michigan et raina vit encore plus dans le nord du michagan mais pour éviter de tomber dans le "cliché" on va mettre une plage de Miami ? :mrgreen:  

Citation :


wikipedia :  
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michigan#G.C3.A9ographie
les hivers sont froids avec beaucoup de neige, particulièrement dans le nord de l'état et sur la rive de lac Michigan. Les forêts (pins, érables, hêtres, chênes) couvrent près de la moitié du territoire du Michigan.


 
ensuite il me semble bien n'avoir parlé que de blankets : un américain à paris et la plaintivité permanente de thompson ne mérite aucune attention.... Simplement de la même maniére que bronson avait le rôle de sa vie dans "il était une fois dans l'ouest " ou lee marvin dans "les 12 salopards"   thompson est pile dans le ton pour ce récit trés précis : ce qui est acceptable à l'adolescence ne l'est pas nécessairement à l'age adulte (un américain à paris) .  
S'il excelle dans ce registre et qu'il y a un rôle pile poil pour lui  est ce que pour autant l'oeuvre qui en résulte est moins bonne ?  
Tiens d'ailleurs c'est bizarre les plus grands noms de la BD(moore, gailman,eisner,...)  se sont commis en célébrant la puissance expressive de l'oeuvre  et n'ont pas eu un mot pour un américain à paris  mais bon à part ça  blankets est seulement miévre ... Emile Bernard ?  
Pourrais tu envisager l'espace d'un moment qu'un artiste n'ait pas une personnalité assez riche pour écrire grand chose d'intéressant mais arrive sur une oeuvre trés précise à faire parfaitement la seule chose qu'il sait faire?


Tu le vends très mal ton Blankets et j'ai toujours eu horreur des argumentations par "nom" interposé. J'en ai pas grand chose à faire de ce que pense Eisner, on a absolument rien en commun.
C'est pas parce que c'est l'hiver 6 mois par an que tu dois faire un parallèle amour/enneigement (avec tempête de neige, point culminant de la relation et dégel/rupture, je précise parce que je ne suis pas sûr que tu ais compris de quoi je parle). C'est délibéré, ridicule et too much. Perso, ça me gâche la lecture.
Quand à ta dernière phrase, bien sûr je ne suis absolument pas d'accord. Comment on peut dire un truc pareil? Le mec à la trentaine et ne va plus évoluer? En plus Chunky Rice est très bien...

n°550
siegfried
Beuuuuuaaarrrhhhhhhh
Messages : 1978
Où : ANGERS
Age : 34
Son top Séries
Son top Albums
Sa liste d'achat
Posté le 23-06-2007 Ã  19:01:49  profilanswer
 

Daria2... franchement tu n'as pas l'air de comprendre l'effet qu'a persepolis sur les gens.
 
Pour moi et ceux que je connais, voilà ce qu'on ce dit.
L'iran était un pays merveuilleux, avec beaucoup de gens bien et un chah pas cool mais bon ca pouvvait etre pire puis ce fut pire, et la révolution islamiste à tout détruit.
On se sent solidaire du peuple iranien qui souffre une fois ces livres lus
N'a-t-elle pas alors réussi à faire passer le message que les iraniens "résistants" n'arrivent pas à faire passer ?
Moi je ressents un appel au secour dans ce film, ces BD.
Marjane ne s'attarde pas sur des choses qu'elle n'a pas connue, elle parle de elle et de ce qu'elle a ressenti à l'époque... elle nous éveille aux problèmes actuel de ce pays ( les mollahs).
 
Moi pauvre petit ignorant je savais que ce pays c'était pas joli joli (la charia et tout ça...) actuellement, mais je n'avait aucune idée de comment ça pouvait être avant et que des gens essaient de vivrent une vie "normale" (pour moi) là-bas.
 
Son message je le trouve extrémement neutre.
 
En tout cas je trouve que ca donne envie de combattre des "dictatures" (remarquez les guillemets) ignobles comme celles des mollah, j'espère que nos dirigeants lisent ce genre d'ouvrage ou iront voir le film.
 

Citation :

Marjane ne parle jamais des lapidations qui ont lieu en Iran, du port du voile, le mariage imposé aux fillettes de 9 ans , les amputations d emain des voleurs . Son but est de montrer aux occidentaux qu'en Iran, il est possible de bien vivre sous les mollahs, que malgré la censure, les femmes s'émancipent.


 
Franchement, autant de mauvaise foi ne servira pas ta cause ;)
Au contraire on voit clairement dans persepolis que les femmes ne sont pas du tout émancipées et qu'elles sont forcées de porter le voile... Tu n'as même pas lue la BD que tu combats. Peut-être devrais-tu ne pas écouter ce que les gens te dise et te forger un peu plus une opinion par toi-même.
 
Elle parle par exemple des femmes qu'on force à se marier avec un gardien de la révolution, pour les dépuceller et ensuite pour les tuer car elles ne sont plus vierge.
Elle ne va quand même pas faire un catalogue de toutes les attrocitées en Iran !!! Elle fait un portrait de ce qu'elle a vécu elle, pas un récit sur l'histoire de l'Iran détaillé et précis.
 
Il y a des images fortes, ou on voit que la ville n'est quelque part plus qu'un charnier.
 

Citation :

ses grand-parents étaient marchands de tissus - infos de mon copain qui est né dans la même ville et à l'époque le roi n'épousait pas des commerçantes


On m'a dit que .... j'ai entendu dire que....
 
Des preuves de quoi que ce soit ? :)
 
Tous les liens que tu as laissés sont "à charge". Je te rappelle que dans notre pays démocrate, on à le droit à un procès "équitable" et de se défendre.
 
Facile d'accuser, de voir les mauvais cotés et de ne pas relever les bons points.
 
Maintenant si tu as lu ce que j'ai raconté plus haut, tu verras que les livres de marjanes ont touché du monde, et que ces gens s'inquiète vraiment pour l'Iran et leurs habitants.


Message édité par siegfried le 23-06-2007 Ã  20:09:19