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Ogrest - De l'amour naîtra le chaos

09/07/2014 25 planches

Bandes dessinées, artbook, magazines, jeux vidéo... Les éditions Ankama ont créé avec Krosmoz un univers tentaculaire aux multiples ramifications. Présent depuis 2008 sur différents projets, notamment au character design de l'animé Wafku, Mig réalise avec Ogrest sa première série dont le personnage principal met fin à l'époque Dofus. Vous n'avez pas tout suivi ? Le dessinateur du Petit livre oublié sur le banc et du Messager se charge d'éclaircir tout ça.

PREVIEW ET DOCUMENTS


INTERVIEW DE MIG

Où se situe Ogrest dans l’univers du Krosmoz ? Peut-il être lu de façon indépendante ?

Le récit d’Ogrest se situe exactement entre les deux univers développés par Ankama, Dofus et Wakfu. Ce personnage est un point de rupture dans la mythologie du Krosmoz. Le chaos qu’il déclenche met fin à l’époque Dofus pour laisser place à l’ère Wakfu. C’est un peu comme notre calendrier avec « l’an zéro » marquant la naissance (erronée) du Christ. Sauf qu’Ogrest n’est pas Messie, ni footballeur d’ailleurs ! (-oui, je sais c’est nul-) Je voulais parler de ce personnage, de ses relations avec sa famille, son entourage. Les adeptes de l’univers y retrouveront beaucoup de détails, de personnages et de lieux bien connus. Et les néophytes pourront découvrir cet univers sans l’impression d’entrer dans un club fermé composé uniquement d’initiés de longue date.

Un petit être vert qui devient très dangereux dès qu’il s’énerve ou se sent en danger. Existe-t-il une filiation avec le célèbre héros de chez Marvel ? (sourire)

Il doit sûrement y avoir un clin d’œil quand il a été créé, il y a pas mal de références aux univers des supers héros dans Dofus et Wakfu. Il y a peut-être même du Géant Vert ! Les contes mythologiques, le cinéma, les BD sont également des sources d’inspirations dans un MMORPG. Mais cela s’arrête souvent à un aspect esthétique, à un jeu de mot sur le nom…etc. En tout cas, je n’ai pas écrit l’histoire d’Ogrest avec celles de Hulk en tête. Il n’a aucun problème avec ses vêtements arrachés, d’ailleurs, ce qui est beaucoup plus pratique ! (tiens, je pourrais réfléchir à un clin d’œil dans les prochains tome ! – sourire-).

Quelles sont les contraintes d’intégrer un univers déjà existant ? Au niveau du scénario, du dessin ?
 

Les contraintes sont établies par l’Époque, le Genre et tout ce qui a pu être écrit avant. Comme pour beaucoup d’univers (Star Wars, Marvel, D.C… ), il y a un temps d’adaptation pour bien intégrer le « background », et surtout bien comprendre le ton employé, l’esprit « Ankama » et « Dofus ». Le fait d’avoir longtemps travaillé sur différentes licences (Astérix, Lucky Luke pour les produits dérivés ; Winnie l’ourson, Pingu, Babar pour l’édition et la BD) m’a permis de savoir comment aborder rapidement un nouvel univers. Je travaille en collaboration avec l’éditrice Elise Storme, qui gère un bon nombre de titres chez Ankama éditions, et notamment les BD et manga du « Krosmoz ». Elle a une vision d’ensemble et me sert très souvent de garde-fou. J’ai écrit Ogrest en la consultant très régulièrement, en lui faisant part de toutes mes idées. Cela me permet de tester le développement de mes personnages, de mes gags et de mes intrigues. J’ai exposé les premières versions de mon histoire à Tot. Comme il a toujours un milliard d’idées en tête et autant de projets en cours, c’est très important pour moi de connaitre toutes les affiliations possibles entre les titres. Nous avons beaucoup discuté des personnages, de leur devenir, de leurs envies. Les deux m’ont apporté des idées me permettant de débloquer certains passages biscornus. Il est important de souligner que, contrairement à bon nombre de licences, le dessinateur amène son point de vue et son interprétation de l’univers chez Ankama. J’ai pu travailler dans un style plus personnel que dans mes premières séries. Et comme j’y travaille depuis plus de 6 ans, j’ai eu le temps de bien m’imprégner. L’univers mis en place m’a servi de prétexte pour écrire des choses plus personnelles, que j’avais envie de raconter et de partager.

Certains personnages ont-ils été créés spécialement pour Ogrest ou existaient-ils déjà tous par ailleurs ? 

Il y a une grande quantité de personnages nouveaux. C’est toujours plus intéressant car ils peuvent découvrir les choses en même temps que le lecteur, cela me permet de leur offrir une main tendue dans cet univers. Et moi, je peux apporter mes propres protagonistes. On retrouve aussi les personnages clé de la légende d’Ogrest. Cette légende existe mais il y a plusieurs variantes, plusieurs dénouements. Toutes les versions se concluent sur la constatation que personne ne connait la vérité puisqu’il n’y a pas de témoin. Je dois dire que ça m’arrangeait beaucoup !

Travailler sur un manga alors que la majorité de vos albums, notamment chez Bamboo, est plutôt influencée par le franco-belge, n’est-ce pas trop difficile ?

Pas vraiment, j’ai toujours aimé multiplier les expériences graphiques et narratives. Après mes deux séries chez Grand Angle, j’ai fait beaucoup d’histoires courtes dans des collectifs, le magazine S & V junior, le collectif JukeBox (édition Vanille Goudron) ainsi que chez Ankama et d’autres maisons d’éditions. Je testais les formats, les techniques et les styles. J’ai déjà eu l’occasion de travailler le manga avec le volume 7 de la collection Dofus Monster : Zatoïshwan. Mais j’avoue que le plus difficile, c’est de revenir au format 46 pages ! 

Vos techniques de dessin changent-elles quand vous passez d’un album comme Le petit livre oublié sur un banc à Ogrest ? 


J’ai travaillé sur « le petit livre» avec mon instrument préféré : le pinceau. J’ai allégé mon encrage en éliminant les masses de noir pour laisser de la place aux couleurs lumineuses de Delphine. J’ai effectué un tas d’études sur les expressions corporelles et faciales, afin de jouer pleinement les émotions de Camélia et de son entourage. Tout ceci m’a beaucoup apporté et a influencé mon travail sur Ogrest. Au niveau technique, j’avais commencé les planches avec différents feutres noirs, mais je n’étais pas satisfait du résultat. Je suis revenu à la plume et au pinceau (depuis le temps que je les utilise, je suis plus instinctif et plus rapide !). Le fait de mettre en image mon propre scénario me permet d’agir à tout moment pour modifier des choses, que ce soit un dialogue, un cadrage ou le nombre de pages. C’est une expérience plus personnelle, puisque je suis sur tous les fronts.

Quatre assistants trames, deux pour la maquette… Que vous apporte le travail en équipe ?

En fait, toutes ces personnes m’ont aidé pour le bouclage de fin qui n’en finissait plus. Si je ne les avais pas eues, je ne sais pas dans quel état je serais à l’heure actuelle ! Car je travaille seul sur cette série. Le manga en France ne bénéficie pas de la structure du Japon. (Les tirages là-bas sont monstrueux et les assistants formés et prêts à s’adapter sur tous les projets sont légions). Je travaillais comme un fou, de 9h à 2/3h du matin sur les deux derniers mois, avec très peu de pauses, pendant une longue période. Même comme ça, je n’arrivais pas à faire tout ce que je voulais dans une journée. Je tenais absolument à sortir le tome 1 pour la Japan Expo. Cette forme de récit se démocratise de plus en plus en France, et à l’image des studios que nous pouvions trouver dans la BD Franco-Belge, il n’est pas impossible qu’un jour on en trouve pour le manga, avec des assistants qui pourraient se former auprès des auteurs.

En combien de tomes est prévue Ogrest ? À quel rythme de parution ?

L’histoire d’Ogrest va se dérouler sur cinq tomes. Le tome 2 est prévu pour mars 2015, et j’espère boucler les cinq volumes d’ici 2016. Je tiens absolument à ne pas faire trainer le lecteur pendant trop longtemps.

Avez-vous d’autres projets BD dans l’univers du Krosmoz ?


J’ai toujours des idées en vrac que j’ai pu soit écrire, soit poser sous forme de croquis. Nous avançons aussi en fonction de l’évolution du jeu et des animés, ainsi que des discussions avec Elise. J’ai dans mes tiroirs un épisode de Goultard, autre personnage charismatique de l’univers de Dofus, sorte de Conan le Barbare à la sauce Ankama. Pour l’instant je ne sais pas quand ni comment je pourrais caler cela, mais j’ai quelques recherches qui m’ont donné envie d’en faire plus !

Vous travaillez chez Ankama depuis 2008. Quels sont vos autres rôles ?

J’ai commencé chez Ankama animation au Character design sur la saison 1 de l’animé Wakfu. J’ai enchainé sur le Layout BG (le dessin des décors en crayonné avec placement des FX et personnages) où j’ai dirigé mon équipe sur la saison 1. Ensuite, je suis parti dans la section édition en 2010 pour dessiner avec Toshy (alias SATURAX au scénar et à la couleur) les deux tomes de Shak Shaka. En 2011, j’ai dessiné Zatoïshwan, puis je suis retourné en animation pour travailler sur Kerubim. Je suis revenu à l’édition courant 2012 pour développer de nouveaux projets, dont Ogrest et Goultard, ainsi que des BD en gag pour animer les magazines, soit en faisant dessin et scénario, soit en travaillant avec d’autres dessinateurs. Entre deux, j’ai participé à une foule de projets pour d’autres secteurs.

« Une année 2014 très importante avec quelques surprises », peut-on lire sur votre blog. Peut-on en avoir un avant-goût ? (sourire)

La première surprise c’est que je suis encore en vie, vu le rythme de travail que j’ai depuis l’année dernière. Depuis le début d’année, il y a eu la sortie du tome 1 du Petit livre oublié sur un banc avec Jim au scénario (éd. Bamboo, collec. Grand Angle). J’ai réalisé un album avec Toshy pour la ville de Marles les mines (scénar/dessin : Toshy – encrage : Mig – couleur : Aurélia et Mig) avec une très chouette histoire. Je dois préparer une histoire pour le Jukebox n°5, et je participe à un collectif dirigé par Baloo. Tome 2 d’Ogrest en cours, ainsi que le tome 2 du "petit livre". Je dois préparer aussi un sketchbook avec Comixburo. Et après cela, je vais travailler sur l’adaptation d’un roman avec l’Auteur, mais je ne sais pas si je peux donner le nom pour l’instant. Je peux juste dire que son dernier livre s’appelle Puzzle. (sourire)

Propos recueillis par Laurent Gianati



Informations sur l'album

Ogrest
1. Tome 1

  • Currently 4.40/10
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6

Note: 4.4/5 (5 votes)

  • Mig
  • <N&B>
  • 07/2014 (Parution le 11/07/2014)
  • Ankama Éditions
  • 978-2-359-10473-8
  • 178