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Le chant d'Excalibur 5. Ys la magnifique

17/09/2007 6280 visiteurs 7.0/10 (1 note)

E n plein Moyen-Âge, le grand Merlin est libéré. Il découvre qu'autour de lui, la situation a beaucoup changé. Les hommes de l'An Mille ne s'intéressent plus à la magie et partout les chapelles des chrétiens remplacent les antiques dolmens. Le petit peuple des fées se meurt, les dragons ont presque disparu. Avec l'aide de quelques pintes de bière et de la jeune Gwyned, descendante de Galahad, à qui il confie la fabuleuse épée Excalibur, Merlin va chercher à sauver un monde de magie et d'enchantements peu à peu détruit par les nouvelles croyances.

Après avoir combattu le descendant de Mordred en Irlande, s’être échappé des geôles papales de Rome et avoir traversé non sans risques les Alpes, Merlin & Gwyned arrivent en vue de la ville d’Ys, en pleine Bretagne. C'est au coeur de cette mythique cité qu'ils vont se trouver confrontés à un terrible complot…

Prenant pour cadre la légende bretonne de la fabuleuse citée d’Ys, les auteurs prennent un malin plaisir à détourner le récit original pour en faire une aventure nettement plus portée sur la comédie que sur la tragédie (et le religieux). Quoique manquant parfois de subtilité, l’humour, après quatre ans, est toujours au rendez-vous. Ainsi, le vieux Merlin est fidèle à lui-même (c.-à-d. sale, buveur et vicieux) et est source de nombreuses situations comiques. On appréciera également le retour des gags récurrents de la série (comme celui sur la virginité de Gwynned) ainsi que la référence à un dialogue célèbre d’André Audiart. Sans pour autant susciter l’hilarité générale, les nombreuses scènes burlesques, mêlées à une action assez nerveuse, font de cet album un récit sympathique et dynamique à la fois. Finalement, le seul reproche que l’on peut faire au scénario, c’est le manque de lien avec l’intrigue générale, même si certains éléments à la fin de l’histoire peuvent faire penser que les auteurs savent où ils vont.

Après quatre ans, le dessin de Hubsch a évidemment fortement évolué. Par rapport aux albums précédents, le trait s’est affiné, rendant l’action (et donc les gags) beaucoup plus fluides. Les décors, par exemple, profitent largement de cette évolution, ceux-ci devenant beaucoup plus impressionnants et chatoyants. Néanmoins, ce changement provoque également un trop gros lissage des visages, surtout en ce qui concerne Merlin et Gwyned : ces derniers perdent beaucoup de leur expressivité, ce qui était une des grandes qualités de la série.

Si le dessin a désormais perdu un peu de de son penchant pour la caricature, Ys, la Magnifique n’en reste pas moins un bon récit, alliant avec justesse légendes celtiques, comédie déjantée, et aventure d’heroic-fantaisy. Un soulagement après une si longue absence…

Par A. Legrain
Moyenne des chroniqueurs
7.0

Informations sur l'album

Le chant d'Excalibur
5. Ys la magnifique

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